EXTRAIT :
/image%2F1241236%2F20250607%2Fob_6e4c4a_ina-autodetermination-1959.png)
https://fresques.ina.fr/independances/export/player/Indepe00232/620%C3%97465&Prime
Source :
autre lien:
https://enseignants.lumni.fr/export/player/00000000088
version INA intégrale:
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00000333/c-de-gaulle-sur-l-autodetermination-de-l-algerie
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1959-de-gaulle-et-l-autodetermination-de-l-algerie
Une polémique relancée par le "Camarade Do" sur son site VLR, entre autres en republiant un article du "Temps" suisse datant de 2000 et titré:
«La torture en Algérie? On la pratiquait partout, et encore sous de Gaulle»
https://www.letemps.ch/monde/torture-algerie-on-pratiquait-partout-gaulle
Ce à quoi nous avons notamment répondu, outre de nombreux autres posts sur les divers fils de débat abordant le sujet sur VLR:
« La torture en Algérie ? On la pratiquait partout, et encore sous de Gaulle »7 juin 15:05, par Luniterre
En tout et pour tout, et pour seule justification du titre, manifestement destiné à faire la "promotion putaclick" de l’article du "Temps" suisse en 2000, il y a donc cette seule occurrence :
"elle [la torture] s’est poursuivie jusque sous la présidence du général de Gaulle. Les photos publiées par l’Express datent de 1959 et 1960."
Or la réalité historique évidente c’est que De Gaulle lui-même, à partir de son discours du 16 septembre 1959 sur l’autodétermination, était devenu la "bête noire" et la cible désignée des généraux colonialistes et tortionnaires, et qu’il a bien failli y laisser sa vie à plusieurs reprises.
Lui imputer la responsabilité directe des exactions commises en Algérie n’a donc aucun sens au regard de l’histoire.
Jusqu’aux derniers jours de la dite Guerre d’Algérie, et même encore après, pour quelques temps, De Gaulle était sous la menace permanente d’une grande partie de sa propre armée et des commandos terroristes de l’extrême-droite colonialiste et n’avait donc pas d’autre choix que de manœuvrer en fonction.
Dès septembre 1959 son but était d’arriver à un référendum d’autodétermination, et qui était donc logiquement supposé se dérouler dans des conditions suffisamment pacifiques pour être valide.
Ce qui n’a donc pas réellement été possible, vu la violence en cours des parties colonialistes et indépendantistes en conflit, mais a néanmoins abouti en deux étapes :
_1_ Référendum global Algérie-Métropole sur le droit à l’autodétermination :
>>> 8 janvier 1961 >>> OUI à l’autodétermination, à 74,99% (1)
_2_ Référendum en Algérie sur l’indépendance, en coopération avec la France selon les accords du 19 mars 1962 :
>>> 1er juillet 1962 >>> OUI à l’indépendance, à 99,72% (2)
Du 16 septembre 1959 au 1er juillet 1962, deux ans, neuf mois et deux semaines pour aboutir et mettre fin à cette guerre.
Luniterre
(2 https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_sur_l%27ind%C3%A9pendance_de_l%27Alg%C3%A9rie )
« La torture en Algérie ? On la pratiquait partout, et encore sous de Gaulle »7 juin 15:22, par do
Salut Luniterre,
À propos du documentaire de Marie-Monique Robin sur la torture en Algérie :
https://mai68.org/spip3/spip.php?ar…
Tu me disais :
« "Ces "techniques de la guerre moderne" ont été enseignées par les militaires français aux généraux argentins qui ont conduit l’une des dictatures militaires les plus sanglantes de 1976 à 1982."
« Pour info : De Gaulle est décédé en novembre 1970. »
Je t’avais fait cette réponse :
https://mai68.org/spip3/spip.php?ar…
Tu ne veux pas comprendre que c’est une continuité, avant, pendant et après de Gaulle ?
De toute façon, Pierre Messmer est cité [dans le documentaire de Marie-Monique Robin] à l’époque où il était ministre du Général.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierr…
Engagé dans les Forces françaises libres (FFL), il est après-guerre administrateur colonial. Il est impliqué dans la guerre du Cameroun entre 1956 et 1958, où il pilote la contre-insurrection contre les indépendantistes communistes de l’UPC, faisant des milliers de morts[1]. Ministre des Armées du général de Gaulle de 1960 à 1969, il est nommé ministre d’État chargé des Départements et Territoires d’Outre-Mer en 1971.
Pierre Messmer occupe le poste de Premier ministre du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974, sous la présidence de Georges Pompidou et l’intérim d’Alain Poher. Il est également maire de Sarrebourg de 1971 à 1989 et président du conseil régional de Lorraine de 1978 à 1979.
Tu devrais vraiment regarder le documentaire de Marie-Monique Robin, car il n’y a pas que Messmer qui est cité. Loin de là :
https://mai68.org/spip3/spip.php?ar…
Bien à toi,
do
http://mai68.org
« La torture en Algérie ? On la pratiquait partout, et encore sous de Gaulle »7 juin 17:15, par do
Si de Gaulle a choisi Messmer comme Ministre des Armées de 1960 à 1969, c’est au minimum qu’il approuvait ses actions. Mais le vrai chef des armées, c’est le président de la république, c’est de Gaulle.
Bien à toi,
do
http://mai68.org
Réponse proposée:
A ce propos, je t’ai déjà répondu sur un autre fil où tu as déjà abordé le sujet Messmer & Cie :
https://mai68.org/spip3/spip.php?article1291#forum2503
Messmer, ce n’est donc pas De Gaulle. Diriger un pays, ce n’est pas diriger une équipe de foot, c’est des milliers de fonctionnaires, de responsables politiques, militaires, etc… Cela implique, même si c’est regrettable, un modus vivendi avec les uns et les autres, et les différentes factions qu’ils constituent de fait.
Des milliers d’individus qui restent responsables de leurs propres actes.
La situation est la même aujourd’hui pour Poutine, Trump, comme elle l’était également pour Staline, et tous les dirigeants de nations qui dépassent la taille du rocher de Monaco, et encore, il y a un tas de problèmes similaires, le plus souvent, à l’échelle d’une simple commune, et je suis assez bien placé pour le savoir, en tant qu’ex-délégué CGT du personnel ouvrier d’une commune de grande banlieue… Vu ???
Luniterre
PS : addenda suite à :
"Si de Gaulle a choisi Messmer comme Ministre des Armées de 1960 à 1969, c’est qu’il approuvait ses actions."
...Ou qu’il n’avait pas le choix, comme Poutine avec Choïgou, encore bien plus "durable" que Messmer, et qui conserve des responsabilités diplomatiques importantes, vu ses "relations", même si après avoir été viré du ministère de la Défense, et la plupart de ses "collaborateurs" jetés en prison !
Suite de l'acharnement du blog VLR contre la réalité historique des responsabilités du Général De Gaulle pour la fin de la Guerre d'Algérie:
Messages de forum
Preuves irréfutables que sous de Gaulle on a torturé
12 juin 00:52, par Luniterre
"Normalement là il y a des preuves irréfutables que sous de Gaulle on a torturé"
Normalement il y a là une démonstration d’acharnement pitoyable de gens qui n’ont rien d’autre affaire que de retourner les faits en tous sens façon "wikipédia" pleinement assumée, au moins c’est déjà ça de flagrant !
La guerre d’Algérie a commencé bien avant De Gaulle. Revenu au pouvoir en Juin 1958, il se prononce dès le 16 septembre 1959 pour un référendum d’autodétermination qui implique des conditions pacifiques de réalisation.
Rappel de dates suivantes :
_1_ Référendum global Algérie-Métropole sur le droit à l’autodétermination :
>>> 8 janvier 1961 >>> OUI à l’autodétermination, à 74,99%
_2_ Référendum en Algérie sur l’indépendance, en coopération avec la France selon les accords du 19 mars 1962 :
>>> 1er juillet 1962 >>> OUI à l’indépendance, à 99,72%
Du 16 septembre 1959 au 1er juillet 1962, deux ans, neuf mois et deux semaines pour aboutir à ce référendum et mettre fin à cette guerre.
Et cela alors qu’il était lui-même physiquement dans le collimateur des colonialistes décidés à l’abattre par tous les moyens.
On ne peut évidemment que trouver regrettable l’utilisation de la torture dans cette guerre comme dans les autres, mais elle n’est donc historiquement en rien du fait de la responsabilité personnelle du Général qui ne l’a ni ordonnée, ni pratiquée, ni même personnellement cautionnée, jusqu’à preuve du contraire, qui n’est en rien dans cette "tournure de phrase" que vous employez, et qui n’est jamais qu’une façon de réinterpréter à desseins la concomitance de l’action du Général pour mettre fin à la guerre et de la continuation des pratiques militaires abusives déjà en cours.
Il se trouve, de plus, que Massu, le principal responsable de ces pratiques sur place, a été viré par De Gaulle dès janvier 1960, soit juste deux mois après la première annonce du référendum.
Luniterre
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