Par Antoine Potier
***********************************
*****************************
§ Preuves irréfutables que sous de Gaulle on a torturé
12 juin 16:39, par do
Tu es dans le déni !
https://mai68.org/spip3/spip.php?article3971
Si de Gaulle a choisi Messmer comme Ministre des Armées de 1960 à 1969, c’est au minimum qu’il approuvait ses actions. Mais le vrai chef des armées, c’est le président de la république, c’est de Gaulle.
Bien à toi,
do
http://mai68.org
o Preuves irréfutables que sous de Gaulle on a torturé
13 juin 09:53, par Luniterre
Je ne suis pas du tout dans le déni : je rappelle simplement la chronologie des faits des uns et des autres. Avec un peu de recherche on voit bien que ce Messmer ne peut avoir été dans le même temps au Cameroun, au ministère et en Algérie. Ses responsabilités coloniales en Afrique sont essentiellement sous la 4e république. Concernant les exactions colonialistes commises au Cameroun, elles ne sont toujours pas éclaircies aujourd’hui et il n’est donc pas certain, même si sa responsabilité personnelle y est réellement engagée, qu’il en ait nécessairement informé De Gaulle à son arrivée au pouvoir.
Et quoi qu’il en soit, cela reste sa responsabilité personnelle.
Par ailleurs, même si l’on ne peut dissocier complètement ce personnage de son passé, il semble avoir effectué son boulot de ministre réellement au service de la France, ce qui peut être une explication de sa longévité relative au pouvoir, et même considérable, depuis la 4e république et bien encore après. Evidemment c’est essentiellement un élément réactionnaire, mais encore patriote deux ans avant sa mort, il appelle à voter non au référendum sur la constitution européenne.
Sur le plan du bilan historique, il reste malgré tout un personnage de second plan, qui a au moins le mérite de ne pas avoir entravé l’action du général, en le servant même plutôt fidèlement, durant la période présidentielle de De Gaulle, où il était donc en conséquence un ministre stable à son poste.
Son rôle historiquement important, à part évidemment son engagement dans les combats de la 2e Guerre Mondiale, semble donc être son engagement dans le nucléaire français, pour lequel il a littéralement payé de sa personne :
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/deux-ministres-contamines-lors-de-l-accident-de-beryl
Luniterre
§ Preuves irréfutables que sous de Gaulle on a torturé
13 juin 10:42, par do
Salut Luniterre,
Ce qu’on peut reprocher à de Gaulle, ce n’est pas seulement la torture en Algérie, mais une école de torture généralisée pour obtenir les renseignements nécessaire à la contre-insurrection qui est exportée dès 1959, et qui se met vraiment en place avec Messmer en 1960.
Cette école enseigne la contre-insurrection (basée sur le "renseignement") aux militaires des Amériques du sud et du nord. Cet enseignement a même servi pour la guerre du Vietnam américaine. Cet enseignement est basé sur l’expérience française de la torture en Algérie.
Tu devrais vraiment regarder le documentaire de Marie-Monique Robin :
https://mai68.org/spip3/spip.php?article3971
Amicalement,
do
http://mai68.org
§ Preuves irréfutables que sous de Gaulle on a torturé
13 juin 18:09, par Luniterre
Bref, il n’y a rien de nouveau là-dedans !
Ce qui est "original", à la rigueur, historiquement, c’est effectivement l’expérience de la "Bataille d’Alger", paradoxalement synthétisée dans le film éponyme, supposé dénoncer le système !
Cette bataille urbaine montre aussi les limites de cette stratégie, sur le plan politique : la bataille d’Alger fut, politiquement, un échec du colonialisme, au même titre que la guerre au Vietnam.
Pour ce qui concerne l’Amérique Latine, se focaliser sur les "rescapés" de l’OAS, c’est historiquement utile, mais le parallèle doit se faire avec les "rescapés" du nazisme, et là encore, rien d’original, donc.
Enfin, on en revient toujours à la question de concordance des dates : aussi bien la dictature chilienne que celle d’Argentine est postérieure à la période gaulliste stricto sensu, en France. Ce travail de recherche, à priori intéressant, manque du recul de l’analyse dialectique, déjà sur le plan de la chronologie, et repose, en termes "putaclicks" (…"de gauche" ???), sur le fait que l’armée française aurait quasiment "inauguré" l’emploi de la torture pendant la bataille d’Alger pour "l’exporter" ensuite à travers le monde, comme une sorte de "spécialité nationale", ce qui est évidemment complètement grotesque !
L’emploi de la torture est malheureusement quasiment de toutes les guerres civiles, sinon carrément de toutes les guerres, hélas, avec les "dynamiques" de violence dans les rapports humains qu’elle engendre, pour le moins.
Le seul point vraiment "exportable" dans certaines limites reste donc la stratégie de "quadrillage" du renseignement, mais il me semble que la Gestapo avait déjà bien inauguré la méthode, dans un autre contexte.
Donc, sans dénigrer l’excellent travail de recherche historique de ce doc, on doit néanmoins critiquer la méthode de l’exposé qui vise à en faire essentiellement un instrument d’agit-prop, mais qui, au final, rate complètement sa cible et dévalorise les éléments de son contenu, ce qui est profondément contre-productif et tout à fait regrettable.
Le résultat est donc logiquement le piètre score d’audience, qui aura inévitablement tendance à restée confinée dans des milieux déjà mentalement conditionnés et incapables d’analyses dialectiques réelles, ce qui est malheureusement la situation archi-dominante dans la "pensée de gauche" actuelle et explique largement son échec, même lorsqu’elle a à soutenir des causes pourtant flagrantes, comme la Palestine, entre autres.
Comme le montre la situation actuelle, au XXIe siècle, le rapport de force politique repose essentiellement sur la communication et donc la capacité à malheureusement manipuler à grande échelle des "cerveaux" de plus en plus incapables d’analyses autonomes, constamment "bombardés" de pseudos-"infos", vraies ou fausses, ce n’est même quasiment plus le problème, vu que la "réalité sociale" est faite de l’influence médiatique "dominante", c’est à dire encore bien plus par le fait de "saturer" l’espace médiatique, plutôt que d’y "imprimer" une réelle forme de "pensée unique", ce qui semble bien être une méthode "dépassée" par le confusionnisme systémique et systématique, auquel les "victimes" du systèmes concourent elles-mêmes de plus en plus spontanément, et le plus souvent en croyant pourtant elles-mêmes faire de la "réinfo" !
Dans sa lutte pour restaurer la puissance russe, Poutine a parfaitement compris l’importance des symboles qui rattachent le subconscient des populations aux phases de grandeur historique de la nation russe, et donc cela sans exclusive idéologique, au sens où le drapeau rouge peut désormais côtoyer le drapeau de la Russie tsariste, le drapeau de la Fédération actuelle se tenant au "centre" à plus d’un titre !
Avec le recul du temps, nous avons un équivalent possible réellement magnifique avec le symbole historique essentiellement unificateur que représente le Général De Gaulle.
C’est bien pourquoi l’acharnement que mettent, et de façon objectivement "concordante" des éléments politiques de tous bords, en France, à tenter de détruire ce symbole national est pour le moins "suspect", et en tous cas et en toutes circonstances, tout à fait contre-productif, et de plus, objectivement, au service de la mondialisation banco-centraliste, qui est la forme actuelle et malheureusement "d’avenir" du totalitarisme, surtout si on se tire une balle dans le pied au lieu d’avancer avec les symboles de Résistance encore vifs et bien utiles qui nous restent !
Luniterre

Nouveau, sur un thème
d'analyse historique connexe:
*************************
/image%2F1241236%2F20250613%2Fob_5742d5_1964-de-gaulle-st-raphael-220-eme-anni.jpg)
**********************************************
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog