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Avec un grand élan de "sincérité médiatique" le gouverneur-gauleiter de la dite "Banque de France", qui est donc également, et même d'abord et avant tout, l'un des gouverneurs de la BCE, dont la "BdF" n'est plus qu'une "section locale en France", vient d'accorder une interview conséquente à Boursorama, au cours de laquelle il a ouvertement exprimé à la fois le plus profond mépris pour l'orientation de politique économique de Trump et sa "solidarité" de Banquier Central à l'égard de la Fed US et de son gouverneur Jerome Powell, président coopté de cette principale Banque Centrale de par le monde dollarisé: "Trump a tort et je salue le courage de Powell", etc...
Il est clair que pour nous il n'est pas question de "prendre parti" au moment même où Trump a explicitement exprimé sa volonté de "virer" Powell de son poste de "Président de la Fed", mais simplement de constater la réalité de cet affrontement et de chercher à en comprendre les causes et les conséquences:
"Le gouvernement de Trump examine la possibilité de renvoyer le président de la Fed
information fournie parAFP •18/04/2025 à 17:47
Donald Trump et son gouvernement étudient la possibilité de limoger le président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell, a fait savoir vendredi le principal conseiller économique de la Maison Blanche.
"Le président et son équipe continueront à se pencher sur la question" de limoger Jerome Powell, a dit à des journalistes le directeur du Conseil économique national, Kevin Hassett.
Jerome Powell est dans le viseur du président depuis plusieurs jours pour son refus de baisser les taux d'intérêt de l'institution.
"Je ne suis pas content de lui. Je lui ai fait savoir et si je veux qu'il parte, il partira vite fait, croyez-moi", a assuré jeudi Donald Trump.
Le milliardaire républicain n'a pas le pouvoir de limoger directement les patrons de la Fed. Pour tenter de destituer Jerome Powell, il devrait entamer une longue procédure et prouver que ce dernier a commis une faute grave.
Donald Trump a nommé Jerome Powell à la tête de la Fed lors de son premier mandat, en 2018, mais l'accuse aujourd'hui de politiser la banque centrale américaine.
Le président de la Fed a mis en garde mercredi contre les effets des droits de douane décidés par le président américain, qui "vont très certainement entraîner au moins une hausse temporaire de l'inflation".
Donald Trump a fortement augmenté les droits de douane s'appliquant aux produits entrant aux Etats-Unis, imposés désormais au minimum à 10%."
Non seulement le "verdict" de Villeroy de Galhau se veut sans appel envers la stratégie économique de Trump, mais il apparaît donc clairement aujourd'hui qu'en rapport à l'unisson du chœur médiatique sur le sujet, non seulement il est en pleine "harmonie" avec, mais la logique élémentaire nous invite donc à considérer qu'il en est bien plutôt "l'inspirateur", et même, quand au fond, le "chef d'orchestre", plutôt que le simple "écho"...
Evidemment, si l'on ose dire, il tente de se "dédouaner" en avançant que la politique offensivement protectionniste de Trump se retournera d'abord contre les USA eux-mêmes, avant de causer du tort à la "concurrence" étrangère.
Mais comme on l'a déjà vu dans nos analyses précédentes sur Ciel de France, et en réalité, c'est même davantage un simple constat qu'une analyse à proprement parler, la "santé" économique des USA, plus apparente et relative que réelle, repose d'abord et avant tout sur la dette abyssale de ce pays, ainsi que sur son déficit budgétaire. La réalité du déclassement et de la paupérisation extrême d'une grande partie de la population US, qui a donc porté Trump au pouvoir, c'est bien celle qui menace de devenir la norme sociale et économique généralisée de ce pays si rien n'est fait pour enrayer son déclin industriel, l'une des causes essentielles du creusement de la dette et du déficit.
Une situation générale qui n'en profite pas moins, pour autant, aux tenanciers du capital financier qui ne prospèrent donc, actuellement et précisément, que par le biais de cette dette abyssale contrôlée monétairement par la Fed et son "Président" Jerome Powell, tout comme la dette française et européenne est contrôlée par la BCE au profit d'une fraction "européenne" du capital financier, qui ne repose donc, tout comme son homologue US que sur le vent du capital financier "fictif" jouant en permanence du yoyo boursier, disparaissant en "fumée" en quelques heures de "panique" pour "réapparaître" le lendemain comme la rosée au soleil des "bonnes résolutions" de l'un ou de l'autre.
Autrement dit, si la stratégie économique de Trump visant à réindustrialiser son pays au moyen, entre autres, du protectionnisme, est fondamentalement la bonne, sinon même, la seule possible en dernière analyse, dans le contexte actuel, contrairement aux affirmations de Villeroy de Galhau, la question qui apparaît bien susceptible de la remettre en question est comment avancer vers la réindustrialisation sans faire complètement s'effondrer le "château de cartes" du capital financier "fictif" autour duquel est actuellement structurée l'économie mondialisée des échanges internationaux, dont ceux des USA eux-mêmes.
La réalité brutale sur laquelle les mondialistes, dont Villeroy de Galhau, s'appuyent pour mettre en échec la tentative de Trump, c'est qu'il n'a pour réussir vraiment, qu'à peine deux ans, jusqu'aux élections "Midterms" qui pourraient remettre en question la majorité favorable à Trump dans le Congrès US. Deux ans au cours desquels il est donc sensé redresser une stratégie économique défaillante depuis plusieurs décennies, dans la mesure où il a déjà été "bloqué" par une majorité insuffisante lors de son premier mandat.
Autrement dit encore, une véritable gageure, à laquelle viennent s'ajouter les problématiques de politique internationale, avec plusieurs conflits ouverts dont il a du mal à se dégager réellement, à commencer, outre l'Ukraine, par le Moyen-Orient, en raison de ses engagements profonds avec le sionisme, qui réduisent encore d'autant sa marge de manœuvre. Il ne s'agit donc toujours pas ici de faire une sorte de panégyrique de Trump, qui représente en quelque sorte la fraction "archaïque" de la classe dominante, recourant aux méthodes du capitalisme et de l'impérialisme "classique", voire même du milieu du XIXème siècle, ce qui est donc paradoxal pour un allié des milieux high tech aux USA, mais c'est bien l'un des paradoxes de la réalité mondiale actuelle dont nous devons tenir compte pour comprendre réellement le monde d'aujourd'hui...
Son appui au sionisme est toujours l'un des facteurs déterminants de l'écrasement génocidaire actuel de Gaza et du peuple palestinien en général, comme l'une des causes évidentes de son acharnement meurtrier contre le Yémen solidaire, mais l'expérience passée a montré que la situation n'aurait pas été différente avec une administration "démocrate" au pouvoir, alors que les chances de paix en Ukraine, pour fragiles qu'elles soient aujourd'hui, seraient quasi nulles avec le clan "démocrate".
La "fenêtre de tir", si l'on ose dire, tant pour une initiative de paix en Ukraine que pour une amorce de "démondialisation" de l'économie qui rendrait un peu de leurs droits aux peuples et aux nations est donc plus que jamais étroite, si même encore existante. Tant qu'elle n'est pas complètement refermée, du moins, les efforts de Trump dans ces deux directions, aussi pathétiquement impulsifs soient-ils, ne seront donc condamnés et combattus, en tant que tels, que par les ennemis des peuples et des nations, dont en premier lieu les banco-centralistes et leurs cliques de "gouverneurs" cooptés par les parasites financiers engraissés par la seule expansion de la dette mondiale, étatique et privée.
Luniterre
PS: l'interview complète ci-dessous de Villeroy de Galhau réalisée pour Boursorama existe donc également sur le site même de la "Banque de France", constituant ainsi une parole quasi officielle de cet organisme en réalité supranational au service de l'oligarchie mondialiste banco-centralisée. Le lien vers l'édition originale Boursorama est: https://youtu.be/1_b1Alcr270
A la suite, l'extrait réalisé par Boursorama concernant uniquement l'avis de Villeroy de Galhau sur Trump et Powell.
A la suite encore une nouvelle vidéo de Marc Touati qui reprécise une fois de plus à l'aide de chiffres précis la situation économique française actuelle, également intéressante et utile, donc, même si on n'en partage pas forcément toutes les considérations en regard du protectionnisme de Trump.
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