"Juste au coin de la rue, là, juste pour voir": Terreur à Lyon-7ème après la mort de Quentin Deranque
19.02.2026
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Par Antoine Potier
Ayant vécu au tout début du XXIème siècle dans le quartier lyonnais où se sont récemment déroulés la rixe "politique" "antifas" Vs "fachos" et le lynchage à mort du jeune Quentin Deranque il nous apparaît nécessaire de mettre au grand jour quelques uns des ressorts systémiques qui ont amené la France de 2026 à une telle situation.
Les liens vidéos choisis mènent aux séquences qui nous paraissent révélatrice de cette situation, mais bien entendu, l'intégralité de ces vidéos, couvrant largement le spectre politique des forces incriminées dans les différents "narratifs", restent accessibles en écoute intégrale, ce qui reste une documentation utile pour approfondir l'analyse de cette situation.
Un résumé de notre approche de cette situation, sur Ciel de France, se trouve donc développé à la suite des liens vidéos.
Enquête au cœur d'une zone sous tension: Lyon-7ème après la mort de Quentin Deranque
"_Je ne crois pas moi à 1930, je crois à 1958. C'est-à-dire le moment où tout d'un coup, en pleine crise d'Algérie, au moment où ce pays est en train de s'effondrer entre deux mouvements terroristes, le FLN d'un côté, l'AS de l'autre, il y a une apparition miraculeuse qui est celle du général de Gaulle.
_ Qui sera le général de Gaulle ?
_Et bien, c'est un grand débat et je souhaite qu'on en trouve un assez rapidement."
Gauche Vs Droite: la grande illusion systémique mortelle:
LFI est-elle vraiment "de gauche",
avant même d'être "extrême"???
Depuis plus d'un demi-siècle les classes populaires françaises ont vécu dans l'illusion médiatique, principalement héritée de l'époque héroïque de la Résistance, que la "gauche" était naturellement et intrinsèquement parée de vertus humanistes et morales qui devaient historiquement nécessairement triompher du "mal" droitiste, qu'il soit "extrême" ou "modéré". Dans cette logique l'"extrême-gauche" se considérait elle-même nécessairement parée d'un "supplément d'âme" en termes de "moralité" et donc habilitée à fair régner ici bas, et y compris par la violence, les prémisses d'un ordre futur tout aussi nécessairement et forcément "meilleur".
Mais plusieurs "retours au pouvoir" de la gauche, à commencer par la longue "expérience mitterrandienne" on lentement craquelé le vernis de cette illusion au point de finir par la briser complètement, et surtout, dans ce qui reste de la classe ouvrière de ce pays, qu'elle a particulièrement contribué à démembrer, et souvent, carrément violemment.
Mélenchon, à l'origine formé politiquement comme cadre trotskyste "lambertiste", passé ensuite par la Mitterrandie profonde, a vu son aura s'élargir en jouant la carte d'un pseudo-"souverainisme" à l'occasion du référendum de 2005, avant d'enfiler les confortables chaussettes réversibles du keynésianisme (*) à l'intérieur des bottes du populisme "extrême-gauchisant" qui est devenu sa dernière marque de fabrique des illusions électoralistes.
Et donc, face à la grande désillusion générée par le "bloc centriste" sous la Macronie, il se voyait déjà quasi idéalement positionné en "challenger" de l'"extrême-droite" lepéniste devenue historiquement "titulaire" d'une place au second tour des présidentielles, à titre de "repoussoir systémique" permettant en tout état de cause au "bloc central" de rafler la mise, même après un premier tour éventuellement calamiteux...
Pour Mélenchon, une place de "challenger" inespérée mais en réalité acquise essentiellement en combinant communautarisme et violence. Une situation qui ne pouvait donc que vaciller au moindre "accroc" dans le narratif, aujourd'hui complètement déchiré par le choc du réel, sous la forme criminelle d'une violence de type ouvertement sociale-fasciste.
Mais pour l'instant le "bloc central" est à la recherche d'un nouvel illusionniste de service, d'un "Macron bis" qui ne soit pas encore trop usé, une denrée rare, ce qui, dans l'attente, laisse la place et le rôle au bellâtre creux du RN comme roue de secours systémique.
Mais avec la chute de la Maison Mélenchon les dés n'ont donc malgré tout pas encore fini de rouler, au centre du jeu politicard "français", dans le marigot de la trahison nationale élevé au rang d'institution.
Luniterre
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(* Dans les bottes du populisme "extrême-gauchisant", les vieilles chaussettes réversibles du keynésianisme banco-centraliste:
Pour mémoire, déjà en 2017 Mélenchon voulait inféoder encore davantage la France à la BCE en conditionnant son "plan" à un endettement supplémentaire de 100 milliards d'€uros!!!
Mélenchon, le 05/02/2017, il y a donc tout juste 9 ans, lors de la campagne présidentielle 2017 :
« _ Vous promettez la création de 3,5 millions d’emplois. Comment allez-vous faire ?
_ Notre logique, c’est la relance économique par l’investissement massif. La droite et Macron proposent de retirer 100 milliards de la dépense publique ; moi je propose de rajouter 100 milliards d’investissements. Même le FMI de M me Lagarde dit qu’il faut relancer en recourant à l’emprunt. N’oublions pas : 1 € en investissement génère 3 € d’activité qui génèrent à leur tour au moins 20 % de retours vers l’Etat sous forme d’impôts et taxes. En tout, nous pouvons créer 3,5 millions d’emplois.
_ Mais où trouver l’argent ?
Ce n’est pas le plus difficile. La Banque centrale européenne (BCE) fait une opération de distribution gratuite de fonds aux banques privées ; 80 Mds€ par mois, 60 millions de smic ! Pas un centime n’est venu dans l’économie réelle ! Tout part dans la sphère financière qui ne produit rien. Dès le premier jour je mandaterai la Banque française d’investissement pour qu’elle aille chercher les 100 milliards à la BCE. »
Depuis plusieurs décennies déjà, le monde est essentiellement écrasé par la dette, tant publique que privée. Néanmoins jamais autant d’argent n’a circulé dans la sphère financière ni ne s’est accumulé sur quelques « grandes fortunes » qui capitalisent formellement à des chiffres supérieurs aux budgets complets de bon nombre de nations. Si l’on veut simplement figurer la chose en termes de « vases communicants » ou plus exactement encore, de « siphonage », les chiffres rendent pourtant évident que les montants faramineux de ces fortunes restent malgré tout en deçà de la dette publique et privée.
Ce qui peut apparaître encore comme un « élargissement du Capital » n’existe donc pas sans un élargissement encore plus grand de la dette publique et privée, et donc parler encore de « capitalisme » à propos de ce qui n’est plus que du « siphonage » de la dette publique et privée est tout à fait inapproprié tant du point de vue conceptuel que du point de vue sémantique.
Le vocabulaire courant reste donc en retard sur l’évolution du réel, tout aveuglé qu’il est par la brillance factice, la morgue et l’exubérance indécente de ces fortunes spectaculaires, dont très peu, et surtout pas, les plus grosses, ressortent réellement d’une démarche concrètement entrepreneuriale.
Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :
Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :
Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
-* _ Indépendance militaire et géostratégique
-* _ Indépendance diplomatique et économique
-* _ Indépendance financière et monétaire
-* _ Indépendance culturelle et idéologique
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France
Contrairement à ce qui s'affiche ouvertement à notre époque, Hitler et Laval n'avaient pas l'impudence de rire ouvertement et publiquement de leurs forfaitures!
Ce n'est pas parce que des criminels parlent entre eux de la pluie et du beau temps, plus ou moins sur le même ton que des concierges, que cela fait des chroniqueurs météo des complices de leurs crimes... Evidemment, lorsqu'ils parlent entre eux de sujets d'actu, cela peut donc impliquer des acteurs politiques majeurs de notre époque. Le fait que des truands cherchent à avoir des accointances avec des politiques est historiquement assez fréquent, et le fait qu'ils y arrivent assez souvent est même historiquement très bien documenté, et depuis des décennies.