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Parole d'un mondialiste: « Il n’y a aucune forme de démocratie ni de liberté possible dans ce qu’on appelle nation » (Débat sur AgoraVox)

 

 


 

 

Un mondialiste qui joue cartes sur table, ce n’est pas si fréquent, et pour cause… Cela le mène donc à exprimer clairement  un rejet de ce qui est le cadre national de la démocratie, c'est-à-dire le seul possible, en pratique.

 

Même s’il essaye de sous-entendre qu’une démocratie « supranationle » serait possible, il se garde bien de l’exprimer, et pour cause, là aussi…

 

Le seul « contre-exemple » possible étant le pseudo- « parlement européen », il se garde bien de s’y référer, car c’est bien précisément le cas du « contre-exemple » qui détruit son ébauche d’ « alternative » au cadre national de la démocratie, qu’il tente de nier !

 

Fin du débat avec ce mondialiste ? Sans doute, en tout cas, pour l’instant…

 

Débat court, donc, mais qui vaut bien précisément republication en raison même de sa clarté.

 

Luniterre


 

AgoraVox le média citoyen

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-independance-nationale-est-par-260082#commentaires

L’indépendance nationale est par définition un bien qui ne se partage pas, sa garantie en dissuasion nucléaire non plus !

Qu’est-ce que l’Europe aujourd’hui, en face des USA, et quelle peut encore être la place de la France dans ce « face à face » qui jusqu’alors était (...)

306 visites 24 mar. 2025 | 10 réactions | Luniterre   + Partager


 


 


 



 

sylvainsylvain 24 mars 20:33

 

 

On n’obtient pas l’independance avec la seule force militaire. La nation c’est avant tout l’industrie, pas la culture, et l’industrie est mondiale.

 

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LuniterreLuniterre 25 mars 02:18

 

@sylvain

Difficile de rassembler autant de « contradictions », pour le moins, en si peu de mots ! Quasiment une sorte de « tour de force » intellectuel…

 

La seule force militaire n’est sans doute pas suffisante, mais ça aide, ça reste une base incontournable, et qui implique donc logiquement une industrie d’armement nationale suffisamment autonome et indépendante, également.

 

Le « rapport de force » reste néanmoins évidemment impossible face à des nations géantes comme les USA, la Chine ou la Russie.

 

La force de dissuasion nucléaire, même « modeste » en capacité reste donc la vraie chance de notre pays d’avoir une parole audible sur la scène internationale, et donc d’y faire respecter sa modeste place, ni plus ni moins.

 

Encore faut-il le vouloir vraiment.

 

L’industrie moderne peut difficilement être tout à fait autarcique, mais entre l’impossible autarcie et brader toute l’industrie comme cela est fait depuis des décennies, il y avait, et il y aurait peut-être encore, une juste politique d’alliances internationales avec des échanges suffisamment équitables pour ne pas se retrouver en situation de dépendance quasi-totale comme c’est le cas aujourd’hui.

 

Se faire le chantre d’une « industrie mondiale » c’est précisément renoncer, à la base, à la notion d’indépendance nationale, et donc de liberté. C’est le principe même de la mondialisation banco-centraliste. C’est donc votre choix, en réalité, et le reste n’est que formules de rhétorique.

 

La France a une autre ressource et force d’indépendance nationale, et naturelle : son agriculture. L’autarcie alimentaire de la France est tout à fait réalisable, à condition de le vouloir vraiment, là aussi encore. Et il y aurait même encore du « surplus » échangeable sur le marché européen et international, pour les denrées plus difficiles à produire chez nous, ou simplement d’agrément.

 

Bref, à part les nations européennes, déjà bien engagées sur la voie du suicide collectif, la plupart des autres grandes nations, et même les moins grandes, cherchent ce type de stratégie d’alliances et d’échanges, même si elles n’ont pas toutes les possibilités qui nous restent encore.

 

Luniterre

 

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Francis, agnotologueFrancis, agnotologue 25 mars 09:36

 

 

@sylvain
 

’’On n’obtient pas l’independance avec la seule force militaire. La nation c’est avant tout l’industrie, pas la culture, et l’industrie est mondiale. ’’
— >
 « 
L’industrie est cause de toute laideur  » (Oscar Wilde)

 

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sylvainsylvain 25 mars 10:38

 

 

@Luniterre


Oui je vois bien la theorie. Mais je n’y crois pas une seconde. Vous sous estimez de beaucoup la mondialisation industrielle. Ce n’est pas que l’industrie moderne ( en fait post moderne depuis longtemps) « peut difficilement être autarcique », c’est qu’aucun produit de l’industrie n’a de base strictement nationale, absolument aucun. Même pas un yaourt, meme pas une petite cuillere.

La Chine ou les Etats unis ne cherchent pas des strategies d’alliance et d’echange, ils cherchent a dominer la structure mondiale. Le premier promoteur du « libre echange » dans le monde est aujourd’hui la chine, et ce n’est rien d’autre que de l’imperialisme, comme ca l’a toujours ete. Si vous pensiez que trump, avec son america first, chercherait juste une independance nationale, soit vous avez change d’avis soit vous etes un debile fini. Aucune de ces puissance n’y arrivera, et la structure mondiale les dominera tot ou tard. Les petits pays cherchent leur voie dans cette cour des miracles, mais aucun ne sera independant meme de loin.

Les nations sont aujourd’hui precisemment ce qui nous empeche d’avoir le moindre pouvoir de decision sur ce que va devenir le systeme industriel, sur la nouvelle forme de vie que nous sommes en train de creer

 

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sylvainsylvain 25 mars 10:40

 

@sylvain
le probleme, c’est qu’en terme d’organisation sociale nous les peuples, nous n’avons rien d’autre. Donc on se rabat dessus, parce qu’on sent que ca part en couille. Ce n’est pas une solution

 

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LuniterreLuniterre 25 mars 11:24

 

@sylvain

Votre problème c’est que vous voulez faire une promotion de la mondialisation en prétendant ne pas renoncer à la démocratie, ce qui est tout à fait impossible et de fait vous vous empêtrez dans vos « contradictions ». Alors qu’il n’y en a pas dans votre logique, mais vous ne voulez pas proclamer publiquement votre renoncement à l’indépendance, la liberté et la démocratie, parce que vous savez que ce n’est pas vraiment populaire, quant au fond.

 

L’intérêt de cet embryon de débat c’est que vous commencez néanmoins à abattre vos cartes sur la table :

 

« Les nations sont aujourd’hui precisemment ce qui nous empeche d’avoir le moindre pouvoir de decision sur ce que va devenir le systeme industriel, sur la nouvelle forme de vie que nous sommes en train de créer. »
 
« le probleme, c’est qu’en terme d’organisation sociale nous les peuples, nous n’avons rien d’autre. Donc on se rabat dessus, parce qu’on sent que ca part en couille. Ce n’est pas une solution »

 

La logique évidente de votre propos est donc bien la promotion d’un pouvoir supranational et donc antidémocratique par définition.

 

Le « nous » au nom duquel vous prétendez « créer une nouvelle forme de vie », c’est donc exactement le projet de la mondialisation banco-centraliste dont le « crédit social à la chinoise » est le prototype. Un truc typiquement « orwellien », une forme « nouvelle » de totalitarisme, en fait.

 

Dans votre post suivant vous prétendez en quelque sorte essayer de « comprendre le peuple », ou du moins, la partie encore résistante à ce nouveau totalitarisme, mais c’est donc pour lui signifier ce que vous considérez comme une « hérésie » de lèse-mondialisme, comme si le mondialisme devait nécessairement être la « norme » et le reste à condamner, d’une manière ou d’une autre.

 

Luniterre

 

PS : à venir à la suite, un post dédié à répondre à votre approche de la Chine et des USA, mais sans oublier la Russie, comme vous le faites !

 

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sylvainsylvain 25 mars 11:57

 

 

@Luniterre


Il n’y a aucun lien en soit entre nation et democratie. Encore moins entre liberte et nation. Les nations ne sont pas des creations populaires, elles ont ete crees par le capital pour l’industrie et le profit.

Il est vrai que le peuple, en occident tout au moins, a pris dans une petite mesure le controle de la nation. Ceci etant plus du au fait que le capital a trouve des esclaves plus faciles a controler ailleus qu’ici.

Par ailleurs je ne suis ni pour ni contre la mondialisation de l’industrie, c’est juste un fait, un fait incontournable. La question que vous devriez vous poser est : une politique nationaliste pourrait elle remettre ce fait en question : la reponse est non, en aucune maniere. 

Il n’y a donc aucune forme de democratie ni de liberte possible dans ce qu’on appelle nation

 

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LuniterreLuniterre 25 mars 12:08

 

PS >>> suite du sujet « mondialisation » Chine-USA

Dans votre propos sur l’incapacité à l’indépendance des nations vous oubliez manifestement la Russie, qui résiste donc à la mondialisation, par la force même des sanctions qui l’ont obligée à retrouver une certaine autarcie, et parfois extensive, dans la plupart des domaines.

 

Que l’on soit « pro-russe » ou russophobe, c’est donc désormais un simple constat. Ce qui explique aussi que les nations victimes de la mondialisation cherchent désormais des alliances de ce côté-là, tout comme à l’époque où l’URSS soutenait les luttes anticolonialistes.

 

Le cas de la Chine est très différent, que ce soit dans le passé ou à présent, malgré le formalisme pseudo-« marxiste-léniniste » qu’elle continue d’utiliser dans son langage politique.

 

L’expérience maoïste a montré, et même accentué, en fait, par ses erreurs structurelles de gestion, l’incapacité de ce pays à la simple autarcie alimentaire dont il aurait besoin, en relation avec sa population, même si aujourd’hui en déclin.

 

L’économie chinoise ne tient que par ses exportations et a donc tendance à faire rentrer les pays avec lesquels elle traite dans une dépendance à la dette, selon le principe « moderne » de la mondialisation.

 

En « prime », si l’on peut dire, elle a également tendance à accaparer des ressources alimentaires qui lui manquent à l’extérieur.

 

Bien évidemment, sur le plan financier, elle cherche à « rentabiliser » ces opérations au sens impérialiste classique du terme, mais ce n’est déjà plus l’essentiel de son propos, dans le contexte de mondialisation banco-centraliste ou c’est le poids des dettes respectives qui devient l’aspect dominant et la capacité à les garantir militairement et par la mainmise sur les ressources, indépendamment du critère de rentabilité au premier degré.

 

Le cas des USA est encore plus caractéristique de la mondialisation banco-centraliste, vu que leur puissance ne repose plus que sur leur capacité à « garantir » leur dette et donc leur monnaie par leur puissance militaire, comme rappelé dans l’article.

 

Il n’y a donc aucune illusion sur le compte des uns et des autres dans cet article, contrairement à ce que vous sous-entendez, et qui n’y est aucunement formulé, bien au contraire, si vous voulez bien simplement lire ce qui est écrit, même si de façon effectivement résumée.

 

Pour tenter de justifier votre point de vue mondialiste vous en êtes à formuler des approximations et surtout des « généralisations » qui ne tiennent précisément aucun compte des réalités concrètes et propres à chaque situation.

 

Vous voyez le monde comme déjà complètement soumis à une mondialisation « partagée » entre les USA et la Chine, alors que même si c’est effectivement une tendance forte du monde actuel, il y a encore loin de la coupe aux lèvres, comme le montre le cas de l’Ukraine, qui était sensée être le tombeau de la « vilaine Russie » qui refuse encore de jouer le jeu de la mondialisation.

 

Je n’ai pas non plus d’illusions sur le compte de ce pays, mais il s’est trouvé « cornérisé » depuis la chute de l’URSS et le but des mondialistes était bel et bien de le dépouiller et de le démanteler de la même façon que l’URSS.

 

Une fois de trop « cornérisé » avec le coup du Maïdan et d’autres, il s’est donc finalement rebiffé, ce qu’on lui reproche donc, après l’avoir plus que largement provoqué. Le résultat est évidemment triste et même tragique pour l’Ukraine, mais il était encore temps d’y penser avant, jusqu’en 2021, comme rappelé dans l’article, également.

 

A présent il y a donc l’ébauche d’une solution en vue de ce côté-là, et c’est déjà ça, à encourager, et non pas à chercher des subterfuges pour remilitariser l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre.

 

Luniterre

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LuniterreLuniterre 25 mars 12:22

 

@sylvain

« Il n’y a donc aucune forme de democratie ni de liberte possible dans ce qu’on appelle nation »

 

>>> Il n’y a pas de lien direct : une nation indépendante peut évidemment être aussi une dictature.

 

>>> Mais il n’y a aucune forme de démocratie possible en dehors d’un cadre national dont les habitants ont une vie économique, sociale et culturelle commune.

 

>>> L’indépendance nationale, c’est donc la base indispensable, même si parfois insuffisante en soi.

>>> La condition sine qua non, comme stipulée dans l’article.

 

Luniterre

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L'original sur Ciel de France:
 

 

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/03/l-independance-nationale-est-par-definition-un-bien-qui-ne-se-partage-pas-sa-garantie-en-dissuasion-nucleaire-non-plus.html

 

 

 

 

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