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À propos d’un éventuel « échange de prisonniers » Laurent Vinatier contre Anna Novikova…
A priori, et jusqu'à présent, l’idée même d’un tel « échange » prêtait carrément à sourire, même si elle était régulièrement évoquée dans les posts en commentaires concernant l’incarcération particulièrement brutale d’Anna Novikova et de ses camarades de l’association humanitaire SOS Donbass.
Désormais, cependant, même si le principe d'un « échange d'otages » n'a pas encore été formalisé, le « rapprochement » des deux cas est clairement exprimé dans la presse « mainstream » au service de la Macronie :
"Russie: le Français Laurent Vinatier pourrait être jugé fin février pour espionnage
[...]Depuis fin août, il est visé par de nouvelles accusations d'espionnage, passibles d'un maximum de 20 ans de prison."
...Même si le thème initial de l'article est le cas Vinatier, non seulement il est replacé dans le contexte de promotion quasi “officielle” de la russophobie macronienne, mais le cas d'Anna Novikova et ses amis de SOS Donbass est clairement “positionné” à la suite, dans le même article, dans le développement de sa “logique” expressément russophobe et “guerrière” en terme de phraséologie, selon la désormais “bonne tradition macronienne" du “Nous sommes en guerre!”, faisant la paire, est-il besoin de le rappeler, avec son “Quoi qu'il en coûte!”, et d'autres pitoyables “saillies” qui sont la marque de ce sinistre personnage.
Mais que cette démarche reste « officieuse » ou non, le fait que cette idée vienne spontanément à l’esprit de ce qui reste comme commentateurs « libres » de l’actu ces jours-ci en France est déjà en soi un indicateur de la déchéance des supposées « institutions démocratiques » de notre pays.
Allons donc tout de même examiner ce qu’il pourrait réellement en être…
SOS Donbass est une association humanitaire selon la dite « loi de 1901 » et ne saurait donc déroger, dans ses statuts et sa pratique, au cadre de cette loi.
Et d’autant moins qu’en tant qu’association qui déclare très ouvertement son engagement en faveur des populations du Donbass, martyrisées depuis 2014, elle est donc, comme on peut le constater dans la presse, constamment sous la surveillance et la pression des autorités françaises, en raison de sa sympathie non dissimulée pour les analyses géopolitiques favorables au pouvoir actuel en Fédération de Russie.
Néanmoins, et même d’autant plus, à l’évidence, dans l’organisation de toutes ses manifestations elle ne peut donc agir que strictement dans le cadre de la dite « loi de 1901 », c'est-à-dire en coordination avec les forces de l’ordre locales partout où elle intervient sur la voie publique, et donc y compris et même surtout, près de sites « sensibles » en termes d’engagements de la France en armements de soutien militaire à l’Ukraine.
De sorte que d’éventuels « contacts inappropriés », en termes de Défense Nationale française, et d’informations « sensibles » en lien avec cette défense sont à priori tout à fait impossibles, sauf à remettre en cause le travail des forces de l’ordre et des services de sécurité de ces entreprises « sensibles ».
Dans la mesure où rien de tel ne semble invoqué dans les motivations, pour le moins floues, sinon carrément incompréhensibles et grotesques de ces arrestations, on ne peut donc qu’en revenir à l’hypothèse de motivations purement politiques, et donc éventuellement « géopolitiques », en termes d’« échanges de prisonniers », sinon carrément d’« otages ».
Mais le « potentiel », en termes de « renseignements », étant quasiment nul ou négligeable, du côté de SOS Donbass, en est-il de même, en cas d’« échange », avec notre compatriote Laurent Vinatier, actuellement incarcéré en Fédération de Russie ?
Selon la presse poubelle au service de la Macronie, l’association SOS Donbass aurait donc servi de « couverture » à des activités délictueuses, alors que c’est une association humanitaire particulièrement surveillée et soumise à tous les contrôles possibles selon la dite « loi de 1901 ».
De Laurent Vinatier on nous dit qu’il a dans un premier temps plaidé son « ignorance » de la loi russe sur le statut et les obligations des « agents étrangers », qu’ils soient russes ou non, du reste.
Alors que cette loi existe depuis 2012 :
Et que cette loi est donc parfaitement connue des juristes français, et alors que Laurent Vinatier lui-même partage depuis « des années » sa vie de « chercheur » entre la France et la Russie :
« L'intéressé avait reconnu les faits, mais plaidé l'ignorance. Il s'est également excusé, espérant l'indulgence de la justice.
Selon des sources interrogées par l'AFP, le Français travaillait depuis des années sur le conflit entre la Russie et l'Ukraine, avant même l'offensive russe de février 2022, dans le cadre de discrets efforts diplomatiques en parallèle à ceux des États.
Jusqu'à son arrestation, il effectuait des voyages dans les deux pays. »
En réalité, entre son travail à l’institut Thomas More, de 2008 à 2014, sa thèse précédente, achevée en 2008, et son travail au "Centre pour le dialogue humanitaire", basé à Genève, et jusqu’à son arrestation, cela fait donc carrément une vingtaine d’années qu’il partage sa vie entre la France et la Russie :
« Laurent Vinatier travaille depuis plus de 20 ans en Russie sans y être résident permanent. Il a publié plusieurs livres sur la Russie et exerce pour le Centre pour le dialogue humanitaire, organisation suisse financée par des subventions intergouvernementales. Son activité vise à résoudre les conflits par la diplomatie privée. À ce titre, Il aurait organisé des rencontres informelles afin de soutenir l’Initiative céréalière de la mer Noire menée par l’ONU et la Turquie. Ce serait là qu’il aurait croisé le chemin de son dénonciateur. L’enquête ouverte à la suite aurait montré qu’il organisait des réunions en Russie avec des citoyens russes (politologues, sociologues, experts militaires, etc.) pour recueillir des informations militaires et que les activités réelles du Centre ne répondaient pas à celles officiellement déclarées. »
Concernant sa période antérieure à l’institut Thomas More, la fiche de cette organisation précise :
« De nationalité française, Laurent Vinatier est spécialiste de la Russie et de l’ex-Union soviétique. Après une première expérience à Tachkent (Ouzbékistan), au sein de l’Institut français des études centrasiatiques, il travaille pour l’OTAN (cabinet du Conseiller du Secrétaire-Général pour les affaires d’Europe centrale et orientale). Dans le cadre d’un doctorat mené sous la direction d’Olivier Roy et soutenu en décembre 2008 à l’Institut d’Etudes politiques de Paris, il étudie le conflit en Tchétchénie, les phénomènes diasporiques qui en résultent et les transformations politiques qui touchent cette région en guerre. Il rejoint alors l’Institut Thomas More et dirige la rédaction d’un ouvrage consacré exclusivement à l’élection présidentielle de Russie en 2008. »
Sources : Alternatives internationales, Institut T. More
Biographie mise à jour en 2014
https://www.diploweb.com/_Laurent-VINATIER_.html
Lorsque la presse poubelle de la Macronie tente de charger la très modeste association SOS Donbass de « servir de couverture », elle ferait bien, d’abord, de consulter ses propres annales sur le sujet concernant « le cas Vinatier »… !
De plus, la prétendue « ignorance » de cette loi, par Vinatier, à ce niveau de connaissances et de recherches « scientifiques » sur la société russe n’est tout simplement pas du tout crédible et lui a été officiellement signifiée comme telle :
« Lundi, devant la juge, il a plaidé coupable. Coupable de ne pas s'être inscrit au registre des agents de l'étranger "parce que je ne savais pas que je devais le faire", a-t-il tenté. "Non, vous devez reconnaître votre responsabilité totale", a répondu la juge. Ce qu'il a fait : le Français, qui a interdit à ses avocats et à ses proches de parler aux médias, espère écoper d'une peine plus légère que les cinq ans de prison qu'il encourt. »
Le résultat positif étant que sa première peine a été limitée à trois ans de « colonie pénitentiaire au régime général », le type de détention le moins sévère, en Russie, avec une grande part de vie sociale, tout étant relatif.
Le problème actuel étant, comme vu en début de cet article, qu’il encourt désormais un nouveau procès pour des faits d’espionnage, avec malheureusement vingt ans de détention à la clef.
Et c’est donc bien là que l’idée d’un « échange » peut éventuellement prendre racine dans les têtes malades de la Macronie…
Bien entendu la biographie de Laurent Vinatier n’en fait pas forcément pour autant un agent stipendié de tel ou tel organisme ou service occidental, mais si l’on compare les deux « parcours » les chances qu’il ait pu accéder à des informations « sensibles » concernant la Fédération de Russie sont manifestement bien supérieures à celles qui auraient pu mettre Anna Novikova et ses amis de SOS Donbass en position d’accéder à des contenus risquant d’affecter la sécurité de notre pays.
De plus, actuellement, la campagne de presse poubelle macronienne visant Anna Novikova tend à lui faire ridiculement porter sur ses frêles épaules les moindres actions de « propagande » exposant simplement le point de vue de la Russie, auxquelles cette presse n’hésite pas à ajouter les « têtes de cochon devant les mosquées » et autres provocations de mauvais goût qui n’ont qu’un rapport pour le moins indirect avec les analyses géopolitiques concernant le conflit ukrainien.
Cette campagne fait donc carrément dans le grotesque, mais malheureusement, comme nous le rappellent les heures les plus sombres de notre histoire, plus c’est gros et plus ça passe !
Au stade actuel il est encore impossible de dire si l’ignominie macronienne ira jusqu’à pratiquer un « échange d’otages » entre la Russie et la France à propos d’Anna Novikova et de Laurent Vinatier, et bien entendu on ne peut que souhaiter que chacun retrouve sa famille et ses enfants, mais il n’est pas douteux que le seul cadre durable pour un tel accomplissement ne peut être autre que le cadre de la Paix.
La France n’est en guerre ni contre la Russie ni contre l’Ukraine et le cadre de la paix entre les principaux intervenants dans ce conflit, USA et Fédération de Russie, a nettement été défini par le « Plan de Paix en 28 Points », même s’il nécessite évidemment des aménagements concrets pour entrer en vigueur.
Plutôt que de pourchasser Anna Novikova et ses amis sous des prétextes aussi ridicules que futiles, notre gouvernement ferait beaucoup mieux de contribuer diplomatiquement à mettre en œuvre ce cadre de Paix qui permettra enfin de réunir parents et enfants séparés par la guerre et la répression politique.
Luniterre
PS : parmi les « chef d’œuvres » de la presse poubelle macronienne figure la « réinterprétation » par le journal Sud-Ouest, aux « bons soins » d’un certain Vivien Latour, d’une interview accordée à ce média par Anna Novikova :
Cette « réinterprétation » est un jalon, et non des moindres, sur la route « médiatique » qui a mené au climat actuel d’hystérie et de chasse aux sorcières.
Pour s’en convaincre il était donc encore possible, jusqu'à hier soir, d’écouter sur la chaîne Youtube de SOS Donbass, l’enregistrement « brut de décoffrage » de cette interview effectuée sur une terrasse de café, avec tous les bruits et problèmes techniques que cela implique, dont la rupture finale de l’enregistrement. Ce n’était donc évidemment pas , à l'origine et dans le principe même, destiné à publication, mais pouvoir le réécouter attentivement permettait de mesurer la mauvaise foi et les tentatives de manipulation de ce « journaliste », entièrement au service d'un système de falsification de l'info visant à justifier les rodomontades « guerrières » de la Macronie, et donc à enfoncer encore davantage notre pays dans la faillite et la déchéance.
Problème, ce passage en PS vient donc d'être réécrit au « passé », et pour cause : la vidéo vient d'être censurée par Youtube !!!
« Liberté d'expression en France » ???
Deux poids, deux mesures !!!
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