Par Antoine Potier

Parmi tous les auteurs de tous horizons qui écrivent sur AgoraVox, "Armelle" se réclame du mouvement "libertarien", qui est, en économie, la forme la plus "extrême" du libéralisme. En principe, une sorte d’"anarcho-libéralisme" visant à réduire au maximum le rôle de l’Etat dans la société, et surtout, évidemment, son influence et son rôle dans la vie économique. Autrement dit, un capitalisme tout à fait débridé… Au motif et/ou prétexte que le marché complètement livré à lui-même se "régulerait" spontanément en termes d’équilibre économique et social.
Un "utopie" que la loi de la jungle "humaine" n’a jamais rendue opérationnelle nulle part, sauf à mener à son exact contraire : la dictature monopoliste…
Le dernier article d’"Armelle", portant sur le rôle de l’IA dans l’économie, et les transformations profondes, voire radicales, qu’elle y induit, était donc un thème à priori tout à fait passionnant et si "Armelle" est restée, pour le moins, dans une certaine confusion au cours du débat dans les commentaires, avant de le déserter, en fin de compte, celui-ci n’en a pas moins abordé toute une série de questions fondamentales en lien avec ce thème et ses conséquences.
Dans le présent extrait le sujet abordé entre "Christophe", qui semble savoir de quoi il parle, et "Luniterre", autodidacte en cette matière comme en d’autres, porte sur la question de l’autonomisation de l’IA par rapport à ses concepteurs et utilisateurs, avec ses conséquences, déjà concrètes, sur la société humaine.
Peut-on et doit-on y mettre une limite, et laquelle ?
Luniterre
PS: au 21/02/2026 on ajoute à la suite le dernier échange à ce jour sur cet article d'"Armelle", entre Robert GIL et Luniterre.
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Marx avait-il raison ?… Mais pas pour les raisons que l’on croit ? IA, capitalisme et fin du travail
On a longtemps présenté la pensée de Karl Marx comme un manifeste révolutionnaire destiné à renverser le capitalisme. Pour les mouvements communistes, Le Manifeste du Parti communiste (1848) et Le Capital (1867) constituaient une feuille de route : dénoncer (…)
1294 visites 16 fév. 2026 | 61 réactions | Armelle + Partager
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/marx-avait-il-raison-mais-pas-pour-266805
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Les principaux extraits du débat republiés sur Ciel de France :
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Christophe 16 février 20:22
Bonjour Armelle,
Marx ne se réduit pas à l’approche exclusive du manifeste du parti communisme écrit avec Engels mais il me semble que son œuvre principal réside dans le Capital.
Tout lecteur objectif d’un point de vue de la philosophie politique sait bien que Marx aborde un point propre au libéralisme, de la dualité entre le libéralisme social et le libéralisme économique qu’il n’oppose pas mais tente d’en déterminer les contour et de savoir quel libéralisme tend à contraindre l’autre.
Cette lecture est très ancienne pour moi et je traite le sujet plus de mémoire qu’avec des citations mais je me souviens d’une question qui illustre bien cette recherche d’équilibre : quelle est la part de travail qui contraint la liberté sociale, en d’autres termes, quelle est la part du travail naturel (au sens anthropologique) de la part qui va au-delà de cette nécessité.
Concernant l’approche de l’IA, vous écrivez :
Nous ne parlons plus simplement d’automatisation mécanique. L’IA touche désormais le travail cognitif : rédaction, programmation, diagnostic, création, analyse stratégique.
Ce que d’aucun appellent l’Intelligence Artificielle n’a rien d’intelligent. Exploiter un corpus énorme de données à des vitesses faramineuses n’est pas de l’intelligence, c’est juste de la vitesse d’exécution accrue. Reprendre des modèles de rédaction pour les répéter ne fait pas de cet outil un acteur intelligent.
Quand vous abordez la création, l’IA ne créée rien, elle compile et recrache ce qui a déjà été créé. Poser un diagnostic est possible depuis plus de 40 ans, cela s’appelait les systèmes experts ou systèmes spécialisés ; j’avais développé un système d’analyse de textes juridiques qui est resté au stade d’un système expert mais n’a jamais pu passer le stade d’outil intelligent (l’ouverture sur le monde est bien plus complexe que l’analyse dans un domaine restreint), même s’il possédait des phases d’apprentissage pour ajuster ses méta-connaissances et en déduire des connaissances.
Dès lors que vous appliquez la rationalité, l’ordinateur est capable de faire mieux et plus vite que l’être humain ; mais la rationalité n’est pas l’intelligence.
Cependant, je rejoins votre analyse sur l’évolution nécessaire des sociétés humaines qui ont basées leurs relations premières sur le travail alors que les machines vont supplanter les hommes pour le travail. Une transformation en profondeur des sociétés humaines doit être menée mais je ne vois aucun dirigeant suffisamment intelligent dans ce monde pour comprendre qu’il faut amorcer ce virage et commencer à préparer les populations à cette modification majeure des sociétés.
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Luniterre 16 février 22:19
@Christophe
Vous semblez avoir une expérience personnelle de l’IA, néanmoins on parle aujourd’hui d’IA générative, ce qui, par définition, implique une part importante de créativité de la part de la machine, ce qui se voit, du reste, dans pas mal de ses « productions » les plus diverses.
L’IA ne se contente donc pas de « recracher d’une manière rationnelle » un ensemble de données qui lui sont inculquées, mais elle en fait bien la matière de base de sa propre « création », tout comme un enfant auquel on append des bases qui « nourrissent » son jeune cerveau et sa « créativité ».
De plus, à partir du moment où un processus « génératif » devient autonome avec l’utilisation de ses propres données, il n’y a en fait aucune raison de supposer qu’il va forcément rester « rationnel » même au sens de la logique élémentaire et c’est bien ce que l’on peut expérimenter avec des réponses parfois franchement délirantes de l’IA, à faire pâlir les « complotistes » les plus « allumés »…
Donc, non, je ne pense pas que l’on doive confier quoi que ce soit d’important à ce genre de machine.
La question importante me semble donc être de trouver la limite entre informatique « classique », utile et déjà très perfectionnée, et IA générative à proprement parler, qui est un piège mortel pour la culture, la société et la civilisation humaine, s’il est même encore possible d’en sortir !
Luniterre
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Christophe 17 février 00:51
@Luniterre
Bonjour Luniterre,
Je ne dirais pas que je possède une expérience particulière en IA, j’ai surtout travaillé dans les sciences cognitives qui est la base théorique de l’IA, même si j’ai construit quelques applications spécifiques sur demande.
Dans les sciences cognitives nous abordons l’intelligence selon différents concepts qui sont à l’opposé de notre approche mathématique et formelle, la rationalité n’étant qu’un processus formel.
La créativité humaine ne repose pas sur la déduction mais sur l’induction, si une machine peut aujourd’hui déduire, il n’en reste pas moins qu’elle est totalement incapable d’induire ; les fonctions mathématiques ne sont pas du tout inductives mais exclusivement déductives.
Richard Montagu est le seul chercheur qui ait tenté de créer un lien entre nos mathématiques déductives et un corpus de mathématiques inductives … mais ce fût un échec. Sans induction une machine ne peut être intelligente.
J’ai beaucoup travaillé sur les langages de représentation de connaissances, langages très spécifiques qui ne reposent en aucune manière sur de l’algorithmique, cependant, nous nous heurtons sans cesse aux limites de la représentation mathématique qui est la seule représentation admise par une machine actuellement.
Des expériences que j’ai pu testé, il ressort qu’une machine ne peut pas courir un risque de non vérifiabilité de ses résultats. Même dans le monde des logiques formelles comme les déontiques, floues, épistémiques, … qui introduisent quelques nuances théoriques, nous retombons in fine toujours sur une valeur de vérité qui laisserait entendre que le monde peut être formulé par le tiers exclu ; ce qui ne se vérifie pas dans le monde réel.
Lorsque vous utilisez des langages de l’IA comme LISP ou Prolog, il ne faut pas croire que les notions particulières telles les clauses de Horn permettent de s’extraire de ce phénomène, en fait la différence fondamentale avec les langages impératifs et fonctionnels, c’est que les langages de l’IA (déclaratifs) ne sont pas séquentiels, il sont récurrents, et qu’ils ne s’arrêtent pas à la première occurrence dont la valeur de vérité correspond à la condition posée. C’est sans doute là une belle impression d’intelligence, mais cela reste une impression.
J’ai pourtant travaillé longuement sur ces sujets, un véritable système intelligent ne peut se construire que par un apprentissage minimale avec une capacité d’accès à une grande quantité d’informations et une capacité créative qui ferait, quoiqu’il en soit et mon expérience me l’a montré, une machine qui ne ferait pas du tout ce qui est attendu. Lorsqu’une machine fournit le travail attendu c’est qu’elle manque justement de créativité.
Il serait judicieux de passer ces outils au test de Turing qui reste le seul test encore opérationnel permettant de distinguer l’intelligence humaine et une machine.
P.S. : lorsque des spécialistes parlent d’algorithmes en parlant d’IA, cela pose un souci de cohérence. L’algorithmie définit une démarche procédurale alors que l’intelligence artificielle ne peut suivre la moindre procédure, le moindre déroulé opératoire.
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Luniterre 17 février 08:27
@Christophe
Personnellement, entièrement autodidacte, je n’ai aucune connaissance en informatique, et donc encore moins, en IA. J’utilise ces machines selon un mode tout à fait « barbare » du type « essai-erreur-nouvel essai-etc… », jusqu’à ce que j’arrive à atteindre mon but, sans généralement rien comprendre à tout le processus technologique. Evidemment, au départ, j’essaye de suivre ce qui me semble simple et logique, et en fonction des « réactions » de la machine, j’essaye de comprendre sa propre logique et de rentrer dedans pour avancer vers un résultat concret. Ensuite j’essaye de « mémoriser » le processus qui a mené au bon résultat, mais sans vraiment y comprendre grand-chose de plus quant au processus technologique lui-même, et donc cela implique pas mal de « répétitions » du cheminement initial, jusqu’à ce que ça devienne une sorte de mélange d’instinct et de logique élémentaire, histoire de conserver quelques repères.
Bref, je ne comprends donc pas grand-chose à votre langage de « spécialiste », même si vous semblez avoir l’honnêteté de tenter de définir vous-même vos limites en même temps que celles de la machine… !
En ce qui concerne celles de la machine, je ne vois pas clairement en quoi vous répondez à la question concernant l’IA générative, qui me semble réellement dotée d’une certaine autonomie dans sa créativité, et y compris dans l’évolution d’un « échange » sur des sujets parfois tout de même assez sophistiqués, dans des domaines que je connais un peu mieux.
« Créativité » de la machine qui arrive donc à lui faire produire des « résultats » qui ne sont précisément pas toujours « rationnels », voire même carrément aberrants, ce qui est donc inquiétant quant on pense aux milliers de personnes qui se basent déjà sur l’IA pour avancer dans la vie.
Vu sous cet angle, l’IA est essentiellement un « grand progrès » pour l’extension de la bêtise humaine… Et vu par ses « créateurs », c’est donc une source de pouvoir sur le reste de la société qui n’a d’autres limites que celles qu’ils rencontreront, et rencontrent déjà, selon certains, avec leurs propres « créatures »… Une sorte de processus « Frankenstein » en version informatique. Certains « pères de l’IA » ont déjà même carrément tenté de lancer l’alerte, sans pour autant que leur voix ait été entendue, manifestement.
Et in fine la problématique de la « fusion » entre robotique et IA pose la question de l’autonomisation complète de tout le processus, et à terme en relation avec les ressources naturelles dont il a besoin pour se « reproduire » sans nous demander notre avis d’êtres humains, ce qui est techniquement assez simple et déjà potentiellement réalisable : ce n’est pas même du tout une question d’ « intelligence », artificielle ou pas. Les processus biologiques des organismes vivants les plus rudimentaires ont des capacités « informatiques » bien inférieures à celles de la plupart de nos ordinateurs courants. Mais suffisantes pour êtres autonomes dans leur milieu en termes d’alimentation (énergie) et de reproduction.
L’émergence, en général, et de la vie, en particulier, n’est pas une question d’ « intelligence », mais de « catalyse », en quelque sorte, de quelques processus assez simples, lorsque les conditions sont réunies, y compris par le simple fait du hasard : le hasard et la nécessité, comme dirait l’autre…
Mais l’être humain, lui, procède, au-delà de son comportement souvent chaotique, à la mise en place de tous les éléments pour une nouvelle catalyse…
Ce qui peut être rassurant, paradoxalement, c’est la rareté des ressources nécessaires à un tel processus : héritières de notre « culture » les machines ne tarderont pas à entrer en compétition entre elles pour ces précieuses ressources et probablement à se détruire entre elles assez efficacement et assez rapidement, en comparaison de l’émergence de l’ « humanité »…
Bref, notre belle planète bleue en a vu d’autre et en verra encore nécessairement quelques autres, avant de pâlir définitivement selon sa destinée cosmique inéluctable…
Une sage philo nous enseignerait de mettre sur « pause » et de profiter tranquillement de quelques millénaires supplémentaires encore disponibles avant le chaos final, mais ça n’est pas dans notre « instinct », semble-t-il.
Luniterre
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Christophe 17 février 16:12
@Luniterre
Peut-être devrions nous définir ce qu’est la créativité ?
Pour l’approche en IA la créativité est une invention de toute pièce, un élément qui ne possède aucune correspondance dans le monde. Tout le reste n’est que copie de ce qui existe déjà.
D’autre part mon discours pourrait sans doute être simplifié par : le monde ne peut être défini par les mathématiques et l’informatique (même quantique) ne comprend que des fonctions mathématiques.
Pour être intelligent il faut s’intégrer au monde réel or aucune machine n’en est capable, elle peut approcher le monde réel sans ne jamais être réellement dedans.
Vu sous cet angle, l’IA est essentiellement un « grand progrès » pour l’extension de la bêtise humaine…
Là nous touchons un point essentiel. La forte régression des savoirs et des capacités intellectuelles dans les jeunes générations permet aujourd’hui de faire croire que c’est un grand progrès. J’ai une fille médecin qui ne sait plus rien produire comme courrier à l’ordre ou à la Sécu sans passer par l’IA tant ses limites intellectuelles sont patentes ; pourtant elle est Bac +8 mais notre société est en capacité de produire une somme énorme d’unités de production spécialisées qui ne sont nullement porteur d’intellect et de réflexion. J’ai une autre fille qui est docteur en journalisme mais qui ne se sent pas intégrée à sa génération, elle constate un décalage important dans la connaissance du monde.
Donc oui, l’IA même générative n’a rien d’intelligent mais elle compense très bien les lacunes que nos gouvernements ont inséré petit à petit dans la transmission de savoir et de connaissances.
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Luniterre 17 février 17:15
@Christophe
Mais l’essentiel de mon propos vise précisément analyser le rapport entre « dépendance » de l’humanité actuelle à l’IA, et « indépendance » que peut acquérir l’IA, et tout aussi précisément sans avoir besoin pour cela d’un niveau d’intelligence ni élevé ni même réel, au sens où les formes de vie les plus primitives, genre unicellulaires, sont par définition autonomes, et donc « indépendantes » dans la mesure de leur adaptation au milieu en termes de ressources vitales pour elles.
Autrement dit encore le danger n’est pas tant dans l’« intelligence » de l’IA générative, même si vous cherchez éventuellement à la nier, que dans le « croisement des courbes », en quelque sorte, entre l’autonomie des êtres humains et celle de la machine, qui n’a précisément et pas forcément besoin d’un niveau d’« intelligence » plus élevé que ce qu’elle a déjà acquis, pour finir par supplanter l’espèce humaine en termes d’utilisation des ressources pour sa propre survie et reproduction, ce qui ne pose déjà potentiellement aucun problème technique insurmontable : la « catalyse » est d’ores et déjà possible, et pourrait même naître en dehors de toute « intentionnalité », que ce soit de la part des humains ou de la machine. Simplement par le jeu chaotique de la dialectique permanente entre le hasard et la nécessité…
Le danger réel n’est donc pas forcément là où les « spécialistes de l’IA » regardent, quoi que certains « pères de l’IA » se soient d’ores et déjà posés en « lanceurs d’alerte ».
La « cote d’alerte » est même possiblement déjà dépassée, vu la complaisance avec laquelle la majorité des « spécialistes » traitent et minimisent le problème.
Il reste à espérer que le hasard nous laisse encore éventuellement un « délai de réflexion », avant que la « nécessité » ne s’impose !
Luniterre
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Christophe 17 février 22:23
@Luniterre
Désolé, je n’avais pas compris l’approche que vous aviez mais maintenant je comprends mieux.
En effet, l’intelligence n’a pas de relation directe avec l’autonomie et il existe des risques d’autonomie des systèmes que nous cherchons à rendre autonomes.
Cela reste cependant une suite logique de la position de l’école de philosophie de Francfort. Il faut se reporter aux positions de Max Weber, Karl Otto Apel et Jurgen Habermas. L’ouvrage de Habermas La Technique et la science comme « idéologie » est très intéressant sur ce point sur cette dérive des sciences et des techniques qui s’autosuffisent.
Nos sociétés, même occidentales, se sont engouffrées dans ces idéologies et il revient d’y remédier, comme le soulignait Ludwig Wittgenstein, Tout ce que le philosophe peut faire, c’est de détruire les idoles. Et cela ne veut pas dire en forger de nouvelles. Or il s’avère que si le politique a détruit des idoles il en a créé d’autres.
Dès lors que nous nous sommes engagés sur cette voie depuis plusieurs décennies (au moins 50 ans) il me semble trop tard pour faire marche arrière.
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Luniterre 18 février 09:26
@Christophe
« En effet, l’intelligence n’a pas de relation directe avec l’autonomie et il existe des risques d’autonomie des systèmes que nous cherchons à rendre autonomes. »
Ce qui, au moins, pour une fois dans ce débat, ne manque pas de logique, au point même de constituer une « lapalissade »… Mais bon, autrement dit, selon vous, il y a carrément, de la part de ses concepteurs, une intentionnalité dans l’autonomisation de l’IA, indépendamment de son niveau réel d’« intelligence »…
« Dès lors que nous nous sommes engagés sur cette voie depuis plusieurs décennies (au moins 50 ans) il me semble trop tard pour faire marche arrière. »
Et de plus, elle serait ancienne, à la base même de cette démarche de recherche, au point même d’être irréversible. Autrement dit, encore, la « catalyse », au sens de la mise en réseau « autonome » de l’IA et de ses ressources en énergie et processus industriels de « reproduction » n’est plus qu’une question de temps.
Et qu’elle se produise « spontanément » selon la dialectique hasard/nécessité ou de manière délibérée, dans le genre « apprenti sorcier », c’est donc semble-t-il une question presque « secondaire »…
Continuer à laisser faire ou non, c’est le fond du débat, malgré tout, tant qu’il est encore temps d’en débattre, et donc également, d’agir en conséquence.
Luniterre
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PS >>> @Armelle @Octave Lebel & bien d’autres… >>> encore une question politique fondamentale de notre époque qui n’a plus aucun rapport avec le clivage droite/gauche !
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Christophe 18 février 13:58
@Luniterre
Disons que le fondement même de l’IA repose sur l’autonomie. Un être doué d’intelligence s’autodétermine et définit ses propres valeurs. C’est un comportement volontaire qui colle in fine à l’évolution humaine.
L’IA est encore plus ancienne, en 1950, Alan Turing émet l’idée qu’une machine peut reproduire l’intelligence humaine et en 1956, l’intelligence artificielle naît comme discipline académique.
La question est donc devons-nous continuer en contraignant le système (donc en réduisant sa capacité d’autonomie donc d’intelligence) ou arrêter tout simplement de développer cette voie.
Ayant étudié les sciences cognitives je pense qu’il serait temps de donner la primauté à une évolution humaine plus qu’à des cautères technologiques sur des jambes de bois. Mais cela signifie qu’il faut rompre avec l’approche occidentale basée sur le scientisme.
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Luniterre 18 février 15:10
@Christophe
Donner la primauté à l’évolution humaine est la formulation qui ouvre une voie de réflexion conséquente sur ce sujet, en alliant « sagesse » au sens philo du terme et logique élémentaire, pour ne pas dire simple bon sens. Ce qui implique donc, tout aussi logiquement et naturellement, la notion de limite.
Autrement dit encore, limiter l’interaction IA/robotique a des taches techniques simples et bien utiles dans tous les domaines, sans laisser précisément à la machine une « autonomie d’initiative » au-delà des limites d’une tache technique à la fois déterminée, définie et délimitée avec précision.
Il pourrait même y avoir des « conventions internationales » pour agréer les différents processus dans le cadre de ces limites, tout comme il y a des conventions internationales concernant les armes nucléaires.
De par le fait, cela devrait donc également inclure des limites impératives, voire même un bannissement, pour l’application de l’IA aux armements, d’une manière générale.
Les conventions internationales sont malheureusement nécessairement plus ou moins imparfaites, mais le fait est donc que malgré un arsenal nucléaire mondial impressionnant, la « dissuasion » reste encore la norme… !
Et pour ce qui est de la diffusion de l’info et de la connaissance en général, en revenir à l’informatique « classique », même si avec quelques perfectionnements possibles, cela me paraît même devoir être une mesure d’urgence afin de mettre un frein à l’abêtissement des populations, et voire même, selon l’une des vocations initiales du net, et que je tente toujours d’utiliser, personnellement, en tant qu’autodidacte, tenter d’en relever le niveau de culture, d’éducation et de formation.
Luniterre
Robert GIL 19 février 12:13
toutes les fortunes actuelles sont basées sur l’héritage, la rente et des valeurs virtuelles, la guerre en Ukraine l’a montrée le pib de la Russie est une miette par rapport au PIB des pays de l’Otan pourtant c’est la Russie qui est en train de battre l’Otan car la Russie a une économie réelle et nous on vit dans une économie virtuelle.
Contrairement a beaucoup je ne suis pas spécialiste de Marx, j’ai seulement lu quelques textes, mais je pense que ses analyses sont toujours valables ensuite bien sur il faut les accommoder a la réalité actuelle de chaque pays et de la resituer dans le contexte politique et économique, c’est ce que fait la Chine.
Luniterre 19 février 19:54
@Robert GIL
« la Russie a une économie réelle et nous on vit dans une économie virtuelle »
Effectivement, et la différence entre « économie virtuelle » et « économie réelle » c’est précisément qu’il s’agit de deux systèmes économiques fondamentalement différents, une différence qui n’est pas nouvelle mais qui s’est encore creusée avec le conflit ukrainien. Par la force des choses, et dû à son isolement forcé depuis 2014 déjà, la Russie est contrainte de développer son économie productive et de contrôler son économie financière pour la mettre au service de l’économie nationale. Que l’on « aime » ou non la Russie, c’est simplement un état de fait. La Russie est donc un pays capitaliste mais un pays capitaliste encore « national », un peu comme l’était encore la France sous le Général De Gaulle, et donc capable de mener sa propre politique de manière indépendante, quoi que l’on puisse par ailleurs penser de ses choix.
Le reste des économies des principales puissances occidentales, à commencer par les USA, a dérivé depuis longtemps d’une économie productive à une économie de services, et ne peut donc se passer, en réalité, d’une masse monétaire excédentaire pour compenser, masse monétaire qui ne peut provenir que de la dette, sans laquelle les fortunes actuellement les plus faramineuses, essentiellement basées sur le capital spéculatif, en réalité « fictif » en grande partie pour cette raison, seraient impossibles à réaliser. C’est du « virtuel » mais il y en a suffisamment qui circule pour entretenir la vie de luxe de l’hyper-classe mondialiste.
Une hyper-classe qui dépend donc en réalité des « liquidités » déversées sur le marché monétaire par les Banques Centrales, avec toujours de « bon prétextes », genre « covid », « soutient à l’Ukraine », etc..., sans cesse renouvelés depuis la crise de 2007-2008 et les premiers « Quantitative Easing », précédemment inaugurés au Japon.
Hyper-classe banco-centraliste, au sens de la masse monétaire manipulée, mais hyper-réduite en nombre d’individus, même par rapport à la masse des entreprises « moyennes » qui tentent encore de survivre dans ce contexte, mais condamnée à crever ou à être « absorbées » pour la plupart de celles qui ont encore une valeur.
Contrairement à la bourgeoisie nationale russe, et encore une fois, qu’on l’« aime » ou non, cette hyper-classe parasite d’une économie financière « virtuelle » n’est donc plus réellement capitaliste au sens originel que Marx donnait à ce mot, qui reliait de manière consubstantielle le travail productif humain et le capital.
« Contrairement a beaucoup je ne suis pas spécialiste de Marx, j’ai seulement lu quelques textes, mais je pense que ses analyses sont toujours valables ensuite bien sur il faut les accommoder a la réalité actuelle de chaque pays et de la resituer dans le contexte politique et économique, c’est ce que fait la Chine. »
Le point réaliste que marque le texte d’« Armelle », c’est précisément le fait que les capitalistes et les financiers de toutes époques, depuis la fin du XIXème siècle, ont effectivement été aussi des lecteurs attentifs et « intéressés », à plus d’un titre, de l’oeuvre de Marx.
Et quand Mao a pris le pouvoir en Chine, uniquement à partir des campagnes, il n’y avait donc plus réellement de luttes ouvrières dans ce qui restait du tissu industriel urbain, et il a pu intégrer ainsi dans sa bureaucratie une bonne partie des capitalistes « nationaux » qui avaient survécu à la guerre. Ce qui explique la renaissance assez rapide du capitalisme chinois sur une base « comprador » à la suite des accords Nixon-Mao de 1972.
Par la suite l’interdépendance Chine-USA a entraîné, principalement à partir de la crise de 2015, la formation d’une hyper-classe bureaucratique assez comparable à notre classe banco-centraliste occidentale, même si l’endettement de la Chine n’a pas encore atteint les « sommets » (...en fait plutôt un « gouffre » !) tels qu’aux USA ou au japon, et maintenant en Europe, dont la France, malheureusement.
Donc, même dans être un « spécialiste de Marx », il est possible de comprendre l’évolution du capital productif au capital « fictif », ou « virtuel », ce qui est fondamentalement la même chose et qui induit donc le passage du capitalisme au banco-centralisme, par la force de l’évolution générale du système, due à l’effacement du prolétariat industriel en tant que classe en soi, réduite et démembrée par la mondialisation, et en tant que classe pour soi, les poches restantes étant trop minoritaire pour parvenir à s’organiser politiquement autrement que pour des luttes d’arrière garde type « sauvegarde d’entreprise » généralement vouées à l’échec.
Luniterre
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L'actualité sur Ciel de France:
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Ayant vécu au tout début du XXIe siècle dans le quartier lyonnais où se sont récemment déroulés la rixe "politique" "antifas" Vs "fachos" et le lynchage à mort du jeune Quentin Deranque il nous apparaît nécessaire de mettre au grand jour quelques uns des ressorts systémiques qui ont amené la France de 2026 à une telle situation.
Depuis plus d’un demi-siècle les classes populaires françaises ont vécu dans l’illusion médiatique, principalement héritée de l’époque héroïque de la Résistance, que la "gauche" était naturellement et intrinsèquement parée de vertus humanistes et morales qui devaient historiquement nécessairement triompher du "mal" droitiste, qu’il soit "extrême" ou "modéré". Dans cette logique l’"extrême-gauche" se considérait elle-même nécessairement parée d’un "supplément d’âme" en termes de "moralité" et donc habilitée à fair régner ici bas, et y compris par la violence, les prémisses d’un ordre futur tout aussi nécessairement et forcément "meilleur".
Mais plusieurs "retours au pouvoir" de la gauche, à commencer par la longue "expérience mitterrandienne" on lentement craquelé le vernis de cette illusion au point de finir par la briser complètement, et surtout, dans ce qui reste de la classe ouvrière de ce pays, qu’elle a particulièrement contribué à démembrer, et souvent, carrément violemment.
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Récent sur
Ciel de France
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Depuis plusieurs décennies déjà, le monde est essentiellement écrasé par la dette, tant publique que privée. Néanmoins jamais autant d’argent n’a circulé dans la sphère financière ni ne s’est accumulé sur quelques « grandes fortunes » qui capitalisent formellement à des chiffres supérieurs aux budgets complets de bon nombre de nations. Si l’on veut simplement figurer la chose en termes de « vases communicants » ou plus exactement encore, de « siphonage », les chiffres rendent pourtant évident que les montants faramineux de ces fortunes restent malgré tout en deçà de la dette publique et privée.
Ce qui peut apparaître encore comme un « élargissement du Capital » n’existe donc pas sans un élargissement encore plus grand de la dette publique et privée, et donc parler encore de « capitalisme » à propos de ce qui n’est plus que du « siphonage » de la dette publique et privée est tout à fait inapproprié tant du point de vue conceptuel que du point de vue sémantique.
Le vocabulaire courant reste donc en retard sur l’évolution du réel, tout aveuglé qu’il est par la brillance factice, la morgue et l’exubérance indécente de ces fortunes spectaculaires, dont très peu, et surtout pas, les plus grosses, ressortent réellement d’une démarche concrètement entrepreneuriale.
Banco-centralisme: émergence économique et émergence sémantique
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Pour comprendre comment on en est arrivés là…
Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :
France Finances, ça Balance… Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40
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Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :

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Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

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Pour en sortir...
Les Quatre Points Cardinaux du Retour
Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
-* _ Indépendance militaire et géostratégique
-* _ Indépendance diplomatique et économique
-* _ Indépendance financière et monétaire
-* _ Indépendance culturelle et idéologique
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France
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Le texte en doc PDF imprimable :
(Recto-verso 21 x 29,7)

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Pour une analyse plus approfondie qui a contribué à l’élaboration des "Quatre Points" :
Le Dernier Compte du Grand Méchant Oncle Sam
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/le-dernier-compte-du-grand-mechant-oncle-sam.html

Cet article en PDF avec les docs en liens :
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Contrairement à ce qui s'affiche ouvertement à notre époque, Hitler et Laval n'avaient pas l'impudence de rire ouvertement et publiquement de leurs forfaitures!
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Macronie et "djihadisme" au Sahel: l'autre blocus criminel, après Gaza, Caracas et Cuba...
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Pour la première fois, l’avocat d’Anna Novikova s’exprime publiquement.
Où en est l'affaire Anna Novikova - SOS Donbass?
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/ou-en-est-l-affaire-anna-novikova-sos-donbass.html
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« The Unit » : que vaut réellement le dernier épisode dans la série « monnaie des BRICS » ?
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Voir également sur Ciel de France :
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Ce n'est pas parce que des criminels parlent entre eux de la pluie et du beau temps, plus ou moins sur le même ton que des concierges, que cela fait des chroniqueurs météo des complices de leurs crimes... Evidemment, lorsqu'ils parlent entre eux de sujets d'actu, cela peut donc impliquer des acteurs politiques majeurs de notre époque. Le fait que des truands cherchent à avoir des accointances avec des politiques est historiquement assez fréquent, et le fait qu'ils y arrivent assez souvent est même historiquement très bien documenté, et depuis des décennies.
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Une interview importante de Juan Branco :
Souveraineté populaire : démocratie référendaire ou coalition de micro-partis ?

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La France dans les BRICS ? Une réponse à quoi ?
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/la-france-dans-les-brics-une-reponse-a-quoi.html
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La Défense nationale française sabordée par la Macronie sur l'autel de l'UE en déroute...
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https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/france-tele-trahison.html
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2015-2025, Macronie Vs France : le score perdant pour la France
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