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Dans un récent débat sur VLR on s'est donc interrogés sur la notion de "productivité du travail" et son caractère de plus en plus évanescent avec le développement de la robotique et de l'IA.
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !
La question finale mène donc assez logiquement à s'interroger également sur ce qui reste, éventuellement, de la "productivité du capital"...
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Pour comprendre réellement le « destin historique du capital », en quelque sorte, il faut donc toujours en revenir à la dialectique de base entre valeur d’usage et valeur d’échange.
« De base », c’est bien le mot, puisqu’elle est au mieux abordée précisément dans les Grundrisse de Marx : pour être fonctionnel, à la base de la société industrielle « moderne », en son temps comme aujourd’hui, le capital est d’abord et avant tout valeur d’usage, et surtout au temps de Marx, valeur d’usage du travail, de la force de travail.
Ensuite, et rapidement, elle s’accumule à la fois sous la forme de « plus-value » à partir de la valeur d’échange, et de capital fixe, dit en son temps « travail mort ».
Mais l’accumulation de capital fixe elle-même est donc un phénomène dialectique : avant de devenir le capital fixe d’un industriel qui investi dans une production particulière, la production elle-même d’une machine qu’il achète à un autre industriel a éventuellement, et surtout au temps de Marx, généré sa part de « plus-value » extraite de la valeur d’usage du travail.
Et au cours du processus industriel il en va donc de même, à chaque étape, pour ce que la compta moderne nomme assez bien les « consommations intermédiaires », qui suivent le même « chemin dialectique » dans la formation et l’accumulation du capital.
Mais au « final », tout étant relatif, il est donc clair que l’accumulation essentielle se fait en capital fixe, et donc en valeur d’usage, in fine.
La compta moderne compte la fbcf dans la valeur ajoutée, ce qui mériterait donc pourtant, en comptabilité analytique, une considération dialectique : si une part de valeur ajoutée par le travail subsiste dans la fbcf, elle est donc, d’une certaine manière, comptabilisée deux fois dans le PIB !
En réalité la différence constatée entre valeur ajoutée par la main d’œuvre et fbcf montre donc bien le processus « spontané » du capital vers l’accumulation de capital fixe, qui se trouve évidemment décuplée avec l’expansion de la robotique.
Globalement le capital reste donc d’abord et avant tout une somme de valeurs d’usages :
Si à l’origine le travail est directement à la base du tout, au point que l’on puisse résumer le Capital à la valeur d’usage du travail (Cf Grundrisse), on voit donc bien aujourd’hui que cette proposition est « remplaçable » par l’accumulation du capital fixe, et singulièrement sous sa forme robotique de plus en plus « mouvante » et déjà en grande partie autonome, avec l’IA.
A noter, important, que selon les critères de l’INSEE, mais que l’on retrouve aussi chez McKinsey, c’est uniquement le capital fixe qui est considéré, statistiquement, dans l’évaluation de la productivité du capital. Mais là aussi l’INSEE parle bien de « productivité apparente du capital », car le « ratio » à l’égard du volume produit, n’a évidemment aucun sens sans les autres « facteurs de production », dont le travail !
L’indice « Productivité globale des facteurs » (…de production) est donc définitivement le plus significatif, sinon le seul, en fin de compte, dans l’interaction actuelle des « facteurs »…
Surtout si l’on tient compte que l’évaluation statistique globale se fait pour l’ensemble des « secteurs non financiers », ce qui « englobe » donc le secteur productif stricto sensu, qui ne représente tout au plus que 20% de l’activité économique, avec l’ensemble des autres secteurs, où les « services », la plupart improductifs sauf d’eux-mêmes, sont archi majoritaires.
C’est donc bien pourquoi la cohérence manifeste des quatre graphes reflète bien, au final, l’évolution générale du système !
Le dernier « noyau » d’élargissement réel du capital était donc l’augmentation de la masse de la plus-value relative, correspondant également avec l’expansion du prolétariat industriel productif, et donc en « récession » chronique, et bientôt « finale », depuis le milieu des années 70.
La « courbe » de l’histoire de la civilisation humaine est donc en quelque sorte « écrite » dans son évolution économique globale, ce qui n’exclut pas pour autant quelques « aspérités » éventuellement très violentes, mais qui ne semblent pas, actuellement, devoir en infléchir le cours général…
Reste le « libre-arbitre » qui nous permet précisément d’analyser tout ça lucidement et éventuellement d’infléchir la « courbe » vers à la fois plus de durabilité et tant qu’à faire, plus d’humanité.
Reste aussi et surtout que tout est fait pour annihiler le « libre-arbitre » des populations et que les moyens d’action d’une ultra-minorité « consciente » au bon sens du terme, face à une ultra-minorité banco-centraliste omnipotente, sont pour le moins extrêmement réduits.
Luniterre
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/02/et-la-productivite-du-capital-dans-tout-ca.html
Les quatre courbes "obscènes" de la réalité historique de l'économie sur trois siècles...
_1_Productivité générale
https://ekladata.com/ehaD-JkFZ35jCMbF1MW2s3gVSFM.png
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_2_Productivité du travail
https://ekladata.com/20pS3WnxSGAnZJrFWu3xahtTCWM.png
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_3_Niveau de vie
https://ekladata.com/KhCH7UB9ctEbwcltACnje3w8B_8.png
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_4_PIB par habitant
https://ekladata.com/tkqH3cEc-Zj1LDrEewDsMBQ1n6E.png
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Récent, sur le banco-centralisme :
Suède : la Russie fait reculer le banco-centralisme
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/01/suede-la-russie-fait-reculer-le-banco-centralisme.html
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Le "macronisme" est-il une nouvelle forme de "capitalisme" ou une autre forme d’exploitation ?
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Existe-t-il de « l’argent magique », et si oui, au profit de qui ???
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3 303 MILLIARDS (INSEE) Toujours plus haut, la dette, toujours plus bas, la France sous Macron
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Avec ce court article, pas mal de liens vers des articles de fond sur le sujet :
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Suite au post qui a servi de base à ce court article :
Sur la place du travail humain dans la mutation banco-centraliste
…Le débat a repris sur AgoraVox, principalement sur les sujets évoqués dans le titre, mais évidemment en lien avec la mutation banco-centraliste actuelle de l’économie mondiale…
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Un article un peu plus ancien, mais où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et au danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Richard Werner, "père spirituel" du Quantitative Easing
et "apprenti sorcier" du banco-centralisme
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Pour l’ébauche d’une solution…
Pour un retour à quelques fondamentaux du Gaullisme,
réadaptés en pratique à l’évolution économique du XXIe siècle :
Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.
C’est pourquoi nous avons proposé, sur Ciel de France, de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle :
Les leçons de l’Histoire…
Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?
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Pour une étude plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, voir aussi :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
http://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921
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