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"Supporters" du PSG déchaînés: "barbarie" ou sous-culture du lumpenprolétariat?

 

 

 

 


 


 

Le lumpenprolétariat est de toutes les sociétés et de toutes les époques et n'a jamais eu de rapport déterminant avec la lutte des classes, sauf au profit de la réaction, éventuellement fasciste, dans les décennies passées, soit comme milices, soit comme agents provocateurs, l'un n'excluant pas l'autre.

Avec la mondialisation il a pris une apparence « multiculturelle » mais en réalité d'anéantissement de toute culture résiduelle.

Tout au plus une « sous-culture ».

Rien à voir avec la véritable « barbarie » qui est l'expression d'une lutte des peuples « barbares » qui arrivent avec leur propre culture ancestrale aux marches des civilisations sédentaires, mais donc néanmoins avec une culture « alternative » qui n'est pas une « sous-culture », même si le choc des civilisations est violent, dans cette confrontation, et entraîne des phénomène de pillages et autres, mais organisés de manière stratégique dans ces affrontements interculturels et interethniques, amenant le plus souvent la fusion finalement réussie des cultures : la gaule « romaine », puis la fusion avec les « francs » et autres, à l'origine de la nation française. (Cf. Eugène Sue – les Mystères du Peuple).

Le lumpenprolétariat, quant à lui, qu'il soit « blanc » comme dans les siècles passés ou « multicolore-multiethnique » comme à l'époque actuelle, reste un facteur de destruction des liens sociaux et non pas un tissu de reconstitution d'une classe de lutte, sauf force d'appoint ultra-réac, le cas échéant.

Pour l'instant il est un « ballon d'oxygène » appréciable pour la droite nationale-populistse en mal de crédibilité après la condamnation judiciaire de Marine Le Pen & consorts.

Et fondamentalement il contribue à renforcer les clivages « communautaires » en lieu et place des clivages de lutte de classe, ce qui arrange bien le système, qui se frotte les mains en se moquant bien des victimes du chaos.

Luniterre
 

PS : à rappeler que les vagues migratoires importantes de la première moitié du XXème siècle, et jusqu'aux années 60, n'ont pas entraîné une telle déchéance, et même aucune, avec des processus relativement efficaces d'intégration, de la société française, contrairement à ce qui se produit avec la mondialisation actuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Eléments du débat Do/Luniterre sur VLR:

Salut Luniterre,

Là, il me semble que c’est toi qui retarde autant que ceux qui ne voient pas le banco-centralisme. Chez Marx le lumpen-prolétariat est lié au prolétariat. S’il n’y a plus de prolétariat, il n’y a plus non plus de lumpen-prolétariat.

De plus, Marx désignait par "lumpen-prolétariat" des déclassés qui servaient à briser les grèves ou à casser la gueule aux grévistes. Quelles grèves ces révoltés ont-ils brisées ? À quels grévistes ont-ils ont-ils cassé la gueule ?

NON, c’était la révolte pure qui a trouvé là une opportunité de se manifester.

Bien à toi,
do

http://mai68.org

Répondre à ce message

Réponse proposée :

Le prolétariat, par définition, est de toutes les époques, et donc le lumpenprolétariat aussi.

C'est le prolétariat industriel, et singulièrement, le prolétariat industriel directement productif, dont la force de travail est directement engagée en tant que forme d'énergie active dans le processus technique de production lui-même, qui est spécifique d'une époque particulière de la civilisation humaine, en train de s'achever avec le passage à la robotisation de plus en plus complète de tous les processus.

C'est donc bien la "désocialisation" d'une génération issue de ce prolétariat industriel en voie de disparition, et même, déjà disparu en tant que classe en soi et pour soi, qui engendre un surgissement supplémentaire, sinon exponentiel, en combinaison avec les phénomènes migratoires, du lumpenprolétariat.

Luniterre

 

Réponse à ce message :

·         Les invasions barbares (15’42)6 juin 12:29, par do

Ils n’ont cassé, ni voulu casser aucune grève. Ils ne sont pas commandités par la bourgeoisie pour faire ce qu’ils ont fait. Ce n’est donc pas du lumpen. Ce sont des révoltés. C’est tout.

do
http://mai68.org

Répondre à ce message

 

Réponse proposée:

PS : Ce qui est exprimé dans le post, et qui semble t’échapper à peu près totalement, c’est que la fonction actuellement utile pour le système, comme manipulation du lumpenprolétariat, c’est la division communautariste de la société, et non pas de « briser des grèves », ce qui serait problématique dans le contexte actuel, où ce lumpenprolétariat est le plus souvent inemployable comme main d’œuvre de substitution, d’une part, et où il n’y a plus, de toute façon et d’autre part, de grèves réellement significatives en tant que menaces pour le rapport de force actuellement établi entre les classes sociales.

Mais là où tu fais bien, c’est de rappeler, même si involontairement, en ce qui concerne les analyses de Marx, c’est que certaines sont évidemment et nécessairement contextualisées dans leur époque, tandis que d’autres, et notamment, dans les Grundrisse, ont davantage une fonction prospective sur le temps long, restant donc toujours d’actu, et même plus que jamais !

Luniterre

 

 

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