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Après Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !
Le texte de l'article suivant:
Et la "productivité du capital" dans tout ça?
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/02/et-la-productivite-du-capital-dans-tout-ca.html
...était donc déjà une prolongation du débat, même s'il constituait évidemment un sujet "complémentaire" en soi... Mais le débat a néanmoins repris à la suite, tel que republié ici:
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Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !19 février 18:53, par do
Salut Luniterre,
Je vais simplifier la chose en une seule question, portant sur un seul exemple : la production de casseroles.
Penses-tu vraiment qu’aujourd’hui, beaucoup moins de casseroles sont produites qu’il y a 50 ou 60 ans ?
La réponse tient en un seul mot : soit "oui", soit "non".
Amicalement,
do
http://mai68.org
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !19 février 19:14, par Luniterre
Evidemment, la réponse est "non", mais ton post n’a qu’un rapport pour le moins très indirect avec le sujet de la "productivité du travail" !
_1_ la population n’est plus la même sur la planète : en 50 ou 60 ans, elle a comme qui dirait, "légèrement augmenté"…! (Un euphémisme, au cas où…) >>> d’où l’augmentation de la production des casseroles, en proportion, logiquement !
_2_ il y a de fortes chances que la plupart des casseroles en ce bas monde, sauf celles que nos politiciens trainent derrière eux toute leur vie, viennent d’usines robotisées en Chine…
Bien à toi,
Luniterre
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !19 février 19:52, par do
Même proportionnellement au nombre d’habitants, le nombre de casseroles produites est nettement supérieure aujourd’hui qu’il y a 50 ou 60 ans. Qu’elles soient ou non produites par des robots en Chine ou ailleurs ne change rien à l’affaire. Cette productivité n’a pas baissé mais augmenté.
Et le schéma que je citais indique non pas la productivité du travail, mais celle du capital. Il s’agissait seulement d’un erreur de vocabulaire de ceux qui ont fabriqué le schéma. Le vocable qu’ils ne connaissaient pas est la "productivité du capital".
Car, dans leur tête il n’y avait qu’une seule productivité. D’ailleurs, si en haut du schéma, ils parlent de "productivité du travail" ; en bas, ils parlent de "productivité" tout court. Ce qui signifie qu’ils n’avaient pas le concept de productivité du capital.
Amitié,
do
http://mai68.org
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !20 février 00:21, par Luniterre
Erreur de vocabulaire ?
…Ou erreur de lecture ?
C’est écrit en petits caractères, certes, mais cela permet néanmoins de faire une recherche :
Cet article fait partie de la revue Futuribles n° 417, mars-avril 2017
« Croissance économique et productivité. Un regard sur longue période dans les principales économies développées »
https://www.futuribles.com/croissance-economique-et-productivite-un-regard-su/
Il s’agit donc d’un article général sur la productivité, et dont ce graphe est un extrait, mais par définition cela ne change pas son sens !
Lorsque l’on parle de productivité générale, en statistique, on parle de « productivité globale des facteurs », PGF.
Un indice qui englobe l’ensemble des facteurs de production, dont le travail et le capital.
Malheureusement l’accès à cet article est payant, mais on trouve d’autres études des mêmes auteurs, avec ces mêmes graphes, où la distinction est tout à fait explicite entre PGF et productivité du travail.
A noter que les quatre graphes cités in :
Et la "productivité du capital" dans tout ça ?
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/02/et-la-productivite-du-capital-dans-tout-ca.html
…Proviennent de sources dans lesquelles ces trois mêmes auteurs sont impliqués en tant que chercheurs, et sont établis sur des données extensives collectées par les Banques Centrales depuis 1890.
En cherchant un peu il y a suffisamment de sources pour que la confusion entre productivité du travail et PGF ne soit pas possible.
La mesure PGF est utile statistiquement et complémentaire de la productivité du travail, mais il n’y a pas de raison majeure pour que son évolution globale diffère beaucoup de la productivité du travail, et c’est bien ce que l’on observe sur les graphes.
L’indice productivité du capital peut évidemment présenter un intérêt pout l’entreprise, mais statistiquement il reste dépendant, selon l’INSEE, du capital fixe :
« Définition
La productivité « apparente du capital » ne tient compte que du seul facteur capital comme ressource mise en œuvre. Le terme « apparente » rappelle que la productivité dépend de l’ensemble des facteurs de production (travail et capital) et de la façon dont ils sont combinés.
Elle est usuellement mesurée en rapportant la richesse créée au facteur capital :
la richesse créée est mesurée par la valeur ajoutée (évaluée en volume) ;
seul est retenu le volume de capital mis en œuvre dans le processus de production, c’est-à-dire le capital fixe productif.
https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c2025 »
D’autres définitions incluent le capital circulant, c’est-à-dire les intrants ou « consommations intermédiaires » : une approche plus adaptée à la vie de l’entreprise, mais sans doute plus difficile à mettre en statistiques globales.
Quoi qu’il en soit, encore une fois, ces mesures ne présentent d’intérêt réel que concernant le capital productif stricto sensu, et ne sont pour les 80% de l’économie « tertiarisée » actuelle qu’un ratio approximatif entre des éléments sans lien direct de cause à effet entre eux, ce qui plombe nécessairement l’indice global, comme on peut le voir.
Enfin, personne ne dit que la « productivité baisse », si tu lis attentivement les articles, mais que les « gains de productivité » sont de plus en plus minces, malgré le progrès technique, et donc que la productivité, du travail ou autrement, ne tend pas vers une augmentation considérable, mais se trouve au contraire logiquement de plus en plus limitée, et donc certainement pas « exponentielle », ni « infinie » !
Enfin et surtout, la distinction que tu fais entre productivité du travail et productivité du capital est évidemment utile et importante, surtout en rapport avec l’extension du capital fixe, que tu ne sembles pas comprendre réellement : une production robotique ne reflète réellement que la valeur du capital fixe et ne génère pas de plus-value au sens marxiste du terme. Le profit qui en est retiré sur le marché, encore une fois, ne provient que de la monnaie extra du cycle de la dette banco-centralisée.
La pseudo-« productivité » du capital fixe a donc bien une limite, celle du cycle de la dette publique et privée.
Luniterre
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !20 février 02:50, par do
Comment peux-tu dire que je ne comprends pas qu’« une production robotique … ne génère pas de plus-value » ?!
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !20 février 03:34, par Luniterre
La valeur marchande réelle "produite" par une ligne de production robotique n’est que la reproduction de la valeur qui a été investie dedans. (Valeur d’amortissement du capital fixe)
Il n’y a donc pas de "productivité" du capital fixe à proprement parler, même si un "profit" est possible en fonction des aléas du marché.
Tôt ou tard il se retrouvera dans l’accumulation de la dette servant à alimenter le cycle de renouvellement du capital fixe.
Une "productivité infinie" du capital fixe implique donc non seulement une "dette infinie", mais aussi des "ressources infinies" !
Même un contrôle collectif et démocratique du capital fixe implique une "dette collective" à gérer en fonction des besoins sociaux, d’où la nécessité primordiale, au XXIe siècle, d’un contrôle démocratique du crédit.
Luniterre
Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?
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Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !20 février 11:41, par do
La seule chose qui compte c’est, par exemple :
Y a t-il assez de "casseroles" produites pour "nourrir" les vieux sachant qu’il y a de moins en moins de gens qui travaillent ?
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Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !20 février 13:01, par Luniterre
Effectivement, posée en termes de casseroles et d’êtres humains à nourrir, c’est bien la solution « finale » du problème, s’il en est, et tant que la vie humaine reste adaptée à son environnement « naturel », transformé par ses propres besoins sociaux, donc.
L’économie, concrètement, est une adéquation entre besoins et ressources : si nos besoins excèdent les ressources disponibles, on meurt ! Vu sous cet angle, que les casseroles soient fabriquées par des machines robotiques ou par des êtres humains travaillant « à la chaîne », cela ne fait qu’une différence presque anecdotique…
Si nous sommes capables de « réguler » notre consommation de ressources pour satisfaire nos besoins vitaux, casseroles ou autres donc, en termes d’augmentation « lente » de l’entropie générée par notre civilisation, nous pourrions éventuellement durer encore pas mal de temps…
Pour l’instant ce n’est malheureusement pas la logique dominante, entre les neuneus écolos qui tentent de nous vendre une nature « renouvelable » et les mondialistes banco-centralistes qui veulent accaparer les ressources au « profit » d’une poignée de privilégiés et n’hésitent pas pour autant à se faire des guerres entre eux pour être les « seuls » à la mangeoire, tant qu’à faire, et à l’aide de « robots tueurs » qui finiront le job pour leur propre compte, l’avenir de l’humanité est plutôt sombre…
C’est donc malheureusement pour nous la loi « naturelle » de l’entropie maximum possible qui semble devoir l’emporter, alors que notre conscience humaine, douée d’un hypothétique « libre-arbitre » permettrait tout de même d’y apporter quelque délai, et éventuellement à rallonge, en termes d’utilisation de nos ressources.
Luniterre
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