Explosion de la Dette, introuvable gouvernement Bayrou, le chaos en marche: la France déjà au bord du gouffre?
20.12.2024
…
Par Antoine Potier
Dans un bref article récent nous avions expliqué un point critique de l'approche de Marc Touati concernant la situation économique actuelle de la France...
Dans une vidéo encore plus récente, enregistrée à Sud-Radio, il refait un point rapide de la situation en s'appuyant à nouveau sur des données et des chiffres précis, mais sur lesquels, cette fois-ci, il n'y a pas à revenir, et c'est tant mieux pour comprendre, même si c'est d'autant plus inquiétant, quant au fond...
Luniterre
Publicité
Mise au point sur l’inflation
et le choc de l’offre
1ère publication: jeudi 24 octobre 2024, par Luniterre
Le Quantitative Easing (Augmentation de la masse monétaire, création ex nihilo) a commencé en 2009 aux USA et en 2015 en UE, sans parler d’autres formes de création monétaire.
Le graphe montre qu’au XXIe siècle il n’y a pas de lien "mécanique" entre l’augmentation de la masse monétaire et l’inflation.
Le choc de l’offre, suite à la dite "crise du covid" est typiquement un "choc d’offre négatif" :
Qu’est-ce qu’un choc d’offre ?
Un choc d’offre est un événement inattendu qui modifie soudainement l’offre d’un produit ou d’une marchandise, entraînant un changement de prix imprévu. Les chocs d’offre peuvent être négatifs, entraînant une diminution de l’offre, ou positifs, entraînant une augmentation de l’offre. En supposant que la demande globale reste inchangée, un choc d’offre négatif (ou défavorable) entraîne une hausse du prix d’un produit, tandis qu’un choc d’offre positif fait baisser le prix.
Le choc d’offre "post-covid" provient évidemment de l’arrêt de la production dû au confinement et aux difficultés techniques de la reprise en termes d’approvisionnements, en composants, par exemple.
Dans un premier temps il permet donc de "rattraper par le bas" l’objectif d’inflation "nécessaire" fixé à 2% par les Banques Centrales.
Il s’est trouvé "dépassé par le haut", et même très largement, suite à un deuxième choc d’offre évidemment créé par l’intervention russe en Ukraine et dû aux "sanctions" qui s’en sont suivies de la part de l’Occident, jouant en fait contre lui-même, bien au delà de ces 2%.
Malgré tout la situation revient au niveau souhaité par les Banques Centrales, principalement suite à leurs interventions sur les taux directeurs.
Touati note lui-même qu’avec les interventions massives des Banques Centrales il n’y a plus de crise significative, au sens du capitalisme "classique".
Il continue néanmoins à faire dans la "prophétie" d’une "crise finale", "big one", en fonction des comportements économiques du siècle passé, ce qui est en contradiction avec les éléments d’info réels qu’il nous apporte dans sa vidéo.
Un bon point : son réalisme sur le rôle résiduel de l’or, qu’il faut comprendre dans les limites qui sont réellement les siennes.(*)
Un article un peu plus ancien, mais où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et au danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Pour un retour à quelques fondamentaux du Gaullisme,
réadaptés en pratique à l'évolution économique du XXIème siècle:
Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c'est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d'orienter les grandes tendances de l'activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l'indépendance de la nation.
C’est pourquoi nous avons proposé, sur Ciel de France, de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle :