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Monique Pinçon-Charlot, désormais parmi les « dinosaures » de la pseudo-« critique anticapitaliste »
1531 visites 7 jui. 2025 | 24 réactions | Luniterre + Partager
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Extraits du débat:
La Bête du Gévaudan 8 juin 00:00
— Un Économiste : Il est assez singulier que le Français, si plein de courage et même de témérité, qui n’a peur ni de l’épée, ni du canon, ni des revenants, ni guère du diable, se laisse quelquefois terrifier par un mot. Morbleu, j’en veux faire l’expérience. (Il s’approche d’un artisan et dit en grossissant la voix : « Libre-Échange ! »)
— L’artisan (tout effaré) : Ciel ! vous m’avez épouvanté. Comment pouvez-vous prononcer ce gros mot ?
— Et quelle idée, s’il vous plaît, y attachez-vous ?
— Aucune ; mais il est certain que ce doit être une horrible chose. Un gros monsieur vient souvent dans nos quartiers, disant : Sauve qui peut ! le libre-échange va arriver. Ah ! si vous entendiez sa voix sépulcrale ! tenez, j’en ai encore la chair de poule
— Et le gros monsieur ne vous dit pas de quoi il s’agit ?
— Non, mais c’est assurément de quelque invention diabolique, pire que la poudre-coton ou la machine Fieschi, ou bien de quelque bête fauve récemment trouvée dans l’Atlas, et tenant le milieu entre le tigre et le chacal, ou encore de quelque terrible épidémie, comme le choléra asiatique.
— À moins que ce ne soit de quelqu’un de ces monstres imaginaires dont on a fait peur aux enfants, Barbe-Bleue, Gargantua ou Croquemitaine.
— Vous riez ? Eh bien ! si vous le savez, dites-moi ce que c’est que le libre-échange.
— Mon ami, c’est l’échange libre.
— Ah ! bah ! rien que cela ?
— Pas autre chose ; le droit de troquer librement nos services entre nous
— Ainsi, libre-échange et échange libre, c’est blanc bonnet et bonnet blanc ?
— Exactement.
— Eh bien ! tout de même, j’aime mieux échange libre. Je ne sais si c’est un effet de l’habitude, mais libre-échange me fait encore peur. Mais pourquoi le gros monsieur ne nous a-t-il pas dit ce que vous me dites ? (... etc).
(Frédéric BASTIAT, in « La Peur d’un mot »)
La Bête du Gévaudan 8 juin 00:03
tout ça pour dire (quoi qu’on pense du libre-échange par ailleurs) qu’il serait bon de cesser de se laisser hypnotiser par les campagnes délirantes de la gauche... afin de retrouver un débat public d’un meilleur niveau... A force de ne plus pouvoir parler de rien, on ne peut plus réfléchir, et notre pays s’enfonce inutilement dans des impasses.
Jean Keim 8 juin 07:57
@La Bête du Gévaudan
<< A force de ne plus pouvoir parler de rien, on ne peut plus réfléchir, et notre pays s’enfonce inutilement dans des impasses. >>
Votre phrase ne veut pas dire grand chose, le vocable « pays » est et restera un concept tant qu’on perdra de vue que ce qui fait un pays est les gens qui le composent ; et parmi eux il y en a qui sont particulièrement nocifs.
L’un des aspects le plus délétère de notre civilisation est le pouvoir de l’argent-fric aussi appelé argent-dette, derrière ces deux autres vocables se cache une organisation économique telle que l’argent va à l’argent, du fait de la direction et de la pente des tuyaux collecteurs qui redirigent leur contenu vers un contenant unique.
Si on est un tant soit peu réveillé, on peut percevoir que tout commence par un mode de penser qui fait que certains, à un bout de l’organisation économique du monde, se pensent destinés à être riches et puissants quand d’autres, à l’autre bout, la majorité silencieuse, songent qu’ils devront besogner toute leur vie pour avoir de quoi vivre ; cette vision de notre société est particulièrement destructrice car chacun se regarde le nombril sans se soucier des autres.
Luniterre 8 juin 11:56
@Jean Keim
Dire que l’argent va à l’argent est un poncif des plus éculés, mais votre métaphore sur la pente des tuyaux est plus intéressante, à condition d’aller jusqu’au bout du raisonnement : alors que d’autre part vous parlez d’argent-dette, vous devez donc pousser le « raisonnement », qui est un simple constat, en fait, selon lequel ce qui circule dans les tuyaux, à l’échelle mondiale de l’économie mondialisée, ce n’est précisément que le vent de l’argent-dette, et donc d’abord et avant tout, du vent !
Notez pourtant que l’argent-dette, comme tout argent, lorsqu’il circule sur le marché, peut donc se transformer en biens concrets, et donc, de cette façon et dans une certaine mesure, faire « vivre » l’économie, tant que personne ne réclame réellement le remboursement de la dette, se contentant de toucher les intérêts.
Mais une dette en « remboursant » une autre, même les « intérêts » deviennent eux-mêmes une monnaie complètement fictive….
A la « fin », ou plutôt, à un certain stade du système, qui est le nôtre actuellement, il n’y a donc que le vent de la dette qui circule encore dans les tuyaux…
Pourtant le fait est bien que ceux qui restent placés aux « bonnes » sorties des tuyaux sont effectivement nettement plus « riches » que les autres en termes de capacités à transformer le vent de la dette en biens matériels tout à fait concrets… !
C’est donc la version moderne de l’ « Effet Cantillon », du nom de Richard Cantillon, un des premiers « financiers » et économiste avisé du tournant XVIème-XVIIème siècle, et aussi un des premiers à avoir « démonté » l’équivalent en son temps de nos « pyramides de Ponzi ».
Toutefois, une « pyramide de Ponzi » repose malgré tout sur une succession d’apports en argent « réel » et s’effondre quant l’apport devient insuffisant pour « boucler la boucle ».
« L’Effet Cantillon », quant à lui, repose sur un apport excédentaire en « monnaie métallique » mais bien réelle, du fait d’un apport « excédentaire » d’or en provenance des colonies sud-américaines.
Le banco-centralisme, lui, ne repose précisément que sur la « pression » du vent dans les tuyaux, cette « pression » qu’il règle et « ajuste » constamment à l’aide de ses « taux directeurs » qui lui permettent de contrôler les « chiffres » qui apparaissent sur les « manomètres » de l’inflation et autres indices de l’économie supposément « réelle ».
Mais à la base, la « masse monétaire » qui ne circule plus réellement que sous la forme de vent dans les tuyaux n’est jamais que le résidu « venteux », en termes de « pression dans les tuyaux », des différentes « injections de liquidités » crées ex-nihilo par les Banques Centrales depuis les premières vagues du Quantitative Easing, post-crise de 2007-2008, avec une sérieuse « injection de rappel » à l’occasion de la dite « crise du covid » !
C’est donc bien pourquoi le banco-centralisme ne peut mener qu’à un système économique, politique et social de plus en plus totalitaire, afin de conserver l’ensemble du circuit « sous pression » et d’éviter les moindres failles et fuites qui le feraient imploser.
D’où la perspective incontournable, en fait, malgré les paroles « rassurantes » des uns et des autres, de voir s’imposer les MNBC comme stade ultime du « crédit social », à l’occidentale, et encore plus « étanche » que son modèle chinois actuel.
Luniterre
Jean Keim 8 juin 16:37
@Luniterre
Nous devons percevoir que notre situation tant individuelle que collective trouve son origine dans notre mode de penser ; si la pensée est commune à notre espèce (mais pas que), chaque être humain a son propre unique mode de penser.
En première approche nous devons sortir de notre sidération vis-à-vis du pouvoir de l’argent-fric, ainsi que de notre fascination pour ceux qui le détiennent.
Luniterre 8 juin 18:08
@Jean Keim
« En première approche nous devons sortir de notre sidération vis-à-vis du pouvoir de l’argent-fric, ainsi que de notre fascination pour ceux qui le détiennent. »
Tout à fait d’accord, sur le principe, comme je viens de tenter de vous l’expliquer, dans la mesure précisément ou actuellement l’argent n’est donc plus que le vent de la dette qui circule dans les tuyaux « informatiques » contrôlés par un poignée de bureaucrates parasites et corrompus.
Dans le monde actuel on ne pourra sans doute pas réduire complètement la dette, mais faire en sorte que les crédits soient destinés à des postes budgétaires réellement utiles socialement et économiquement, c’est certainement possible, à condition de le vouloir collectivement et démocratiquement, soit tout l’inverse du système actuel.
Luniterre
pasglop 8 juin 09:53
Si Bastiat revenait, il serait probablement effaré par ce que sont devenues ses idées.
Farouchement anti-colonialiste, pour ne pas dire clairement gauchiste sous certains aspects, il serait fort marri de constater que le « libre-échange » a été le prétexte à la mise sois tutelle, quand ce n’est pas à la spoliation impulsée par le colonialisme tel qu’il s’est déroulé.
Par exemple, l’ouverture forcée du marché chinois à l’opium indien, sous la bannière « libertaire » de Jardine and Co, avec l’assentiment des nations occidentales.
Il n’ y a jamais eu de libre échange, seulement des rapports de force et de domination teintées d’une mission civilisatrice du meilleur aloi.
Il semble d’ailleurs qu’aujourd’hui, le terme lui-même n’ai plus les faveurs de ceux qui l’ont impulsé. L’idéologie contre la réalité, comme toujours.
Luniterre 8 juin 15:34
@pasglop
Critiquer le banco-centralisme d’un point de vue libéral réel, « libertarien », comme celui de « La Bête du Gévaudan » mène logiquement à une analyse critique qui est proche de la mienne par bien des aspects tout simplement parce que le système banco-centraliste est tout à fait à l’extrême opposé du « libéralisme » même « néo- », dont il est parfois affublé par ses pseudos-« critiques », dont Mme Pinçon-Charlot.
Effectivement il y a donc une duplicité dans le langage du système, entre son idéologie « libérale » affichée et sa pratique mondialiste monopoliste de la fin du siècle dernier, devenue banco-centraliste avec les « crises » du XXIème siècle qui ont entériné le « glissement » fondamental du capitalisme au banco-centralisme.
Mais la mondialisation du dernier quart du XXème siècle ne reposait déjà plus du tout sur une économie « libérale », même « néo- », comme le prétendent les Pinçon-Charlot et bien d’autres du même style.
Elle repose déjà entièrement sur un circuit économique USA-Chine créé de façon complètement artificielle sur la base des accords Nixon-Mao concoctés par Kissinger. Dès Septembre 1972, et donc quatre ans avant la mort de Mao, l’Etat chinois a commencé à « vendre » aux « investisseurs » US des « parts », évidemment très minoritaires, de certaines entreprises contre une rente en « dividendes », mais qui était donc alors simplement une rente au premier degré, dans une économie encore complètement contrôlée par le PCC.
Autrement dit, une « rente » sans problème possible, pour les uns, et un apport de « cash » US également sans aucun problème pour le système chinois. Du « gagnant-gagnant » comme on en a rarement vu dans l’histoire économique mondiale !
Le double but étant de relancer l’économie chinoise contre celle de l’URSS, alors que Mao avait lui-même ruiné son propre pays avec ses délires économiques type « Grand Bond en Avant », « Révolution Culturelle », etc…, d’un côté, et de retrouver de la rentabilité pour les investisseurs US, de l’autre, suite à l’échec en voie de « consommation » qui se profilait au Vietnam, depuis l’Offensive du Têt, même si elle avait été plutôt un relatif échec militaire.
Une « réussite financière » discrète qui a donc permis aux USA d’« encaisser » le choc de la rupture des accords monétaire de Bretton Woods tout en « initialisant » ce qui allait devenir l’actuelle « mondialisation » en réalité entièrement basée sur ce trafic de « vraie-fausse monnaie », peut-on dire, entre la Chine et les USA.
A noter que ce système existe toujours, parmi les nombreuses classes d’actions financières chinoise, et qu’il porte, depuis 1992, soit vingt ans après ses véritables débuts, le nom de « Red Chips », soit littéralement « jetons rouges », en référence « humoristique » à ses débuts maoïstes, signifiant en fait « actions rouges », en langage financier US, comme il existe les « jetons bleus » pour désigner d’autres classes d’actions « premium » dans le même « langage », issu des jeux d’argent, à l’origine !
En 2015, au moment de la crise financière chinoise, la masse des « Red Chips » représentait 11,9 % (*) de la masse financière des actions chinoises et si je n’arrive pas à trouver de stat plus récente il n’en demeure pas moins, d’après les articles les plus récents, que c’est toujours une classe d’action parmi les plus prisées des investisseurs en Chine.
On comprend bien pourquoi…
Luniterre
Luniterre 8 juin 17:16
PS : Si aujourd’hui l’interdépendance des économies US et chinoise apparaît encore clairement comme étant en quelque sorte « l’axe » de la mondialisation c’est donc de cette histoire « ancienne » qu’elle tire son origine et on voit donc bien qu’il n’y a rien de « libéral » ni « néo- » là dedans.
Et ce que Donald Trump a eu le mérite et la lucidité de comprendre, dès les années 80 du siècle passé, mais c’est donc une évidence, c’est que cette interdépendance, comme telle, est nécessairement un piège pour les deux partenaires, mais en fait nécessairement de plus en plus pour les USA, à mesure de leur désindustrialisation.
Alors que la Chine, une fois lancée, peut espérer s’en sortir en trouvant d’autres débouchés que les USA, ce à quoi elle s’emploie avec ses « routes de la soie », même si elle n’a donc pas encore atteint un stade de développement suffisant pour être une économie endogène et tend donc à remplacer une interdépendance par une autre… Ce qui n’est donc toujours pas une stratégie économique « libérale », loin s’en faut.
De son côté Trump doit donc tenter le protectionnisme, avec tous les risques que cela implique, et dont on vient de voir quelques échantillons…
Et le protectionnisme, évidemment, c’est aussi tout le contraire du libéralisme, décidément…
Néanmoins, c’est un pis-aller incontournable pour pouvoir espérer échapper aux griffes du banco-centralisme. A cet égard, il est particulièrement caractéristique, également, que les banques centrales, à commencer par la Fed US, s’ingénient à lui mettre des bâtons dans les roues…
A noter, au passage, qu’une politique protectionniste mettant un frein au commerce international mondialisé, c’est donc paradoxalement un bonus considérable pour l’écologie, que les écolos « démocrates » ont bien été en peine de ne jamais réaliser !
Et bien que réellement réactionnaire par bien des aspects de sa personnalité, Trump n’en est pas moins concrètement l’ennemi le plus farouche du totalitarisme banco-centraliste actuellement en marche sur la planète « mondialisée », et qui est bien en passe de devenir, si on ne l’arrête pas, une des pires formes d’obscurantisme que l’humanité ait connu, car appuyée, en plus, sur les technologies les plus sophistiquées, concentrées entre quelques mains.
A cet égard il faut donc bien mesurer à quel point la « rupture » entre Musk et Trump illustre la séparation de deux voies possibles pour l’avenir des USA et du monde.
Musk, qui est un pur produit du banco-centralisme, espérait donc se « garantir » une sauvegarde et une « reconversion » dans une économie « relocalisée » sans voir que cela impliquait nécessairement quelques « couteux » sacrifices qu’il n’était donc pas du tout prêt à accepter.
Mais face à une telle adversité généralisée, les chances de réussite de la tentative de Trump restent tout de même limitées.
Au moins aura-t-il eu le mérite historique d’essayer, et la réussite peut encore venir, si plus de gens et d’acteurs économiques arrivent à comprendre les enjeux réels, au-delà du simple intérêt immédiat. Ces enjeux ne sont pas seulement ceux de l’Amérique, mais ceux de l’équilibre économique et écologique du monde, à améliorer : il y a de quoi faire !
Luniterre
La Bête du Gévaudan 8 juin 18:31
@Luniterre
je ne demande à personne d’être d’accord publiquement avec quelqu’un d’aussi « infréquentable » que moi... j’en ai bien conscience... mais au moins, vous, vous comprenez de quoi l’on parle. Les autres sont totalement paumés.
Je pense que nous avons des désaccords sur la valeur, sur la dette, etc. Mais au moins on se comprend sur ce que vous appelez le « banco-centralisme » et que j’appelle le « socialo-keynésianisme ».
Les gauchistes comme Pinçon-Charlot n’ont aucune idée de ce qu’est le libéralisme... c’est assez pathétique de voir toute cette classe intellectuelle bourgeoise occidentale croupir dans l’indigence conceptuelle. Ca fermente du ciboulot de France Inter à LFI en passant par Télérama, Arte, Ouest-France, Bruxelles, Science-Po et Le Monde Diplo...
Proudhon et Bastiat étaient capables de débattre ensemble, bien qu’ils fussent en radical désaccord... mais au moins il y avait un niveau mutuel de comprenette... le gauchisme universitaire occidental actuel est une indigence de l’esprit absolument honteuse. Ces gens n’ont pas pris le temps de lire l’économie classique qu’ils prétendent « critiquer » (selon la terminologie de Marx)... d’ailleurs, la plupart n’a même pas lu Marx dont elle se réclame !
La Bête du Gévaudan 8 juin 18:42
@pasglop
Bastiat, contrairement à bon nombre de gauchistes et « d’humanistes », était en effet opposé farouchement à la colonisation... comme bon nombre de libéraux radicaux... et ça n’a pas changé...
le système « globaliste » actuel n’a rien de libéral... c’est une sorte « d’empire » auquel Bastiat se serait radicalement opposé...
il faut d’ailleurs lire comment Bastiat met dans le même sac la gauche socialo-communiste et la droite protecto-dirigiste... bref, tout le compendium maastrichtien... ça explique peut-être pourquoi Bastiat est si peu repris par la presse bourgeoise (Les Échos, Le Figaro, L’Opinion, etc.) qui a peur de lui.
Bastiat consacre la moitié de son oeuvre taper sur ce « globalisme » ou cet « européisme » que nous critiquons... Il les critique autant que le socialo-communisme.
D’où le petit extrait drolatique que j’ai posté : « le libre-échange c’est l’échange libre »... C’est assez pour comprendre que nous ne vivons pas dans le libre-échange puisque nous ne vivons pas dans l’échange libre. Comme une invite à la réflexion...
Francis, agnotologue 8 juin 18:45
@La Bête du Gévaudan
’’« banco-centralisme » et que j’appelle le « socialo-keynésianisme ». ’’
— >
Un socialisme sans lequel les producteurs et autres fabricants feraient faillite faute de consommateurs ! ![]()
Votre idéologie vous aveugle et ne vous permet pas de faire des analyses correctes.
Luniterre 8 juin 23:28
@Francis, agnotologue
@La Bête du Gévaudan
Depuis la crise de 2007-2008 et les différentes vagues de Quantitative Easing qui se sont succédées, on ne peut évidemment pas dire que les faillites ont cessé pour autant, mais néanmoins le fait est que les « réussites » et les « faillites » ne sont plus essentiellement conditionnées par la loi du marché, offre et demande, mais par les « bonnes relations » qu’entretiennent les uns et les autres avec leurs bailleurs de crédits et leurs « soutiens » sur les marchés financiers.
Musk est un exemple typique, avec sa Tesla, d’une entreprise qui est entièrement née d’une opération financière spéculative à long terme, soutenue bien davantage par les boursicoteurs que par les acheteurs de voitures pendant de nombreuses années, avant de finir par trouver une existence plus ou moins réelle ou illusoire en fonction de la perspective d’une suppression « légale » des véhicules thermiques.
Ce que nous montre l’actu, ces derniers jours, c’est que le soufflet pourrait bien retomber encore plus vite qu’il n’est monté, dans cette cuisine financière banco-centraliste...
Sans la masse monétaire artificiellement gonflée par le vent du crédit et de la spéculation financière, elle même fonction de cette masse monétaire excédentaire, le fait est bien que, comme le dit « Francis, agnotologue », « producteurs et autres fabricants feraient faillite faute de consommateurs ! ». C’est la question qui s’est trouvée posée à la suite de la dite « crise des subprimes », de laisser le marché se « réguler » au prix de multiples faillites, ou bien de faire survivre « à tout prix », c’est-à-dire au prix d’un endettement colossal, l’économie « consumériste » que l’on connaît encore, et qui ne survit donc que grâce au renouvellement perpétuel de la dette, également prôné comme principe de base économique par la droite et par la gauche.
En 2017, Mélenchon voulait déjà « sauver la France » en quémandant 100 Milliards de plus de dette à la BCE, mais c’était évidemment « petit joueur » en comparaison des plus de 1000 Milliards que la macronie y a ajouté depuis…
Mais pas en reste de « surenchère », il proposait, en 2020, de faire entériner par l’Assemblée Nationale le principe lui-même de « l’endettement perpétuel » de la France à l’égard de la BCE ! (*)
La droite banco-centraliste, c’est le vent de la dette dans les tuyaux financiers, la gauche socialo-keynésienne, c’est le même vent, dans les cerveaux !!!
Luniterre
L'article original sur Ciel de France:
Monique Pinçon-Charlot, désormais parmi les « dinosaures » de la pseudo-« critique anticapitaliste »
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Article et document cité dans le débat :
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