En clair, au delà du « brouillard de guerre »médiatique répandu en France par le pouvoir et les médias à sa botte, l'intention de Macron et Starmer, son « homologue » britannique, c'est de tenter d'imposer une « force d'interposition » franco-britannique, qui serait « soutenue » par le reste de l'UE et avec l'accord et la collaboration de fait des USA, qui n'en veulent donc pas, pour l'instant, et on comprend bien pourquoi, logiquement.
Pour la Russie, même si cette « force d'interposition » se présente officiellement comme « pacifique » il est clair que c'est ni plus ni moins qu'une force d'occupation otanienne « déguisée » sur le territoire ukrainien. Autrement dit, carrément un nouveau « casus belli », et non pas du tout une prétendue « force de paix ».
Cette « initiative » franco-britannique qui vise peu ou prou non seulement à relégitimer le pouvoir de Zelensky mais aussi explicitement à le réarmer, vise en pratique à ramener la situation en Ukraine à ce qu'elle était à la veille de la guerre, avec deux différences néanmoins : ce seront directement des forces militaires des pays de l'OTAN qui feront face aux troupes russes à la frontière des régions du Donbass désormais intégrées à la Fédération de Russie.
Autrement dit encore, une situation de déclenchement d'une troisième guerre mondiale impliquant de chaque côté les principales puissances nucléaires de la planète.
Ce que Macron et Starmer présentent comme un « plan de paix » est donc bien en réalité la préparation d'une nouvelle escalade du conflit, au moment même où les USA dirigés par Trump et la Russie de Poutine s'engagent dans un réel processus de détente et de paix comme on n'en a plus connu depuis la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'URSS, en fait !
Le processus proposé par Poutine d'une « administration provisoire » sous l'égide de l'ONU, à fin de rendre possible des élections enfin réellement démocratiques en Ukraine, est donc bien la seule solution pouvant mener à un cessez-le feu complet et à une processus de paix durable en Ukraine, négocié et finalisé entre la Russie et un nouveau pouvoir réellement légitime et représentatif de l'Ukraine actuelle, dans des frontières également reconnues par la Fédération de Russie depuis les référendums tenus dans les oblasts de Crimée, de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporojié.
Pour l'instant, si la paix est bien en marche, ce n'est pas du tout du côté de Macron et Starmer, les porte-paroles des forces du mondialisme banco-centraliste les plus intéressées à la poursuite de la guerre, et même concrètement son extension mondiale.
Pour les peuples européens qui refusent la guerre, et donc en premier lieu pour le peuple français, il est plus que temps de se réveiller et de dire enfin STOP à cette barbarie en marche !
Luniterre
Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine évoque l'idée d'une "administration transitoire" sans Volodymyr Zelensky
Le président russe dit souhaiter l'arrivée au pouvoir en Ukraine "d'un gouvernement compétent et qui aurait la confiance du peuple", pour "commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix".
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Article rédigé parfranceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié le 28/03/2025 10:56 Mis à jour le 28/03/2025 11:06
Vladimir Poutine met une nouvelle fois la pression sur le pouvoir ukrainien. Le président russe a évoqué, vendredi 28 mars, l'idée d'une "administration transitoire" pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, une option qui implique le départ de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, avant toute négociation sur un accord de paix.
"On pourrait bien sûr discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l'égide de l'ONU, d'une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire", a estimé Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk. "Pour organiser une élection présidentielle démocratique qui se solderait par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement compétent et qui aurait la confiance du peuple, puis commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix", a-t-il avancé, évoquant cette idée pour la première fois.
"Initiative stratégique"
Depuis février 2022, Vladimir Poutine présente notamment son attaque contre l'Ukraine comme un moyen pour tenter de renverser le pouvoir en place, qu'il considère à la botte des Occidentaux, malgré l'élection légitime de Volodymyr Zelensky en 2019. La loi martiale, en vigueur en Ukraine depuis le début du conflit, y interdit la tenue d'élections, le pays étant soumis à des bombardements quotidiens et de nombreux citoyens étant au front ou en exil.
Le président russe s'est par ailleurs félicité que les forces russes aient "l'initiative stratégique" sur toute la ligne de front en Ukraine(Nouvelle fenêtre). "Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever", a lancé Vladimir Poutine, dont l'armée progresse petit à petit, notamment dans l'Est ukrainien, malgré de lourdes pertes. "Nous nous dirigeons progressivement, peut-être pas aussi rapidement qu'on aimerait, mais avec insistance et certitude, vers l'atteinte de tous les objectifs annoncés", a-t-il ajouté.
Ukraine: Poutine évoque l'idée d'une «administration transitoire» sous l'égide de l'ONU
Le président russe Vladimir Poutine a évoqué, vendredi 28 mars, l'idée d'une « administration transitoire » pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, afin d'organiser une élection présidentielle « démocratique » dans ce pays avant toute négociation sur un accord de paix.
Publié le : 28/03/2025 - 07:55
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Vladimir Poutine discute avec des membres d'équipage du sous-marin nucléaire «Arkhangelsk» à la base navale de Mourmansk, le 27 mars 2025. AP - Kirill Zykov
Par :RFI avec AFP
Cette déclaration intervient alors que les alliés européens de l'Ukraine, réunis la veille à Paris, ont discuté des « garanties » de sécurité pour Kiev, le Royaume-Uni et la France avançant le projet de déploiement futur d'une « force de réassurance » dans le pays qui fait face à un assaut russe depuis plus de trois ans.
Une mission franco-britannique doit ainsi se rendre « dans les prochains jours en Ukraine », selon le président français Emmanuel Macron, pour préparer notamment « ce que sera le format de l'armée ukrainienne », qui reste, selon lui, « la principale garantie de sécurité » du pays.
« On pourrait bien sûr discuter avec les États-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l'égide de l'ONU, une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire », a déclaré Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk (nord-ouest).
« Nos forces ont l'initiative stratégique »
« Pour quoi faire ? Pour organiser une élection présidentielle démocratique qui se solderait par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement compétent et qui aurait la confiance du peuple, puis commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix et signer des documents légitimes », a-t-il expliqué.
La Russie a affirmé, à plusieurs reprises, ne pas considérer Volodymyr Zelensky, dont le mandat a officiellement expiré en mai 2024, comme président légitime d'Ukraine. « Dans le cadre des activités de maintien de la paix de l'ONU, on a déjà recouru plusieurs fois ce qu'on appelle une administration transitoire », a rappelé le maître du Kremlin, en citant notamment le cas du Timor oriental en 1999.
Le maître du Kremlin a par ailleurs assuré que les forces russes avaient « l'initiative stratégique » sur toute la ligne de front en Ukraine, en estimant que « le peuple ukrainien lui-même devrait comprendre ce qu'il se passe ». « Sur toute la ligne de front, nos forces ont l'initiative stratégique [...] Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever », a affirmé Vladimir Poutine, dont l'armée annonce quasi quotidiennement la prise de nouvelles localités en Ukraine.