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Ilya Prigogine et il y a le temps ...et le bon côté de l’entropie ! (Eléments complémentaires)


 


 

 


 

  Ilya Prigogine et il y a le temps ...et le bon côté de l'entropie !Ilya Prigogine et il y a le temps ...et le bon côté de l’entropie !

« Ce courant de pensée devait aboutir à la formulation de la thermodynamique et avec la thermodynamique la notion d'« histoire » est entrée dans la physique. » Ilya (...)

871 visites 27 mar. 2025 | 92 réactions | Luniterre  + Partager


 

Le débat animé s'est poursuivi, autour de cet article, toujours sur le thème de savoir si l'entropie peut être considérée ou non comme ayant un aspect « créatif », mais l'acharnement de l'un des participants dans une attitude de harcèlement et de dénigrement a donc amené son « blocage » sur le fil d'Agoravox, comme évoqué précédemment:

 https://cieldefrance.eklablog.com/2025/03/ilya-prigogine-et-il-y-a-le-temps.et-le-bon-cote-de-l-entropie-debat-sur-agoravox.html

 

Néanmoins cette prolongation a été l'occasion de rajouter quelques éléments et liens documentaires importants sur le sujet. Les voici donc en republication :

 

 

 


 

 

Ouam (Paria statutaire non vacciné)Ouam (Paria statutaire non vacciné) 29 mars 22:24

 

@Luniterre


J’ai une question ?
Tu regardes les derniers resultats des traveaux de J Webb c’est passionnant ce qu’ils disent grace a ce télescope

Aussi l’experience physique recente (2022) d’Alain Aspect p nobel de physique

Ces deux chosent confirment qu’il noius manque bcp d’infos à l’heure actuelle

ben ouais comment tu fais pour modifier la phase d’un couples de photons à distance espacés l’un de l’autre de x fois la vitesse de la lumiere
Ne croyant pas à la magie ni aux grigris
Tu as la théorie des 
tachyons évoquées j’en avais causé ici à l’époque
Bref sans ceci (ou un truc similaire) la decouverte dA Aspect reste inexplicable

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LuniterreLuniterre 29 mars 23:33

 

 

@Ouam (Paria statutaire non vacciné)

Bonsoir, 

Je suis assez vieux pour m’être passionné pour le travail d’Alain Aspect à l’époque même où il a produit l’essentiel de ce qui lui a valu le Nobel en 2022. L’étonnant, c’est qu’il n’ai pas eu ce prix bien mérité bien plus tôt !

Ceci dit, en tant qu’autodidacte, je n’ai malheureusement pas la capacité d’en comprendre le formalisme mathématique. Néanmoins il n’est tout de même pas trop difficile de comprendre que cela implique une sorte de « révolution épistémologique » dans notre compréhension du monde et de l’univers.

De même que les travaux d’Einstein, d’Heisenberg, de Prigogine, etc..., même si ces savants ont cultivé entre eux des polémiques au plus haut niveau. (« Post-mortem » dans le cas Aspect Vs Einstein, mais donc tranchée par l’expérience !).
 

En tout cas, ces polémiques là nous font réfléchir et nous enrichissent mentalement.

Je n’ai suivi que de loin, si l’on peut dire, les découvertes du JWST, mais il semble effectivement qu’elles soient susceptibles de renouveler, voire de révolutionner, également, la cosmologie :

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-nouveau-mystere-cosmologie-telescope-james-webb-observe-galaxie-quil-ne-devrait-pas-120741/


 

Luniterre

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LuniterreLuniterre 29 mars 19:37

 

 

POUR CEUX QUE LE SUJET INTERESSE REELLEMENT :

 

https://www.universalis.fr/encyclopedie/structure-dissipative/ 

 

Le terme « structure dissipative » a été créé, en 1969, par Ilya Prigogine pour souligner la signification des résultats auxquels lui-même et ses collaborateurs de l’école de Bruxelles venaient de parvenir : loin de l’équilibre thermodynamique, c’est-à-dire dans des systèmes traversés par des flux de matière et d’énergie, peuvent se produire des processus de structuration et d’organisation spontanées au sein de ces systèmes, qui deviennent le siège de « structures dissipatives ». L’association entre les termes structure et dissipation, apparemment paradoxale puisque le mot structure évoque l’ordre alors que le mot dissipation évoque le gaspillage, le désordre, la dégradation, marquait le caractère inattendu de la découverte ; le second principe de la thermodynamique, qui a trait aux processus dissipatifs, producteurs d’entropie, était usuellement associé à la seule idée d’évolution irréversible d’un système vers l’état d’équilibre, identifié comme l’état de désordre maximal, où toute l’énergie utilisable du système s’est dégradée ; or, la découverte des structures dissipatives signifie que l’irréversibilité, loin de l’équilibre, peut jouer un rôle constructif et devenir source d’ordre. 

****************************

 

https://www.universalis.fr/encyclopedie/ilya-prigogine/ 

 

Ilya Prigogine, physicien, chimiste et philosophe belge a reçu le prix Nobel de chimie en 1977 pour ses contributions à la thermodynamique des processus irréversibles et spécialement à la théorie des structures dissipatives. Il a en particulier montré que quand la matière s’éloigne de son état d’équilibre, celle-ci peut s’organiser d’elle-même. De tels phénomènes se manifestent aussi bien en en physique qu’en biologie ou dans les fluctuations climatiques. Apparaissent alors des configurations nouvelles qui semblent contredire l’accroissement perpétuel d’entropie que prédit la thermodynamique. Il a pu être montré que cet « ordre né du chaos » se paie par une dépense d’énergie fournie par le monde extérieur, mais ces systèmes ouverts, à toutes les échelles, jouent un rôle important dans la structuration des formes de la nature. 


 

LE DOC COMPLET EN PDF :

https://jcmarot.com/wp-content/uploads/2024/03/structures-dissipatives.pdf

Luniterre

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LuniterreLuniterre 29 mars 21:04

 

 

 

POUR CEUX QUE LE SUJET INTERESSE REELLEMENT :

 

Extrait du blog de François Roddier, astrophysicien, qui nous a quitté en 2023, mais son blog est heureusement resté accessible :

https://www.francois-roddier.fr/?p=202

[...]l’univers évolue en formant des structures matérielles de plus en plus complexes capables de dissiper de plus en plus efficacement l’énergie. Les étoiles, les planètes, les plantes, les animaux, et enfin l’homme forment une telle suite de structures.

En physique, la puissance dissipée s’exprime en watts. L’efficacité avec laquelle une structure matérielle dissipe l’énergie peut s’exprimer en watts par kilogramme de matière. L’astronome américain Eric Chaisson a tracé une courbe montrant l’efficacité avec laquelle les structures citées plus haut dissipent l’énergie en fonction de l’âge de l’univers.[...] 

Dès 1922, le chercheur américain Alfred Lotka écrivait : “la sélection naturelle tend à maximiser le flux d’énergie à travers une structure organique”. Un peu plus tard, il ajoute : “le principe de sélection naturelle agit comme si c’était une troisième loi de la thermodynamique” (c’est-à-dire une nouvelle loi de la mécanique statistique).

Cette loi est maintenant démontrée. C’est la loi de Dewar. Comme l’évolution de l’univers, l’évolution des espèces est un processus de maximisation du taux de dissipation de l’énergie. L’évolution de l’humanité n’y échappe pas. La physique et la biologie nous montrent comment ce processus fonctionne.

C’est un chercheur belge, d’origine russe, Ilya Prigogine qui a étudié le premier ce processus en détail. Son travail lui a valu le prix Nobel en 1977. Les étoiles, les planètes, les plantes, les animaux, l’homme, les sociétés humaines sont des structures dissipatives au sens de Prigogine.

En mécanique statistique, la dissipation d’énergie porte le nom de “production d’entropie”. La loi de Dewar s’appelle “MEP” (en anglais : maximum entropy production). Une structure dissipative a la propriété de s’auto-organiser. Ce faisant, elle diminue son entropie interne en l’exportant à l’extérieur. Elle maximise le flux d’entropie vers l’extérieur.

Depuis les travaux du chercheur américain Claude Shannon (1948), on sait qu’entropie et information sont deux aspects opposés d’un même concept. En exportant de l’entropie, une structure dissipative importe de l’information venant de son environnement. Elle mémorise cette information.

Chez les plantes ou les animaux, l’information sur l’environnement est principalement mémorisée dans les gènes. Plantes et animaux sont adaptés à un environnement particulier. Cette adaptation se fait par sélection naturelle. Sont sélectionnés, les plantes où les animaux qui se reproduisent le plus vite, c’est-à-dire ceux qui accroissent le plus rapidement la dissipation d’énergie.

En dissipant l’énergie, un être vivant modifie son environnement. Ses ressources naturelles s’épuisent ou se modifient. Les proies dont il se nourrit évoluent pour échapper à leurs prédateurs. Dès que l’environnement change, les gènes doivent évoluer à leur tour.

Tout être vivant est ainsi pris dans un cycle infernal que le biologiste Leigh van Vallen a baptisé “l’effet de la reine rouge”, en référence au livre de Lewis Carrol “Alice à travers le miroir” dans lequel la reine rouge dit : “ici, il faut courir le plus vite possible pour rester sur place”.

Pour rester en harmonie avec un environnement qu’il fait évoluer, un être vivant doit évoluer toujours plus vite. C’est la raison pour laquelle la dissipation d’énergie croit de plus en plus rapidement. L’information mémorisée dans les gènes ne cesse d’augmenter. Les êtres vivants deviennent de plus en plus complexes.

Beaucoup de biologistes pensaient que l’adaptation à l’environnement se faisait de façon progressive. En 1972, le paléontologue américain Stephen Jay Gould montre que ce n’est pas le cas. Quasi-stationnaires pendant de plus ou moins longues périodes les espèces vivantes tendent à disparaître de façon brutale, laissant la place à de nouvelles espèces. C’est le phénomène des équilibres ponctués.

En 1993, le physicien danois Per Bak et son collègue Kim Sneppen montrent que ce phénomène est une conséquence de la façon dont l’énergie se dissipe dans l’univers, un processus physique baptisé “SOC” (en anglais : self-organized criticallity). Dewar montrera ensuite que le phénomène “SOC” est une conséquence de la loi “MEP”. Le phénomène “SOC” fait que de nouvelles espèces animales apparaissent assez fréquemment, de nouveaux genres plus rarement, de nouvelles familles exceptionnellement.

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L'article original sur Ciel de France:

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/03/ilya-prigogine-et-il-y-a-le-temps.et-le-bon-cote-de-l-entropie   

 

 

 

 

 

 

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