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Sur la place du travail humain dans la mutation banco-centraliste.


 

 


 

 

Sur la place du travail humain dans la mutation banco-centraliste.

Une réflexion complémentaire, suite au débat sur AgoraVox et à :

Suède: la Russie fait reculer le banco-centralisme

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/01/suede-la-russie-fait-reculer-le-banco-centralisme.html

Globalement, tout système économique humain, quelle que soit sa structure et son « orientation » idéologique  est d’abord et avant tout une structure dissipative d’énergie, au sens d’Ilya Prigogine, (Prix Nobel de Chimie 1977) , et comme tout organisme vivant, du reste, dans son rapport au reste de la nature : accumulation, stockage et dissipation de l’énergie stockée, en flux plus ou moins continu.

Il n’y a donc pas d’« équilibre », en termes d’énergie, vu que cela participe du mouvement général de l’entropie universelle qui mène l’univers à sa quasi « mort » ou quasi stase énergétique dans un avenir cosmologique incontournable même si très lointain, et bien trop lointain, en fait, pour penser que la race humaine survivra jusque là.

Ce qui varie donc selon les époques, avec l’évolution technologique des moyens de production, c’est la place et la forme que prend le travail humain dans cette structure dissipative d’énergie. Et évidemment, la quantité globale d’énergie dissipée, toutes causes confondues.

Mais c’est bien globalement que l’économie humaine, et même, l’ensemble de la société humaine, est une structure dissipative d’énergie, ce qui comprends donc évidemment et le travail humain et l’énergie dissipée par les machines : le B-A BA !

Et donc, en termes d’équivalent monétaire, et le travail humain et le cycle de renouvellement du capital fixe.

Dans la société capitaliste le travail humain est le facteur principal d’accumulation et de stockage de l’énergie et donc aussi de l’élargissement du capital en général, mais de plus en plus en « faveur » du capital fixe avec la modernisation technologique.

Dans la société banco-centraliste c’est la formation brute de capital fixe qui prend définitivement le dessus, en termes de valeur ajoutée, par rapport à la main d’œuvre salariée.

Mais c’est là ou intervient la différence entre « valeur ajoutée » au sens général du terme, et « plus-value », qui n’est jamais qu’une petite partie de la valeur ajoutée par le travail humain productif, et qui ne se retrouve pas, et même généralement, pas du tout, sur le capital fixe, et d’autant moins que sa vitesse de renouvellement est accélérée par l’innovation technologique et son cycle d’amortissement raccourci d’autant et même le plus souvent, carrément amputé !

Le banco-centralisme cherche donc à « équilibrer » par la création monétaire et la spéculation financière le cycle « défaillant » du capital fixe. Mais comme il sait qu’à plus long terme ce n’est pas possible il prépare donc un système à terme entièrement basé sur les Monnaies Numériques de Banques Centrales (MNBC), ce qui lui permettra de contrôler entièrement le cycle « production-consommation » selon un schéma dont l’actuel « crédit social à la chinoise » n’est encore qu’une pâle ébauche…

La situation actuelle est donc une situation « intermédiaire » de l’évolution du système, encore « capitaliste » en apparence et par bien des formes, mais déjà banco-centralisée, pour l’essentiel, à l’échelle mondiale.

La Russie est encore le dernier « îlot » à échelle continentale, à échapper à ce syndrome, notamment en raison de sa structure productive : le secteur industriel y joue à nouveau un rôle essentiel, cherchant à recruter, et non pas à débaucher, comme chez nous. Elle bénéficie, en outre d’une grande autonomie en matière de ressources naturelles.

Avec le développement, tôt ou tard, le passage du capitalisme au banco-centralisme est possible aussi en Russie, et la question n’est donc pas de savoir si Poutine est « gentil » ou « méchant », mais de savoir si cette situation « intermédiaire » nous laisse ou non une chance de construire une alternative au système et si oui ou non nous décidons de la saisir  pour construire notre propre alternative, et durable, tant qu’à faire, au banco-centralisme, ou bien si nous attendons passivement que ce piège se referme sur nous tout en dégoisant « idéalement » sur une utopie ou une autre.

Luniterre

 

 

 

Récent, sur le banco-centralisme:

 

 

 

 

Le "macronisme" est-il une nouvelle forme de "capitalisme" ou une autre forme d'exploitation?

 

https://cieldefrance.eklablog.com/le-macronisme-est-il-une-nouvelle-forme-de-capitalisme-ou-une-autre-forme-d-exploitation

 

 

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https://cieldefrance.eklablog.com/2025/01/existe-t-il-de-l-argent-magique-et-si-oui-au-profit-de-qui.html

 

 

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https://cieldefrance.eklablog.com/2024/12/3-303-milliards-insee-toujours-plus-haut-la-dette-toujours-plus-bas-la-france-sous-macron.html

 

 

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https://cieldefrance.eklablog.com/2024/12/explosion-de-la-dette-introuvable-gouvernement-bayrou-le-chaos-en-marche-la-france-deja-au-bord-du-gouffre.html

 

 

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