Faillite française en marche: 8, 10, 12 septembre, les trois derniers pas vers le précipice? Marc Touati ébauche une planche de salut
29.08.2025
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Par Antoine Potier
+Dernière minute:
Marc Touati demande la démission de Macron!!!
(Vidéo ajoutée à 17:30)
Entre l'austérité antisociale proposée par Bayrou et la macronie, d'un côté, et la démagogie socialo-keynésienne proposée par Mélenchon et sa clique, de l'autre, Marc Touati fait comme à son habitude une analyse lucide, mais ici particulièrement condensée et concentrée pour répondre à l'urgence de la situation, pour un auditoire qui n'a pas forcément suivi la logique de ses analyses telles que développées sur sa chaîne YouTube et dont nous remettons les derniers "épisodes" à la suite, afin de permettre aux lecteurs qui ne connaîtraient pas encore de la découvrir. Mais néanmoins, encore après les spots des pubs mensongères qui nous sont imposés ici depuis que l'éditeur Eklablog est passé sous le contrôle du groupe Webedia-Overblog.
(NDLR: la première vidéo est maintenant celle ajoutée à 17:30 et dans laquelle à 9:40 Marc Touati demande expressément la démission de Macron!!!)
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À 9:40 DANS CET INTERVIEW MARC TOUATI DEMANDE EXPRESSÉMENT LA DÉMISSION DE MACRON!!!
ENTRE L'AUSTÉRITÉ ANTISOCIALE PROPOSÉE PAR BAYROU ET LA MACRONIE, D'UN CÔTÉ, ET LA DÉMAGOGIE SOCIALO-KEYNÉSIENNE PROPOSÉE PAR MÉLENCHON ET SA CLIQUE, DE L'AUTRE, MARC TOUATI FAIT COMME À SON HABITUDE UNE ANALYSE LUCIDE, MAIS ICI PARTICULIÈREMENT CONDENSÉE ET CONCENTRÉE POUR RÉPONDRE À L'URGENCE DE LA SITUATION, POUR UN AUDITOIRE QUI N'A PAS FORCÉMENT SUIVI LA LOGIQUE DE SES ANALYSES TELLES QUE DÉVELOPPÉES SUR SA CHAÎNE YOUTUBE ET DONT NOUS REMETTONS LES DERNIERS "ÉPISODES" À LA SUITE, AFIN DE PERMETTRE AUX LECTEURS QUI NE CONNAÎTRAIENT PAS ENCORE DE LA DÉCOUVRIR. MAIS NÉANMOINS, ENCORE APRÈS LE SPOT DES PUBS MENSONGÈRES QUI NOUS SONT IMPOSÉES ICI DEPUIS QUE L'ÉDITEUR EKLABLOG EST PASSÉ SOUS LE CONTRÔLE DU GROUPE WEBEDIA-OVERBLOG.
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Quelques études et articles récents et plus anciens pour comprendre la mutation banco-centraliste de l'économie au XXIème siècle :
De la crise dite des "subprimes" (2007-2009) née du marché immobilier US à la présente conjoncture actuelle de récession économique en France, en passant par celle dite "du Covid", il y a bien un fil "conducteur" qui est celui de la dette, publique et privée. Pourquoi "publique et privée"? Formellement, la crise des subprimes était donc une crise de la dette privée. Mais à quoi est-elle due sinon déjà au déficit de la productivité US qui ne permettait plus aux ménages US modestes de payer leur logement tout en consommant normalement, selon le standard de vie de l'américain de base, à l'époque? L'octroi de crédits "abusifs" était donc une nécessité de survie impérative de l'économie US pour tenter de maintenir sa croissance: on connait la suite...
Ou plutôt, il est précisément nécessaire d'y revenir pour comprendre que le sauvetage des banques par les finances publiques, "soutenues" par les Banques Centrales, et finalement via les politiques monétaires de "Quantitative Easing", c'était le sauvetage "indispensable" pour la survie du système. Autrement dit, c'est le transfert de la dette privée sur la dette publique qui a permis au système de ne pas s'écrouler tout à fait, et même jusqu'à un certain point, de relancer la machine économique. Pour autant, lorsqu'un vieux moteur en panne redémarre avec un bon coup de manivelle, il n'est pas sensé continuer à entraîner la manivelle et son opérateur lorsqu'il a repris son rythme "normal": c'est plus que dangereux, et pour le moteur, et surtout, pour l'opérateur qui ne "lâche pas la manivelle".
La vraie question est donc de savoir ce qui se passe si l'opérateur "lâche la manivelle": est-ce que le moteur se bloque à nouveau, laissant également l'opérateur "en panne de croissance", alors que même ainsi elle reste de toute façon déjà très faible? Et avec ce "blocage", ne risque-t-on pas un violent "retour de manivelle" encore bien pire que les précédents de 2008 et 2020?
L’évidence que met sous nos yeux le schéma symbolique de la balance, c’est la part de la valeur d’amortissement du capital fixe qui est assumée par la dette sur le plateau le plus "lourd" de la balance, d’un côté, et qui permet donc, de l’autre côté, sur le plateau de la finance, les « superprofits » autrement impossibles.
Un tour de « passe-passe » qui serait impossible sans les politiques monétaires ad hoc des Banques Centrales, et en UE, donc, de la BCE.
Exit le capitalisme « classique », bonjour le banco-centralisme !
Un système qui tient à la fois de la pyramide de Ponzi et de la dystopie orwellienne. Mais une pyramide de Ponzi constamment « consolidée » par les politiques monétaires « créatives » des Banques Centrales et une dystopie qui ne peut précisément se rendre « durable » que par un contrôle de plus en plus totalitaire de la vie quotidienne et de la « pensée » des citoyens.
« Je me promène au bord de la mer. Un heureux hasard me fait mettre la main sur un superbe diamant. Me voilà en possession d’une grande valeur. Pourquoi ? Est-ce que je vais répandre un grand bien dans l’humanité ? Serait-ce que je me sois livré à un long et rude travail ? Ni l’un ni l’autre. Pourquoi donc ce diamant a-t-il tant de valeur ? C’est sans doute que celui à qui je le cède estime que je lui rends un grand service, d’autant plus grand que beaucoup de gens riches le recherchent et que moi seul puis le rendre. Les motifs de son jugement sont controversables, soit. Ils naissent de la vanité, de l’orgueil, soit encore. Mais ce jugement existe dans la tête d’un homme disposé à agir en conséquence, et cela suffit. »
Frédéric Bastiat - Harmonies économiques - 1850
Que sa possession soit le fruit d’un improbable hasard sur le sable de la plage ou le fruit d’un travail acharné pour l’extraire des entrailles de la terre, la valeur d’un diamant ne réside jamais que dans l’apparence sociale de richesse qu’il pose.
La simple apparence est l’utilité sociale du diamant comme nourrir est l’utilité sociale du pain. Que la possession de l’un ou de l’autre aient nécessité plus ou moins de travail est un présupposé qui questionne donc la valeur du travail. Mais quoi qu'il en soit, gagnés avec ou sans travail, nourrir reste l’effet social du pain comme l’apparence reste l’effet social du diamant, et c'est bien cet effet social qui en fait la valeur immédiate.
La question de savoir si le travail humain a une valeur ou non dépend donc uniquement de son utilité sociale. C’est la valeur particulière de l’énergie du travailleur. Le travail est d’abord et avant tout une énergie, et c’est sous cette forme fondamentale qu’il a une utilité sociale ou non, une valeur ou non.
La quantité d’énergie dépensée par un ouvrier au cours d’une opération de production est mesurable par le temps de travail moyen consacré à cette opération, par exemple le temps nécessaire à tourner tel ou tel épaulement d’une pièce avec telle ou telle machine plus ou moins perfectionnée techniquement.
Il y a une quantité de travail fournie par la machine, une autre par l’ouvrier, et donc un rapport entre les deux : capital fixe/capital variable. La somme des deux énergies est la base du capital industriel productif tel qu’il a révolutionné le monde au XIXème siècle.
Sur l'histoire et la formation des fondamentaux du banco-centralisme, et sur une alternative éventuelle :
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Un article un peu plus ancien, mais où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et au danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Pour un retour à quelques fondamentaux du Gaullisme,
réadaptés en pratique à l’évolution économique du XXIesiècle :
Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.
C’est pourquoi nous avons proposé, sur Ciel de France, de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle :
Pour une approche plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond :