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355 visites 3 mai. 2025 | 15 réactions | Luniterre + Partager
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/trump-le-pave-dans-la-mare-260799
Wladimir 4 mai 12:49
@Luniterre
36 000 milliards ... cela échappe totalement à la compréhension de l’individu ...
c’est pourquoi j’essaie de ramener cela par tête d’habitant , donnée plus abordable pour chacun ...
J’avais écrit plus de 33 000 milliards ... mais j’aurais dû ne pas négliger de dire selon mon souvenir ... Car j’ai l’habitude simplificatrice de multiplier l’endettement de la France par 10 pour obtenir celui des US .
Vous écrivez : ’’’’Le système économique actuel, et de façon caractéristique depuis la crise de 2007-2008, ne repose donc plus du tout essentiellement sur le capital mais sur la dette’’’’ Excellent , je n’en avais pas vraiment pris conscience ... donc changement grave car on passe à du capital basé sur du réel à de la dette basée sur un déséquilibre et donc à une situation artificielle .
Cette bascule est grave et cela nous conduit au risque de 1929 ! Crise liée notamment au crédit et à la spéculation abusive . J’ai toujours été sensible à ce genre de crise car mon grand-père a connu cette époque et était lui-même banquier . 1929 , j’ai toujours pensé que ce genre de crise séculaire pourrait surgir à nouveau . Celle de 2007 2008 n’en est qu’une mini image .
Pour les marchés financiers , les multiples de capitalisation aux US sont largement supérieurs à ceux du CAC 40 ... où le luxe a lui-même déjà une capitalisation anormalement supérieure à son niveau raisonnable . Le marché US est directeur et vu son poids , les risques sont terribles ...
Les déséquilibres ont leurs limites ... ces dernières ne peuvent pas être repoussées ... c’est comme l’élastique , on peut tirer mais pas trop loin ! On tire , on tire encore , on croit encore pouvoir tirer et tout à coup , cela craque . Cela relève des lois économiques fondamentales . L’équilibre est la bonne santé . Une économie malade ne doit pas voir ses maux s’aggraver .
La dernière crise économique a eu lieu en 2007 ... 2020 est lié à autre chose .
2007 c’est déjà loin .
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Wladimir 4 mai 13:53
Les chiffres démentiels prouvent que certains ne voient pas de limites ou les refusent ... pas de vraies règles ... c’est l’anarchie ...
le résultat final ne peut pas être brillant !
Luniterre 4 mai 23:58
@Wladimir
Entre la crise de 1929 et celle de 2007-2008, il y a de nombreuses similitudes, mais une différence fondamentale : le capitalisme productif des années 20 était encore dans une phase ascensionnelle très rapide, et même « trop » rapide en un sens, et c’est ce qui a impulsé la spéculation excessive, causant la crise brutale, mais c’était donc encore une « crise de croissance » de la société industrielle basée sur le travail productif humain.
A l’opposé, quasiment, la crise de 2007-2008 est une crise de sénilité du capital productif, où la spéculation ne provient pas du tout de la croissance, mais au contraire de la recherche de substituts financiers au manque de rentabilité du capital productif, déjà.
La crise de 2020 ressemble par contre trait pour trait à celle de 2007-2008, non seulement par les solutions de politique monétaire qui y ont été appliquées, et même à plus grande échelle, encore, en termes de création monétaire ex-nihilo, mais par les causes aussi, en réalité, même si le lien officiel est fait entre le confinement et la crise.
Même sur Wikipédia vous trouvez ceci :
La source principale du krach est un ralentissement général de l’activité économique, avec en toile de fond la crainte d’une grave récession et la baisse de la production chinoise.
L’élément déclencheur est la pandémie de Covid-19 aux répercussions sur le tourisme, les compagnies aériennes et le commerce mondial. La mise en quarantaine de pays entiers, entraînant la baisse des productions, fait craindre une lourde crise économique.
Le véritable tournant est un choc pétrolier engendré par des désaccords entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie, déclenchant la baisse des cours pétroliers.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_boursier_de_2020
Mais ce que Wikipédia semble ignorer, c’est la dite « crise du « repo market » », aux USA, qui durait déjà depuis le 16 septembre 2019, et était un prolongement assez directe de celle de 2007-2008, puisqu’elle était une conséquence de la première tentative de la Fed, en 2019, donc, pour « éponger », au moins en partie, les surplus de liquidités déversés à l’occasion du fameux Quantitative Easing qui avait donc « sauvé » le système financier dix ans plus tôt, en l’inondant donc de liquidités créées ex nihilo, mais qui « menaçaient » de le noyer à nouveau dans un océan de dettes systémiques.
Le « ralentissement » évoqué par Wikipédia, en réalité un véritable début de récession, était donc essentiellement causé par la « fermeture des vannes monétaires » de la Fed, tentée au cours de l’année 2019. De sorte qu’un nouveau krach était de toute façon absolument inévitable et que le covid n’en a bien été que l’un des déclencheurs immédiats, comme le remarque judicieusement Wikipédia, sur ce point.
A l’époque je n’avais pas tout de suite compris ce point, que je n’ai donc étudié qu’à partir de début 2021, dans une étude parue une première fois fin janvier, et rééditée et remise à jour en juillet de cette même année :
La stratégie des banco-centralistes, actuellement encore, est donc, pour reprendre votre métaphore de « casser l’élastique » de manière plus ou moins contrôlée, et de « recoller » ensuite les morceaux à grand coup de Quantitative Easing sous une forme ou sous une autre, enchaînant les « bons prétextes », pandémie, guerre, « défense européenne », etc..., pour ressortir la « planche à billet » électro-informatique.
Mais on ne peut pas exclure, surtout dans le contexte actuel, qu’ils en arrivent à perdre le contrôle de leur système. Ce qui laisserait une chance, en un sens, pour une alternative. Le problème étant qu’actuellement la seule alternative c’est le duo Trump-Poutine, mais dont les violons ne sont pas encore tout à fait accordés...
Luniterre
sylvain 4 mai 19:26
que d’illusions....
Premièrement trump ne stoppera pas la mondialisation, elle est deja en place : dans la confection du moindre pot de yaourt intervient plus ou moins directement l’ensemble de l’industrie mondiale.
En fait il ne stoppera pas meme le libre echange : le libre echange est une strategie imperialiste qui permet a la puissance qui domine l’industrie mondiale de faire ce qu’elle veut ou elle veut : son principale promoteur depuis plusieurs annees deja est la Chine, et ca va continuer
Troisiemement trump ne remettra en cause les echanges USA/chine que dans ses fantasmes. Les deux pays sont deja en train de detricoter les droits de douane sur tous les secteurs strategiques
Quatriemement, cela ne saurait creer un « monde plus juste », et il n’y aura certainement pas des « echanges bilateraux plus equitables ». Au vu du niveau d’avancement du systeme industriel, tous les pays seront vassalises par quelques mastodontes au mieux, par la chine tout court au pire. La Chine est la plus grande machine industrielle qu’ai jamais connue l’humanité, sa puissance sera en consequence
cinquiemement, ce n’est pas la mondialisation qui detruit la planete : c’est l’industrie, l’economie est la maniere dont l’humain lui exprime sa dependance
berry 4 mai 20:56
@sylvain
Les américains ne sont tout de même pas obligés de tout acheter en Chine, au détriment de leurs emplois et de leur propre richesse. C’est délirant de penser que c’est une fatalité, comme on veut nous le faire croire à la télé. Ils veulent réduire leur déficit commercial avec la Chine et rapatrier une partie des emplois en Amérique et ils vont y arriver.
Je vous accorde que les chinois fabriqueront toujours des produits moins chers, mais ce n’est pas une obligation de les leur acheter pour autant. Nous devrions également augmenter nos droits de douane, sinon on va se faire bouffer par la Chine.
Les américains sont plus de 300 millions, ils ont déjà des accords privilégiés avec le Canada, le Mexique, l’Angleterre, le Japon, etc..., leur marché intérieur est diversifié et ils sont moins dépendants de l’étranger que nous, ils sont en mesure de gagner leur pari. Ils conserveront toujours des échanges avec la Chine et l’Europe, mais plus équilibrés.
Luniterre 4 mai 21:01
@sylvain
Illusions ??? Pas si vous lisez mes analyses concernant la mondialisation banco-centraliste depuis 2020, et même avant, sous d’autres formes.
Elle semble effectivement découler d’une fatalité inscrite dans l’histoire de l’économie mondiale depuis un demi-siècle d’« ouverture » US sur la Chine, c’est à dire, au départ et dès 1972, du financement US de l’économie chinoise, suite aux accords Mao-Kissinger-Nixon.
Mais la domination US ne repose désormais plus que sur la dette (...et la force armée), et l’éventuelle domination chinoise, apparemment en cours d’établissement, ne peut elle-même tenir que si la dette des USA, qui reste encore son principal « client », tient sur la durée.
Sinon les deux géants s’effondreront ensemble, ou à très peu près, et c’est ce qui vous échappe donc, semble-t-il, mais pas à Trump, qui cherche un moyen de sortir de ce piège. Evidemment il se moque bien, je suppose, d’un effondrement éventuel de la Chine, et encore, mais pas de celui que risquent les USA, manifestement.
L’alternative en cours d’établissement à l’échelle mondiale n’est pas une domination spécialement chinoise, mais une domination mondiale banco-centralisée basée sur la gestion et le contrôle de la dette, appuyée par un contrôle social type « crédit social à la chinoise » mais étendu à l’ensemble des pays, et pas seulement à la Chine, même si la Chine a quelques longueurs d’avance dans ce type de « contrôle ».
Est-ce une fatalité complètement irréversible ?
Je n’en sais rien avec une certitude comparable à la votre, étant donné la fragilité encore actuelle d’une économie mondiale reposant sur une dette massive, et dans laquelle la Chine a aussi sa « part », même si c’est moins évident, mieux dissimulé, en fait, derrière le paravent de la bureaucratie chinoise.
Trump a le « mérite » de poser le problème sur la table. La plupart s’ingénient donc déjà à le remettre dessous, ce qui se comprend de la part de ceux qui y ont intérêt, mais moins de la part des analystes et « observateurs » critiques susceptibles de jouer précisément un rôle de « lanceurs d’alerte »...
Tant que la bataille n’est pas encore complètement perdue, elle vaut d’être continuée, dans le principe, et dans l’espoir, même si très faible, d’un avenir moins sombre, et pourquoi pas, nettement meilleur, pour nos enfants et petits enfants.
Luniterre
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