290 visites 3 mai. 2025 | 9 réactions | Luniterre + Partager
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/trump-le-pave-dans-la-mare-260799
berry 3 mai 15:30
Trump a mis une quenelle aux journalistes, l’autre jour. Il était à bord d’Air Force One, avec sa petite-fille de 17 ans et une poignée de journalopes des médias mainstream. Il ’a fait venir à ses côtés et a balancé devant tout le monde :
« Tu connais les Fake News ? C’est eux ! »
Et elle de répondre, sourire aux lèvres :
« Salut tout le monde, comment allez-vous ? »
A mon avis, ils devaient pas aller très bien. C’est que le début, Trump vient juste d’arriver, il faut qu’ils s’habituent. Bientôt ils devront rendre des compte sur leurs mensonges à répétition, leurs salaires de complaisance et leurs liens mafieux. On a pas fini de se marrer.
Wladimir 3 mai 21:18
Très bon article .
Quelques petits rappels auraient été utiles pour montrer la nécessité d’une réaction forte et rapide .
1 Endettement US de plus de 33 000 milliards de dollars soit 100 000 dollars environ par habitant .
2 Déficit annuel 1833 milliards .... plus de 5000 dollars par habitant
3 déficit commercial 1250 milliards environ 4000 dollars par habitant ...
C’est complètement déséquilibré et intenable sur le long terme .
Tôt ou tard , cela tournera à la catastrophe ... et comme il s’agit d’un grand pays , la catastrophe sera mondiale . Surnageront la Chine , la Russie et sans doute quelques autres . Mais les pays occidentaux pourraient vivre une crise majeure .
Nous savons très bien que d’autres pays ne sont pas mieux lotis ....
La tendance est très mauvaise .
La désinstrualisation du pays mène à une dépendance de plus en plus forte .
Ce qui vient de se passer prouve que le seul pays capable de résister est la Chine et qu"elle a les moyens de faire plier les Etats-Unis . Autrement dit , Trump a réussi à montrer le danger de la Chine qui pourrait dicter sa loi aux Etats-Unis dans un avenir pas si lointain .
Vouloir réagir est une chose , le pouvoir en est une autre .
La réindustrialisation ne peut pas se faire en quelques jours .
La désindustrialisation s’est étalée sur de nombreuses années .
Trump n’aura pas le temps de réindustrialiser le pays .
Il ne peut pas trainer ... mais ce n’est pas lui qui fabrique les usines !
La tâche est vraiment difficile .... sans compter que les adversaires sont bien décidés à lui mettre des batons dans les roues .
Luniterre 4 mai 05:41
@Wladimir
C’est très bien de rappeler ces chiffres, auxquels il faudrait ajouter, selon Philippe Béchade, qui sait de quoi il parle, que la capitalisation boursière US est l’équivalent de plus de deux fois le PIB du pays, ce qui est dire à quel point tout le boursicotage à grande échelle ne repose que sur de la fumée...
Pour ma part cela fait maintenant plus de dix ans que j’étudie l’économie en « retraité autodidacte » en quelque sorte, et que je répète les données essentielles au cours de mes différents articles sans rencontrer un écho réellement significatif au delà de mes quelques lecteurs sur Agoravox, et qui sont eux-mêmes très loin d’apprécier tous ma prose...
Donc, dans le présent papier, qui reprend les éléments d’un autre échange en marge d’un autre article, lui même issu d’un élément « résumé » d’un autre débat, etc..., c’est donc la démarche de résumer toujours plus succinctement les choses en vue de les rendre accessibles au « plus grand nombre », mais toujours pas très nombreux, etc...
Bref, c’est souffler sur une dernière braise de conscience sociale en train de s’éteindre dans ce pays et votre « souffle » complémentaire est donc le bienvenu....
Ceci-dit, il ne faut pas non plus surévaluer le rôle de la Chine dans l’économie mondiale actuelle, même si elle a donc pris un ascendant relatif au cours du demi-siècle écoulé.
Le principe de base de l’économie mondialisée au cours de ce demi-siècle repose précisément sur l’interdépendance de ces deux économies US et chinoise. La Chine restant donc entièrement dépendante de ses exportations, et donc jusqu’ici majoritairement vers les USA, la question est donc de savoir si les alternatives qu’elle recherche avec ses « routes de la soie » sont déjà suffisamment fonctionnelles pour qu’elle puisse réellement se passer de son commerce extérieur vers les USA.
La puissance industrielle chinoise, et autant dire, la puissance chinoise tout court, repose donc entièrement sur sa capacité à exporter et en cas de « ralentissement » du commerce mondial, sans même parler de « chute », la puissance chinoise se trouvera brutalement devant un mur : celui de la valorisation de son parc industriel, qui de « soie » pourrait devenir une autre « rust belt » façon US.
C’est pourquoi, entre autres raisons, tant pour les USA que pour la Chine ou pour nous, « européens », et tout d’abord, français, tant qu’à faire, la seule vraie question économique d’avenir est de savoir s’il est possible de recréer au maximum des économies endogènes dans les différentes régions du monde, et donc capables d’échanger selon leurs besoins réel, sur une base bilatérale équilibrée.
Tout le reste peut donner lieu à des contorsions spectaculaires mais restera de l’ordre de l’anecdotique, au regard de l’histoire, qu’elle se finisse « bien » ou « mal », en ce qui concerne, en quelque sorte, le présent épisode de la série, qui pourrait s’appeler « une brève histoire de la mondialisation », même si elle a déjà un peu plus de cinquante ans, comme le souligne également Philippe Béchade.
Luniterre
Luniterre 4 mai 10:44
@Wladimir
PS : Vous écrivez 33 000 Milliards de dette publique US, mais en fait, dans mon souvenir c’était plutôt 36 000 Milliards, et je viens donc de vérifier que c’est bien le cas. La différence de 3000, c’est tout de même presque l’équivalent de « notre » dette publique française, qui est de 3 300 Milliards d’Euros...
Chiffres démentiels s’il en est, mais l’important reste donc de comprendre le rôle économique désormais essentiel de la dette en tant que forme de « création monétaire » : un titre de dette, ça s’échange sur les marchés financiers, éventuellement, et même généralement, contre des actions d’entreprises, et en plus, ça rapporte intérêt, et désormais même assez élevé.
Un titre de dette c’est donc quasiment un billet de banque qui, en plus, rapporte des sous, alors qu’au départ ce n’est fondé que sur le vide béant de l’incapacité de l’Etat à se gérer correctement !
Avec ce vide, ce vent, que vous « détenez » sous forme de titres de dettes vous pouvez aussi bien les monétiser pour acheter un bien concret, voiture, maison ou autre, et donc ainsi « contribuer », si l’on ose dire, à l’économie dite « réelle », mais qui l’est déjà moins, vue ainsi...
Et en cas de crise, comme on l’a vu à plusieurs reprises depuis le début du siècle, ce sont bien les Banques Centrales qui, en dernier recours, se portent garantes des dettes publiques en en rachetant massivement les titres sur les dits « marchés secondaires », ce qui est le principe du dit « Quantitative Easing » inventé au Japon par Richard Werner, qui s’est aussitôt rendu compte de son « erreur », mais n’y pouvait plus rien, sauf en expliquer le pourquoi...
Son idée, au départ, était bien de relancer l’économie réelle, mais en pratique cela n’a servi, essentiellement, qu’à relancer la spéculation financière sur les marchés boursiers. Avec cette spéculation ce sont donc les dits « capitaux propres » des entreprises qui deviennent dépendants de la dette, et dans cette dépendance rentrent donc également ainsi les dettes des entreprises elles-mêmes.
C’est donc tout une chaîne d’interdépendances dans laquelle le seul véritable capital productif proprement dit ne joue plus, au mieux, qu’un rôle de prétexte à spéculation dont le maître mot reste la dette contrôlée par les Banques Centrales, à travers les dits « taux d’intérêts ».
Le système économique actuel, et de façon caractéristique depuis la crise de 2007-2008, ne repose donc plus du tout essentiellement sur le capital mais sur la dette, et comme elle est donc principalement contrôlée, depuis cette crise, par les Banques Centrales, je l’ai donc « rebaptisé » banco-centralisme. Mais comme le « grand public » et même la plupart des analystes et observateurs, y compris sur AgoraVox, restent, quant au fond, fascinés par les milliers de milliards du capital « fictif » qui valsent plus ou moins tous les jours sur les bourses mondiales, l’idée, qui est au départ pourtant un simple constat, en fait, a du mal à faire son chemin...
Le grand mérite des aventures et mésaventures de Donald Trump, c’est donc de mettre en lumière une grande partie de cette réalité, mais que personne ne veut encore voir, à la façon de Tartuffes économistes de notre époque.
Luniterre
Luniterre 4 mai 10:51
PS suite, pour ceux qui veulent aller plus loin sur les origines « japonaises » du banco-centralisme :
Un article un peu plus ancien, mais où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et au danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Luniterre
suispersonne 3 mai 22:18
Les neuneus qui idolâtrent trompe vont avoir des soucis.
C’est un homme sans qualités, un menteur compulsif, incompétent.
"Rarement dans l’histoire moderne un individu, par la seule expression de sa volonté, aura autant abîmé l’idée même qu’on se fait de la civilisation et de ses valeurs. Avec la constance propre aux affabulateurs et autres mythomanes, Donald Trump aura sapé les fondements de la démocratie américaine, la plongeant dans un désarroi si profond que nul ne peut dire avec certitude combien de temps il lui faudra pour retrouver un semblant de sérénité et de cohésion.
Guidé par aucune autre idée que celle de servir sa propre gloire, entouré de sbires prêts à tout pour s’offrir une place dans les livres d’histoire, il n’aura eu de cesse d’exalter auprès de ses concitoyens ce qu’il y a de pire dans la nature humaine : le mensonge, la veulerie, l’hypocrisie, la jalousie, la dénonciation calomnieuse, la stigmatisation des plus faibles, le goût pour tout ce qui abaisse et dégrade.
Rien ne nous aura été épargné, ni son appétence pour des idéologies complotistes –ces cancers de l’esprit– ni son obstination à se dédouaner de toute responsabilité sitôt confronté à des situations qui exigeaient d’autres aptitudes que celles de parader devant les caméras de télévision en se présentant comme la victime sacrificielle de je ne sais quel organe de presse...."
... démontage en règle à continuer sur slate.
Luniterre 4 mai 06:04
@suispersonne
Le problème du monde n’est pas la personne de Trump, mais le mouvement général de l’histoire : veut on plus ou moins de mondialisation ?
On peut ne pas apprécier que la position de « leader » de la démondialisation ne soit pas occupée par une personne plus « sympathique » que Trump, mais la nature ayant horreur du vide, si un tel rôle est nécessaire pour l’évolution historique il faut donc bien que quelqu’un l’occupe, et c’est par définition une place où il y a surtout des coups à prendre, et donc pour une personne naturellement téméraire, voire « casse-cou », bref, limite caractérielle, dans le genre de Trump et ses amis, de toutes façons...
Ce qui me choque le plus, chez Trump, c’est son sionisme relativement inconditionnel, même s’il a tout de même permis un « cessez-le-feu » provisoire à Gaza. Mais devenir Président des USA sans le soutien de l’AIPAC est à peu près totalement impossible, actuellement, et Trump avait déjà suffisamment d’obstacles sur sa route, de sorte qu’il n’aurait pu faire sans au moins un « compromis » assez contraignant de ce côté...
Luniterre
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2 vidéos complémentaires utiles pour comprendre
le contexte mondial actuel:
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