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Chute de Bachar el-Assad: un "complot russo-turc"???

   

 

 

 

 

            Dans l’une de ses vidéos récentes, https://youtu.be/3vO9DKAdQto , par ailleurs assez « instructive », dans le même ordre de « relecture » possible que celle de Gilles Kepel, le chroniqueur Alexandre Del Valle évoque sur la fin, de manière explicite, un « deal russo-turc » aboutissant à « l’échange » des bases russes en Syrie contre un « équivalent » à Tobrouk, en Lybie, que les forces « pro-turc » dans ce pays s’engageraient donc à respecter et à entériner comme présence militaire durable.

Très intéressant mais pour l'instant il n'y a rien, même en cherchant bien, qui viennent confirmer la "conclusion" de Del Valle sur un "deal russo-turc" aboutissant à l'évacuation des bases russes vers Tobrouk.

Dans cette autre vidéo, https://youtu.be/hsL4ANjh-0c , où il aborde les mêmes sujets, avec également la question des bases russes vers la fin, il est nettement moins affirmatif sur cette question, après avoir déjà quelque peu « nuancé » l’hypothèse d’un « deal russo-turc » aussi carré que présenté dans l’autre.

Des "mouvements" sont observés sur les bases, selon différentes sources, mais rien d'aussi radical qu'avancé par Del Valle.

De plus, si les Russes n'ont plus les moyens d'une guerre intense en Syrie, bien inutile de toute façon vu la déliquescence des restes du régime Bachar, causée par Bachar lui-même, ils ont encore les moyens de "négocier" un rapport de force protégeant leurs bases, qui sont en région alaouite et qui pourrait donc bien se transformer en une "enclave protégée", façon "Idlib inversée", si l'on se souvient de l'enclave d'où est parti le "coup de force" actuel, au cas où les fantoches actuellement "vainqueurs" comme proxys des américano-sionistes et des turcs s'aviseraient de s'en approcher avec des intentions belliqueuses.

Alexandre Del Valle souligne du reste, dans la première vidéo citée, https://youtu.be/3vO9DKAdQto , le complexité de la situation ethnique et religieuse en Syrie, et la forte probabilité que le nouveau « pouvoir » soit obligé de « composer » avec les importantes minorités, notamment alaouite, dans la région où se trouvent donc les bases russes.

Sauf à recommencer une guerre civile où il serait actuellement très minoritaire, au-delà du coup de « force » actuellement « réussi » au seul gré des circonstances géopolitiques, combinées avec l’incapacité de jugement du clan Bachar.

Luniterre

 

REVUE DE PRESSE UTILE A LA SUITE >>>

 

La Russie retire ses forces militaires des lignes de front dans le nord de la Syrie et des postes situés dans les montagnes alaouites, mais elle ne quitte pas ses deux principales bases dans le pays après la chute du président Bachar el-Assad, ont déclaré quatre responsables syriens à l'agence Reuters.

Le renversement du président Assad, qui avait forgé une alliance étroite avec Moscou, tout comme son père, l'ancien président Hafez el-Assad, suscite de nombreuses questions sur l'avenir des bases russes : la base aérienne de Hmeimim à Lattaquié et la base navale de Tartous.

Des images satellitaires prises vendredi montrent ce qui semble être au moins deux Antonov AN-124, parmi les plus grands avions cargo au monde, stationnés à la base de Hmeimim, avec leurs nez ouverts, apparemment prêts à charger du matériel. Au moins un avion-cargo a décollé samedi pour la Libye, selon un responsable de la sécurité syrienne stationné à l'extérieur de la base.

« Le peuple syrien aura le dernier mot »

Des sources militaires et sécuritaires syriennes en contact avec les Russes ont indiqué que Moscou retirait ses forces des lignes de front et rapatriait certains équipements lourds, ainsi que des officiers syriens de haut rang. Cependant, ces sources ont affirmé que la Russie ne prévoyait pas de quitter ses deux bases principales pour le moment.

Par ailleurs, un officier supérieur de l'armée syrienne en contact avec l'armée russe a confié que certains équipements et officiers très haut placés étaient renvoyés à Moscou, mais que l'objectif à ce stade était de se regrouper et de se redéployer en fonction des développements sur le terrain.

Un haut responsable rebelle proche de la nouvelle administration intérimaire a fait savoir que la question de la présence militaire russe en Syrie et des accords passés entre le gouvernement Assad et Moscou n'était pas à l'ordre du jour. « Cela sera discuté lors de futures négociations, et le peuple syrien aura le dernier mot », a déclaré ce responsable, ajoutant que Moscou avait établi des canaux de communication. « Nos forces sont maintenant à proximité de la base russe à Lattaquié », a-t-il ajouté sans donner plus de détails.

Le Kremlin a annoncé que la Russie était en discussion avec les nouveaux dirigeants syriens au sujet des bases. Une source russe sous couvert d'anonymat a confirmé que des discussions étaient en cours et que la Russie ne se retirait pas de ses bases. Toutefois, il reste difficile de déterminer immédiatement comment Ahmad al-Chareh, le chef rebelle syrien de Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), également connu sous le nom d'Abou Mohammed al-Jolani, envisageait l'avenir des bases russes à long terme.

Bases stratégiques et postes d'écoute

Le président russe Vladimir Poutine, dont l'intervention en 2015 dans la guerre civile syrienne avait aidé Bachar el-Assad à rester au pouvoir malgré les appels occidentaux à son renversement, a accordé au président déchu l'asile en Russie après avoir facilité sa fuite dimanche.

Moscou soutient la Syrie depuis le début de la guerre froide et avait reconnu son indépendance en 1944, lorsque Damas cherchait à se libérer du mandat français. Pendant longtemps, l'Occident a considéré la Syrie comme un satellite de l'Union soviétique.

Les bases en Syrie sont une composante essentielle de la présence militaire mondiale de la Russie : la base navale de Tartous héberge le seul centre de réparation et de ravitaillement méditerranéen de Moscou, tandis que Hmeimim est une base stratégique majeure pour ses opérations militaires et mercenaires en Afrique.

La Russie dispose également de postes d'écoute en Syrie, gérés conjointement avec des stations syriennes de surveillance des signaux, selon des sources militaires syriennes et des renseignements occidentaux. L'installation de Tartous date de 1971, et après l'intervention russe dans la guerre civile pour soutenir Assad, Moscou a obtenu en 2017 un bail gratuit de 49 ans.

Yoruk Isik, analyste géopolitique basé à Istanbul et directeur de Bosphorus Observer, a indiqué que la Russie utilisait probablement des avions cargo pour transporter du matériel via le Caucase, puis vers la base aérienne d'al-Khadim en Libye.

Sur l'autoroute reliant la base de Hmeimim à celle de Tartous, un convoi russe de véhicules de combat d'infanterie et de véhicules logistiques a été vu se dirigeant vers la base aérienne, selon un journaliste de Reuters. Le convoi s'était arrêté en raison d'une panne sur l'un des véhicules, avec des soldats sur place travaillant à résoudre le problème.

« Qu'il s'agisse des Russes, des Iraniens ou de l'ancien gouvernement qui nous oppressait et nous privait de nos droits... nous ne voulons aucune intervention, qu'elle soit russe, iranienne ou autre », a déclaré Ali Halloum, un habitant de Lattaquié résidant à Jablé.

À Hmeimim, des journalises sur place ont observé des soldats russes se déplaçant normalement autour de la base, ainsi que des avions dans les hangars. Des images satellites prises le 9 décembre par Planet Labs montraient au moins trois navires de la flotte méditerranéenne russe – deux frégates lance-missiles et un pétrolier – amarrés à environ 13 kilomètres au nord-ouest de Tartous.

 

https://www.lorientlejour.com/article/1439800/larmee-russe-se-retire-en-partie-de-syrie-mais-ne-compte-pas-quitter-ses-deux-bases-strategiques.html

 

 

 

Pourquoi la Syrie est si importante pour la stratégie de la Russie en Afrique

 
13 décembre 2024 à 19:03
par Philippe Randrianarimanana

 

La fin du régime de Bachar al-Assad pose la question de l'avenir de la présence russe en Syrie et notamment de ses bases militaires dans ce pays. Moscou négocie avec les nouvelles autorités syriennes le maintien de ces infrastructures aérienne et navale qui jouent un rôle central dans la projection russe en Afrique. L'enjeu est crucial pour appuyer les intérêts et les ambitions du Kremlin sur le continent africain. 

 

Moscou a établi des contacts "directs" et "constructifs" avec les autorités politiques de transition en Syrie, à savoir le comité des affaires politiques des islamistes radicaux de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), rapporte l'agence russe Interfax le 12 décembre 2024. Selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, la représentation diplomatique russe en Syrie les ont rencontrés dans un hôtel de Damas pour discuter en priorité de la sécurité de la mission diplomatique et des citoyens russes en Syrie.

Mais la Russie a bien plus à protéger. Moscou dispose de deux bases militaires aérienne et navale en Syrie. Le numéro 2 de la diplomatie russe a déclaré : "Les bases vont rester sur le sol syrien, à l'endroit où elles se trouvaient. Aucune autre décision n'a été prise. Les bases sont présentes à la demande des autorités syriennes, avec pour objectif de lutter contre les terroristes, contre l'EI. Je présume que tout le monde est d'accord sur le fait que la lutte contre le terrorisme et les restes de l'EI n'est pas terminée. Cela demande des efforts collectifs, et en ce sens notre présence notamment la base de Hmeimim joue un rôle important dans le cadre de la lutte commune contre le terrorisme", rapporte l'agence russe Interfax.

A l'instar de plusieurs pays occidentaux, HTS est une organisation jusqu'à présent interdite en Russie, souligne Interfax. Cette ancienne branche syrienne d'Al-Qaida affirme avoir rompu avec le djihadisme. Moscou se garde bien de qualifier de terroristes les nouvelles autorités syriennes qui instaurent une transition de trois mois.

 

La Russie, protectrice de Bachar al-Assad

Dès l'aboutissement de l'offensive éclair dirigée par les rebelles islamistes radicaux, s'est posée la question du sort des bases militaires russes, placées "en état d'alerte" mais "sans menace sérieuse de leur sécurité". Le jour de leur entrée dans Damas, le 8 décembre, Moscou avait obtenu des garanties sur ses bases militaires et les institutions diplomatiques russes en Syrie, selon une source au Kremlin citée par les agences russes. Avec l'Iran, la Russie était le principal soutien du régime du président Bachar al-Assad. Ce dernier s'est réfugié avec sa famille à Moscou, officiellement pour des raisons humanitaires.

 

7000 hommes de Moscou en Syrie

La Russie est intervenue directement en Syrie en 2015, alors que le régime avait perdu une grande partie du territoire. La Russie a mené des frappes aériennes massives mais aussi appuyé l'armée syrienne au sol. Outre l'armée russe, des forces du groupe Wagner ont servi en Syrie. 

Au total, les éléments russes s'élevaient à plusieurs milliers, plus de 7000 hommes selon le service russe de la BBC. Les deux bases aérienne et navale de Hmeimim et Tartous sont toutes les deux situées dans la province de Lattaquié, fief de la minorité alaouite dont est issue le clan des Assad.

 

La base aérienne de Hmeimim, un pont vers l'Afrique

Située dans la ville de Jabla, près du port de Lattaquié, la base de Hmeimim est un maillon central et sans équivalent du dispositif militaire russe en Syrie. Cette région n'est pas encore contrôlée par les hommes de HTS.

Elle abrite d'importantes infrastructures, pouvant accueillir différents types d'appareils allant des hélicoptères, des chasseurs, jusqu'à des bombardiers stratégiques.

 

 

poutine hmeimim

Photo d'archive. Le président russe fait un discours sur la base aérienne de Hmeimim en Syrie, 12 décembre 2017.

Mikhail Klimentyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP, File

 

 

Mais l'importance de cette base aérienne va bien au-delà du théâtre syrien. Hmeimim a servi à la Russie de hub logistique vers l'Afrique. Les troupes de Wagner ont pu y transiter pour se rendre au Soudan, en Libye, au Mali et en République centrafricaine où le Groupe Wagner est engagé. Après la mort du fondateur de Wagner Evgueni Prigojine et la reprise en main du groupe, la base de Hmeimim garde toute son importance logistique pour l'Africa Corps, force paramilitaire russe créée sous la tutelle du ministère russe de la Défense.

Hors de la Syrie, la Libye est un pays africain où la Russie dispose d'un allié en la personne du maréchal Haftar lui permettant de développer des infrastructures en échange d'un soutien militaire de Wagner puis de l'Africa Corps. Si des appareils russes peuvent y atterrir et transiter vers d'autres pays africains, il n'y a pas d'accord formel d'installation d'une base aérienne militaire comme en Syrie avec Hmeimim. 

 

La base navale de Tartous en Méditerranée

La base navale de Tartous est la seule base russe à l'étranger, sans compter celle de la flotte russe à Sébastopol en Crimée. Elle a joué un rôle clé dans le soutien du régime syrien à travers ce que l'on a appelé "L'Express syrien", voie maritime permettant d'acheminer des ressources logistiques. Sauf qu'avec la guerre en Ukraine depuis février 2022, la circulation de navires par la mer Noire et les détroits est désormais compromise, ce qui implique un immense détour par la mer du Nord.

 

[NDLR souligné par nous, Ciel de France:

 

Syrie: "victoire" turque à la Pyrrhus??? Ou l'art de se retourner un pavé américano-sioniste sur les pieds!

https://cieldefrance.eklablog.com/2024/12/syrie-victoire-turque-a-la-pyrrhus-ou-l-art-de-se-retourner-un-pave-americano-sioniste-sur-les-pieds.html    ]

 

 
 

veliki oustioug

Le navire lance-missiles russe Veliki Oustioug amarré au port de Tartous en Syrie, 26 septembre 2019. 

AP Photo/Alexander Zemlianichenko
 

Selon un analyste expert des forces navales russes, la Russie peut envisager des options de remplacement à la base navale de Tartous, en Egypte, en Algérie, au Soudan et en Libye, mais aucune de ses options n'offre les mêmes avantages. "La moins mauvaise" serait Tobrouk en Libye, dont les installations portuaires pourraient accueillir une force navale, certes moins importante qu'à Tartous, recentrée en mer Méditerranée, plus proche de l'Europe et à proximité du canal de Suez. 

Le principal avantage de Tobrouk est qu'il est situé en Libye orientale, sous le contrôle du régime du maréchal Haftar soutenu par les forces russes. La Libye joue déjà un rôle majeur de point de transit pour les appareils décollant de ou à destination du continent africain. 

 

 

Durant l'année 2024, la Russie a renforcé les capacités logistiques de ses installations en Libye au profit notamment de l'Africa Corps.

 

La Russie a également noué des relations avec le Soudan avec qui elle a négocié l'installation d'une base à Port-Soudan. Mais celle-ci ne peut accueillir pour le moment une force navale importante. Port-Soudan a aussi le désavantage de se trouver sur la mer Rouge et non en Méditerranée. Par ailleurs, comme en Libye, le Soudan est en guerre ce qui rend les alliances nouées par le Kremlin vulnérables aux rapports de force sur le terrain militaire.

En définitive, le cas de la Syrie a un autre impact non négligeable sur les intérêts et les ambitions russes en Afrique. 

La chute du régime d'Al-Assad démontre que son alliance avec la Russie ne lui a pas permis de survivre à la guerre et l'insurrection de rebelles et d'islamistes radicaux. Un échec qui peut changer la perception d'une Russie garante des régimes qui font appel à elle.

 

https://afrique.tv5monde.com/information/pourquoi-la-syrie-est-si-importante-pour-la-strategie-de-la-russie-en-afrique

 

 

 

 

Un "point de vue russe" ...vu en France par "La Voix du Nord" !

« Une erreur de calcul d’Erdogan » : l’idéologue russe Alexandre Douguine dénonce « la trahison » de la Turquie en Syrie

 

Après la chute du régime syrien de Bachar al-Assad, l’idéologue russe Alexandre Douguine accuse la Turquie d’avoir trahi la Russie. Ce proche de Vladimir Poutine menace à mots couverts Recep Tayyip Erdogan d’en payer le prix.

 

 

Deux jours après la fuite de Bachar al-Assad à Moscou, le ressentiment russe à l’égard de la Turquie semble croître. La chute du régime syrien aura de lourdes conséquences pour celui de Vladimir Poutine, où son armée disposait notamment d’une base navale stratégique à Tartous et d’un aérodrome militaire à Hmeimim.

Et certains observateurs soupçonnent, voire accusent, la Turquie d’être directement responsable de la chute de Bachar al-Assad. Ankara a effectivement soutenu plusieurs mouvements rebelles qui ont participé à l’attaque sur Alep puis sur le reste du pays mais il aurait même donné le feu vert de l’opération. Pendant l’offensive, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait aussi appelé Bachar al-Assad à trouver « d’urgence » une « solution politique » à la situation en Syrie.

« Erdogan perd un allié et un ami très important »

Ce mardi 10 décembre, c’est une figure du pouvoir russe qui s’est exprimé sur X. Alexandre Douguine, idéologue et très proche de Vladimir Poutine, a menacé la Turquie avec des mots à peine voilés. « Nous avons soutenu Erdogan jusqu’à présent. Nous avons essayé d’éviter une escalade avec la Turquie en 2015 (lorsqu’un avion russe a été abattu par l’armée turque) et nous avons beaucoup aidé Erdogan lors du coup d’État (de 2016), écrit celui qui est parfois présenté comme le cerveau de Vladimir Poutine. Le cas syrien est très douloureux pour nous. Je pense que c’était une erreur stratégique de la part d’Erdogan. L’idée kémaliste était de défendre la Turquie à l’intérieur de ses frontières. »

 

« Sans la présence russe en Syrie, Erdogan perd un allié et un ami très important, ajoute cette figure de l’extrême droite internationale. Il existe de nombreux liens entre la Russie et la Turquie. Son comportement est clairement en faveur d’Israël et des mondialistes. C’est triste. La Russie n’est pas aussi faible que l’Occident veut le faire croire. Je pense que c’était une erreur de calcul de la part d’Erdogan. »

 

« La Russie ne fera aucun mal à la Turquie. C’est sûr, conclut Alexandre Douguine. Mais après une telle trahison, il est difficile d’espérer que la Russie viendra en aide à la Turquie en cas de problème. Et les problèmes surviennent de temps en temps. »

 

Fanatique en guerre contre l’Occident

Alexandre Douguine est un partisan de l’anéantissement total de l’Ukraine qu’il considère comme une nation inexistante. Sa fille Daria a été tuée dans l’explosion de sa voiture le 20 août 2022. Selon le New York Times, c’est son père, Alexander, qui était visé par cet attentat, peut-être commandité par l’Ukraine.

 

 

Promoteur de la doctrine « eurasiste », une sorte d’alliance entre l’Europe et l’Asie sous direction russe, Alexandre Douguine, qui influence une partie de l’extrême droite française, est visé depuis 2014 par les sanctions de l’Union européenne prises dans la foulée de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie. Ces dernières années, l’Ukraine a interdit plusieurs de ses ouvrages, notamment « Ukraine. Ma guerre. Journal géopolitique » et « Revanche eurasiatique de la Russie ».

 

Son discours est aussi très marqué par la religion. « L’Occident est maudit. Quiconque ne prend pas immédiatement les armes pour détruire cette civilisation satanique, sans précédent dans son impudence, s’en fait le complice (…) La Russie doit s’en remettre entièrement à Dieu, avait-il écrit peu après la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. L’opération militaire spéciale en Ukraine est une guerre contre Satan, contre l’Occident, contre les Jeux Olympiques. »

 

https://www.lavoixdunord.fr/1532310/article/2024-12-10/une-erreur-de-calcul-d-erdogan-l-ideologue-russe-alexandre-douguine-denonce-la

 

 

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Source de l’article et de la compilation 

https://cieldefrance.eklablog.com/2024/12/chute-de-bachar-el-assad-un-complot-russo-turc.html

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