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Luniterre 3 juin 13:03
HENAURME !
Que ce soit en 2019, comme rappelé en « préambule » ou en 2025, ou même, en 1825 !
« Versement du Salaire. Le capital verse un salaire pour rémunérer le travail. Ce salaire est considéré comme la contrepartie de la production réalisée. »
>>> NON ! De plus, il y a même, en tête de l’article un graphe sensé parler de « valeur ajoutée » !!!
>>> le salaire n’est donc jamais, et très précisément, qu’une partie de la « valeur ajoutée par le travail », mais qui n’est elle-même qu’une partie de la production, le reste, et généralement, aujourd’hui, la majeure partie de la valeur de la production, étant la valeur du capital fixe engagé dans la machinerie, plus la valeur des intrants en matières premières, énergies, etc…
Donc, à la base, tout le « raisonnement » de cet article repose sur des prémisses complètement fausses, et qui prêtent simplement à sourire, que ce soit il y a un siècle ou deux ou aujourd’hui !
Pathétique reflet de l’inculture économique répandue par les médias du système, gauche-droite confondues !
Luniterre
Luniterre 3 juin 13:29
PS : pour comprendre la relation entre travail et capital, travail et capital fixe, et comment elle évolue avec la modernisation de l’appareil productif, c’est ici :
https://archivmarx.wordpress.com/
Avec les textes originaux de Marx et les « meilleures », ou plutôt les « moins mauvaises » traductions de Marx en français, dont désormais les Grundrisse, pour la première fois en accès gratuit sur le net en français.
Dans les Grundrisse, dix ans avant même Le Capital, Marx étudie l’effet du développement de l’automatisation de la production et donc l’évolution du rapport entre travail et capital fixe.
Ce qui normalement devrait désormais éviter de répéter des approximations plus que grossières, pour rester poli, telles que dans cet article !
Luniterre
ddacoudre 3 juin 14:00
@Luniterre
Bonjour, c’est difficile de sortir des sentiers battus.
Quand un entrepreneur demande l’aide d’un tiers pour réaliser son projet, à moins que l’aidant travaille gratuitement, il doit obligatoirement lui verser une contrepartie pour l’aide fournie. Cela a fait l’objet d’évolution au fil des siècles pour que les salariés sortent dans des pays de la misère. le salarié reçoit bien une masse d’argent parce qu’il effectue le travail que lui demande l’entrepreneur. Sauf qu’il n’y a pas de mine de monnaie et personne ne naît avec. Il a bien fallu que l’entrepreneur puisse en trouver pour rémunérer son aidant. Soit il en a hérité, soit il l’a emprunté dans l’aboutissement de l’histoire économique du monde.
Que les Humains dominants aient au fil des siècles établis une normalisation de leur échange pour dégager les moyens de vivres, cela n’enlève rien au fait que l’entrepreneur doit débourser de la monnaie pour payer son aide, puisque nous ne rémunérons plus en nature hébergement et nourriture depuis longtemps.
Alors, la source du salaire, tu lui donnes le titre normalisé que tu veux que nous apprenons dans nos études économiques d’une organisation capitaliste du travail, tu ne peux par des artifices sémantiques économiques dénier que celui qui travaille ne reçoit pas les bénéfices de son travail, puisque ce n’est pas le principe de l’enrichissement qui se fait en réduisant les charges de production. Que les plus avisés aient mis en place le consumérisme, n’ôte rien à la réalité de l’exploitation, qui est s’enrichir par le travail des autres en les rémunérant au-dessous de la valeur que leur travail mérite en équité.
Chez Total énergie avec d’actionnaires 2,300,000,000 le plus grands actionnaires Amundi Asset Management SASU, 9,647 %. Les seconds sont ses salariés, avec des plans d’accession à l’achat d’actions de l’employé de l’AS, 7,7 %. Total compte dans le monde 102 579 salarié. Son bénéfice net en 2024, 15 20 000 000 milliards.
Ceux-ci bénéficient de : 2,300,000,000 x 7,7% = 177 100 000 / 102 579 = 1 726,4 par salarié.
D’autre part ils reçoivent en participation 9100 par salariés + en moyenne 3000 de prime + 1 726,4 = 13 826,4.
Dans le cas d’une Scop, chaque salarié aurait perçu,15 200 000 000 / 102 579 = 148 178,4.
Je pense que là ce n’est pas une question de frustration que d’envisager une juste répartition du travail de chacun.
cordialement ddacoudre.
Luniterre 3 juin 15:12
@ddacoudre
Ce qui est à la fois comique et pathétique c’est que vous mélangez un peu de tout dans votre propos, ce qui le rend incompréhensible, quant au fond. Vous mélangez la question de l’actionnariat et du salariat, qui sont deux choses de nature profondément différentes.
En tant qu’actionnaire, le « salarié » devient donc un « capitaliste » en ce qui concerne sa part du capital de l’entreprise et des revenus qui vont avec.
Le salaire, quant à lui, est un investissement de l’entreprise en termes de force de travail, en plus de ses autres investissements, en capital fixe (machines, bâtiments et autres infrastructures), matières premières et autres intrants (énergies, etc..).
Avant de faire un bénéfice, l’entreprise doit déjà amortir tout ça, dont les salaires.
Si le salarié possède des actions de son entreprise, il participe donc aux bénéfices de la dite entreprise, au prorata de son nombre d’actions.
L’entreprise peut aussi décider de réduire les dividendes et d’augmenter les salaires. Ce faisant, elle réduit donc son bénéfice.
Mais que les salariés soient actionnaire ou non, le choix et ses conséquences restent comptablement les mêmes.
Si les salariés sont actionnaires ils peuvent évidemment influer sur le choix, d’une manière ou d’une autre : là, c’est une question de rapport de forces, point barre ! Et aussi d’unité dans le choix, entre salariés. Certains préféreront plus de participation au capital, d’autres plus de rémunération salariée, ce qui est plus logique, du reste, en termes d’avantages sociaux.
Luniterre
Luniterre 3 juin 15:57
PS : @ddacoudre
A propos de :
« l’exploitation, qui est s’enrichir par le travail des autres en les rémunérant au-dessous de la valeur que leur travail mérite en équité. »
Comme toute marchandise, dont les énergies, comme exemple proche, la force de travail a une valeur d’échange et une valeur d’usage.
La valeur d’échange de la force de travail, c’est, par définition, le salaire. Il correspond aux besoins essentiels du travailleur, dans un contexte social donné, pour renouveler sa force de travail et donc continuer à produire et/ou remplir le service pour lequel il a été embauché.
Si la valeur ajoutée par le travail à la valeur de la marchandise ou du service produit est effectivement souvent supérieure à la valeur d’échange (salaire) de la force de travail, il y a donc effectivement production d’une « plus-value », qui est la différence entre la valeur d’usage ajoutée à la production par le travail et la valeur d’échange de la force de travail (salaire).
Plus-value = Valeur d’usage ajoutée à la production par le travail – Valeur d’échange de la force de travail (salaire)
La plus-value est la base du développement économique (capitaliste ou socialiste) tant que le travail humain est directement à la base de la production.
Ce n’est plus le cas avec l’automatisation et la robotisation généralisée de la production et des services. Là, c’est-à-dire à notre XXIème siècle, c’est la masse monétaire en circulation et son renouvellement par la dette banco-centralisée qui est le facteur déterminant du développement économique :
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Luniterre
Luniterre 3 juin 22:04
PS2 : @ddacoudre
En résumé :
Tant que le prolétariat industriel salarié directement productif est la base du développement économique « moderne », jusqu’au tournant des années 80 du siècle dernier, la plus-value extraite de ce travail est la base de l’élargissement du capital en général, mais d’abord et avant tout du capital productif.
Par la suite, le secteur tertiaire devient dominant et l’économie se « financiarise », le capital financier spéculatif devenant dominant par rapport au capital industriel productif.
Au tournant du XXIème siècle la part du travail salarié industriel directement productif se réduit encore par rapport aux investissements en capital fixe robotique et machinerie automatisée sur les lignes de production. La part de plus-value encore extraite du prolétariat industriel n’est plus suffisante pour assurer à la fois le profit et le renouvellement du capital fixe.
Le cycle de renouvellement du capital fixe génère une dette systémique qui est donc artificiellement compensée par la dette publique et la création monétaire (Quantitative Easing) pour assurer à la fois le profit et le renouvellement du cycle.
Le cycle de renouvellement de la dette, publique et privée, est garanti en dernier ressort par les Banques Centrales, à travers les procédés de politiques monétaires type Quantitative Easing et assimilés.
C’est pourquoi on ne parle plus de « capitalisme » au sens classique de la plus-value extraite du travail productif comme moyen essentiel d’élargissement du capital, mais de banco-centralisme, basé sur le renouvellement et l’élargissement de la dette publique et privée comme base des superprofits financiers parasites de la société :
France Finances, ça Balance... Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40
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Luniterre
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