/image%2F1241236%2F20260128%2Fob_d40165_parts-pib-mondial-imf.png)
/image%2F1241236%2F20260128%2Fob_276e0d_doze-dollar-re-a-do.png)
>>> https://mai68.org/spip3/spip.php?article5912
Pour l’instant la plupart des pays ont leurs réserves monétaires principalement en dollars et en bon du Trésor US, mais ce qui revient au même : la valeur du dollar dépend essentiellement de la « solidité » et de la liquidité (capacité à circuler) de la dette US. Et cela vaut aussi encore pour la Chine, dépendante de son commerce international, et y compris avec les USA.
Pour l’instant l’effondrement du dollar entrainerait non seulement l’effondrement de l’économie européenne, mais également l’effondrement de l’économie chinoise et de la plupart des pays des BRICS, malgré les efforts d’autonomisation de leurs circuits commerciaux.
Quitter une dépendance pour rentrer dans une autre n’améliorera en rien la situation économique de notre pays.
Pour l’instant, le seul pays des BRICS et d’envergure mondial à faire preuve d’une certaine autonomie et résilience, c’est la Russie. Que cela plaise ou non, c’est juste une réalité factuelle que l’on peut observer depuis le début de la guerre en Ukraine, mais qui avait été déjà bien amorcée par sa résilience face aux sanctions consécutives au Maidan.
Mais en fonction de son engagement principal dans ce conflit, elle ne se trouve pas, néanmoins, en capacité d’intervenir activement de manière efficace en soutien de ses autres alliés potentiels « lointains », comme le Venezuela et Cuba, et Trump en profite, évidemment.
La Chine ne semble pas non plus très engagée dans la défense des ses intérêts en Amérique Latine, pour l’instant. Elle mise semble-t-il sur la durée nécessairement « provisoire » de la nouvelle politique « Monroe » de Trump, qui se terminera probablement avec une alternance politique aux USA, étant donné l’échec en cours de « Maga » sur le plan de la réindustrialisation.
Bref, comme le démontre malgré elle cette amusante séquence télé « mainstream », le maître mot de l’économie mondiale et des rapports de forces qui en découlent, c’est bien désormais la dette, même si sous des formes diverses selon les pays et les continents.
Et le mondialisme banco-centraliste reste principalement une hydre à deux têtes, USA et Chine, tant les réseaux commerciaux et les dettes publiques et privées de tous les pays sont interconnectés et interdépendants.
Les deux têtes se chamaillent, et même violemment, mais ne peuvent pas encore se séparer au niveau du ventre économique, qu’elles ont encore en commun.
Un monde nouveau et réellement multipolaire ne peut encore surgir que sur la base de relations bilatérales véritablement équitables. Cela suppose de s’en donner les moyens, et malheureusement essentiellement d’abord entre nations disposant d’armes de dissuasion nucléaire nécessaires et suffisantes pour garantir leur parole.
C’est la pratique sur une durée suffisante d’accords bilatéraux équitables qui pourrait amorcer un véritable mouvement de « dédollarisation ».
Luniterre

Cet article en PDF avec les docs en liens :
Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
/image%2F1241236%2F20260128%2Fob_01a78c_vnrpf-cdf-logo-titre2024.png)


/image%2F1241236%2F20260128%2Fob_fbc924_brics-parts-pib-mondial-imf.png)
/image%2F1241236%2F20260128%2Fob_41a44f_g7-parts-pib-mondial-imf.png)



/image%2F1241236%2F20260128%2Fob_10096b_macronie-vs-france-vf.png)