
Du « capital » à la peine capitale ?
Que demande « le peuple » ? Si l’ « on » prenait la peine de le consulter, peut-être exprimerait-il une aspiration confuse à passer du « quantitatif » d’un (…)
628 visites 19 mar. 2026 | 5 réactions | lephénix + Partager
https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/du-capital-a-la-peine-capitale-267621
Du « capital » à la peine capitale…
Que demande « le peuple » ? Si l’ « on » prenait la peine de le consulter, peut-être exprimerait-il une aspiration confuse à passer du « quantitatif » d’un économisme sans conscience au « qualitatif d’un bien-vivre de tous », telle qu’elle a pu être formulée par des économistes alternatifs. Mais une nouvelle alliance entre un « capitalisme de la finitude », adapté à la raréfaction des ressources, et une « extrême-droite » décomplexée est en passe de prendre le contrôle des Etats-nations – et « transforme les biens du monde en actifs financiers ». La sociologue Marlène Benquet invite à « suivre l’argent » dans ces zones grises de déstabilisation où une financiarisation autoritaire joue le sort des populations.
Depuis que la « financiarisation » lui a imposé son e-monde, l’humanité a basculé dans un tout autre ordre de réalité, jusqu’au bord d’un effondrement systémique dû à une représentation du monde inédite, fondée sur de chimériques exigences de « valorisation », de croissance et d’illimitation d’un ultra-capitalisme prédateur qui entend s’affranchir de toute « régulation » et congédier le réel – à commencer par l’idée même de « bien public », de « commun » voire de « démocratie ».
La sociologue et politiste Marlène Benquet (CNRS) distingue deux moments de cette « financiarisation » qu’elle définit comme un « certain type de circulation du capital qui bénéficie à des pôles d’accumulation financiers plutôt qu’industriels ou publics ».
Ainsi, le premier moment « s’est développé à partir des années 70 au sein des marchés d’actions, où de grandes entreprises étaient transformées en actifs financiers dans lesquels investissaient les collecteurs d’épargne ».
Le second moment s’est déployé « surtout en dehors de ces marchés, dans des opérations de « gré à gré » où des biens qui jusqu’alors échappaient à la financiarisation ont été transformés en actifs : les petites et moyennes entreprises, l’immobilier, la vie quotidienne, et finalement le vivant humain et non humain ainsi que les infrastructures ».
Le droit à l’existence
« L’individu » même est « perçu comme un actif à valoriser », achetable et consommable à merci, selon son utilité résiduelle. Il est fortement invité à se vivre comme tel jusqu’à « anticiper sa dépréciation » (vieillissement, dépendance, etc.) et son obsolescence programmée selon un « droit à l’existence » conditionnel et révocable à tout moment…
Or, cette « seconde finance » qui a renouvelé le mode d’accumulation, de « mise en ordre politique et narrative de nos sociétés » entre les années 2000 et 2010 n’a suscité que « peu d’intérêt académique en France »…
L’incontinence médiatique, si prompte à la propagation virale du rien, aurait-elle ignoré l’émergence de ces « gestionnaires d’actifs » qui gèrent des capitaux qu’ils ne possèdent pas et exacerbent des « logiques rentières et prédatrices » sans s’embarrasser désormais d’un « régime de scientificité propre » ? Aurait-elle occulté la transformation des « processus d’accumulation capitaliste » et ces exigences de « profit » qui ne se fondent non plus sur la « production » mais sur l’appropriation des ressources naturelles et humaines ?
Alors que les investissements de ces gestionnaires d’actifs ont dépassé 100 000 milliards de dollars en 2020, une certaine inflammation médiatique ne s’émeut que récemment de la « ligne libertarienne autoritaire » voire de « l’orientation de droite extrême » de ces nouveaux pourvoyeurs de dividendes qui étendent leur empire sur les vies et les libertés de chacun en signant « la fin du capitalisme démocratique »…
Les populations sous pression d’une « dictature de l’urgence » permanente, assignées à leurs écrans (devant, derrière, etc.) en mode « téléprésence » dans le « meilleur des mondes » interconnecté auront éprouvé, bien avant toute émotion médiatique surjouée, la « radicalisation » de cette nouvelle mue du capitalisme. Tout comme elles continuent de subir, de « crise » en « innovations » ou autres « réformes », « l’intensification des exigences de rendement » et « l’élargissement du spectre des biens transformés en actifs », à en juger leurs difficultés d’accès à l’essentiel – comme le « droit au logement »…
Pour sa précédente enquête sur la grande distribution, Marlène Benquet a partagé la condition des caissières de supermarché et de la « France qui se lève tôt » comme celle des « pousseurs de chariots »… Sans doute les dites populations laborieuses, se vivant comme sacrifiées alors que s’exacerbent les tensions pour l’accès aux ressources vitales, éprouvent-elles, avec une lucidité sans anesthésie, cet avant-goût de peine capitale que leur fait encourir ce capital impérial et autoritaire en proie à sa pulsion ultime d’accaparation et d’illimitation suicidaire.
La « grande extension du champ des actifs »
« L’histoire du capitalisme est celle d’une évolution des sources et des bénéficiaires du profit » rappelle Marlène Benquet. L’accélération de la connectivité généralisée (intelligence artificielle, robotisation, objets connectés, véhicules autonomes, smart cities, etc)» achève la dévastation induite par la compulsion productiviste et consumériste jusqu’au stade ultime de la « déréalisation » et de l’annihilation de toute réalité humaine précipitée dans l’accaparation ultime.
D’anciens « pôles d’accumulation » comme ceux du compromis fordiste ou de l’industrie pétrolière ne sont plus le « coeur battant » ou « nucléaire » du « capitalisme » : la ruée vers les « profits » n’est plus soutenue par une « production » réelle, mais par la dilapidation et la consumation d’une énergie monétaire tirée sur l’avenir dont la charge fait ployer une armature d’irréalité non moins écrasante – voire davantage que celle de la société thermo-industrielle irriguée par les énergies fossiles…
Si c’est toujours « demain qui paiera », ce sont les « investisseurs pour autrui », affranchis de la « contrainte de la détention », qui tirent leurs traites sur les lendemains sans avenir des populations dépossédées de toute perspective viable : « la seconde finance acquiert des droits de tirage financier sur un nombre croissant de biens nécessaires aux exigences contemporaines » (logements, immobilier de bureaux, cliniques, écoles, hôpitaux, infrastructures énergétiques, de télécommunications, de transports, de production alimentaire, etc.). »
Précisément, plus aucune perspective de profit ne se perd avec un contrôle total de l’organisation sociale et spatiale jusqu’à la domination finale : « Avec l’investissement pour autrui, le capital financier a posé les bases d’un nouveau partenariat avec l’Etat dans le but de monétiser les crises climatiques, sanitaires, immobilières ou politiques ».
Ces « groupes d’accumulateurs » défont le lien établi après la dernière guerre mondiale entre croissance économique, stabilité sociale et démocratie formelle. Force est de reconnaître, après nombre d’observateurs lucides, que la seule limite vraisemblable de cette forme d’accumulation d’un « capitalisme libertarien-autoritaire », c’est l’extinction de l’humanité et du vivant à laquelle elle mène à tombeau ouvert : « Nous avons atteint un point d’imposition de la logique accumulative du capital au monde qui abolit les refuges et les retraites possibles ».
La numérisation totale des univers de vie sous couvert de « transition énergétique » ne peut « verdir » ni escamoter l’étendue de ses dévastations écologiques – tout au plus se dissoudra-t-elle dans sa propre mystification.
Certes, ce « capitalisme impérial n’est pas le fin mot de l’histoire humaine » concède Marlène Benquet. Pour autant, peut-on concevoir, au niveau actuel de conscience de l’espèce présumée pensante, un univers débarrassé de tout impératif de profit, de toute logique comptable et marchande qui consume le vivant ? Peut-on d’ores et déjà concevoir d’autres modes d’expérimentation de la réalité collective dans les interstices d’une implacable domination économique ?
Bref, saura-t-on « se décapitaliser » à temps alors que la désintermédiation de l’humain a dépassé son seuil critique dans son monde-machine ? Cela supposerait d’en finir avec toute forme de détermination économique pour renouer avec « l’art de faire ensemble autrement », tenté dans d’autres communautés de vie et d’autres communautés énergétiques ayant décidé de l’obsolescence du récit dominant.
Que reste-t-il quand s’est dissipé le mirage de « l’économie » ? Tout simplement le réel dont la résistance ne cède qu’à l’irréductible énergie saxifrage du vivant – un réel revenant en onde de choc précipiter l’obsolescence des pilotages narratifs dominants. Il ne reste que la vie nue des créatures qui interagissent avec la matière du monde sensible pour persévérer dans leur être-là et créer de l’habitable en décidant de ne plus s’interdire l’avenir – un à-venir incalculable, non automatisable, non administré et pas le moins du monde incantatoire.
Paru dans Les Affiches d’Alsace et de Lorraine
Marlène Benquet, La finance aux extrêmes – Enquête sur le capitalisme autoritaire en France, La Découverte, 256 pages, 22 euros.
Du « capital » à la peine capitale ?
Que demande « le peuple » ? Si l’ « on » prenait la peine de le consulter, peut-être exprimerait-il une aspiration confuse à passer du « quantitatif » d’un (…)
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https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/du-capital-a-la-peine-capitale-267621
La Bête du Gévaudan 19 mars 23:02
Encore une bonne collectiviste subventionnée qui va nous promouvoir en conclusion Pol-Pot et Khomeiny en guise de modèles humanistes ! L’opium des intellectuels encore et toujours…
Sans « turbo-capitalisme financiarisé techno-libéral de méga-facho-giga-extrême-droite du bruit-des-bottes-des-heures-sombres », cette brave dame serait obligée de garder les chèvres, tirer l’eau au puits (en espérant qu’elle soit potable), allaiter ses 7 enfants, subir les fâcheries de son rustique époux décroissant, aller à la messe, consulter le rebouteux et protéger ses filles lors de la prochaine razzia barbare sur le village écolo.
Dans le genre féministe écolo parano, Véra Nikolsky est quand même nettement plus intéressante et lucide sur les bienfaits du capitalisme.
Sur la marchandisation de l’humain, c’est plutôt porté par la gauche radicale que par la droite facho… je dis ça je dis rien.
lephénix 20 mars 11:37
@La Bête du Gévaudan
merci pour votre visite
pb d’« accès » ce matin…
que « ça » émane de « l’extrem drooaaaâte », du techno-fascisme eugéniste (cf le manifeste futuriste ou son nouvel avatar) ou de la gauche radicale et collabo, c’est toujours la même histoire sans fin — celle de la dépossession des populations par un système de prédation, de fraude par un montage de fictions faisant appel à « la confiance » pour maintenir son château de cartes et de vent
— or, comme le système a été « dérégulé » en roue libre et à tombeau ouvert, l’impensé et l’impensable sont pourtant inéluctables et le transfert de richesses est en cours…
autant dire que l’âge de pierre se rapproche comme le mur de l’impensé devenu le choc du réel et qu’avec l’abattage des troupeaux en cours, il n’y aura plus de chèvres à garder, chacun broutera son infortune là où il pourra…
Luniterre 22 mars 17:22
@lephénix
« comme le système a été « dérégulé » en roue libre et à tombeau ouvert, l’impensé et l’impensable sont pourtant inéluctables et le transfert de richesses est en cours…
autant dire que l’âge de pierre se rapproche comme le mur de l’impensé devenu le choc du réel et qu’avec l’abattage des troupeaux en cours, il n’y aura plus de chèvres à garder, chacun broutera son infortune là où il pourra… »
Non, le système n’est pas du tout « dérégulé »… !
Il n’a au contraire jamais été aussi bien « régulé » du point de vue de la classe dominante, qui a appris à survivre à la fin du capitalisme « classique », dit « fordiste » selon Marlène Benquet, suite à la crise de 2007-2008 et avec sa stratégie banco-centraliste de création monétaire dont le « Quantitative Easing » japonais au tournant des années 2000 était en quelque sorte le « prototype ».
Que cette « survie régulée » du nouveau système de domination de classe mène inévitablement, s’il s’installe durablement, à l’élimination sociale et même physique d’une partie majeure de la population mondiale, ce n’est pas du tout une sorte d’« effet secondaire involontaire » mais bien une contingence systémique délibérée de cette évolution banco-centraliste.
Simplement, pour être efficace, elle ne peut s’opérer que de manière relativement « discrète » au sens où il ne doit pas y avoir de lien apparent entre les causes réelles et les effets délétères subis par les populations, d’une part, et elle ne peut donc que s’opérer « par étapes » graduelles, d’autre part et en conséquence.
Et tout aussi simplement, la « gauche universitaire » dont Marlène Benquet est un élément, pour ne pas dire, un « pion » parmi d’autres, n’est que l’une des multiples facettes du spectacle systémique que nous donne en permanence la classe politique stipendiée à cette fin, pour que notre regard ne se porte pas sur les fondamentaux de cette évolution.
Et lui faire la courte échelle sur AgoraVox sans plus d’esprit critique, c’est donc soit (probablement) une preuve d’aveuglement parmi tant d’autres, soit une contribution systémique de plus…
Luniterre
Luniterre 22 mars 13:08
« L’histoire du capitalisme est celle d’une évolution des sources et des bénéficiaires du profit » rappelle Marlène Benquet.
Oui et non… En réalité c’est plutôt là l’histoire économique de l’humanité sur la durée, dont l’histoire du capitalisme n’est jamais qu’une partie infime, même si la plus récente et la plus spectaculaire, et en partie encore en cours…
En partie seulement, selon la définition du capitalisme « fordiste » qu’elle cite elle-même, et qui est en réalité la seule véritable définition du capitalisme industriel, depuis celle de Marx, et évidemment tout à fait complémentaire, dans son essence, si l’on peut dire, et quoi que l’on en pense par ailleurs en termes d’évolutions et/ou d’alternatives possibles.
Ce qu’elle nous décrit ensuite, selon le résumé qui nous en est présenté ici, est donc un système essentiellement spéculatif, et non pas productiviste dans son essence.
Il reste « consumériste » dans son apparence et dans son fonctionnement immédiatement perceptible, mais il est fondamentalement spéculatif selon la définition qu’elle en donne elle-même.
»Bref, saura-t-on « se décapitaliser » à temps alors que la désintermédiation de l’humain a dépassé son seuil critique dans son monde-machine ? »
Ici, ce n’est pas une citation extraite de l’ouvrage qui nous est présenté par l’article, mais de cette présentation elle-même. Elle indique néanmoins assez bien l’impasse actuelle de l’évolution du système, qui n’est donc plus « capitaliste » au sens premier du terme, et c’est à la fois ce qui semble être l’impasse du livre et de sa critique possible.
La problématique d’une classe sociale dominante n’étant pas de préserver un système économique particulier, et quel qu’il soit, mais de préserver sa domination de classe.
Et donc de faire évoluer le système, le cas échéant, d’abord en tant que système de contrôle des ressources, avant de le considérer en tant que système de profit financier stricto sensu, qui n’est jamais qu’un moyen de contrôle parmi d’autres.
La numérisation et l’automatisation-robotisation est certainement un moyen d’élimination du vivant, comme semblent l’indiquer à la fois l’auteure du livre et son critique, mais ce n’est donc effectivement pas ce qui arrêtera l’évolution mortifère de ce système, tant que l’ultra-minorité qui reste en « contrôle » du pouvoir continue de contrôler ce qui reste des ressources.
La phase « consumériste-financiarisée » n’est donc qu’une phase intermédiaire de l’évolution entre capitalisme « fordiste » et banco-centralisme dans sa phase « achevée » au sens d’un système au moins provisoirement « stabilisé », comme le capitalisme a pu sembler l’être au cours du XXème siècle, et encore aujourd’hui pour la plupart des gens, alors qu’il avait déjà nettement amorcé sa « mutation » vers tout à fait autre chose dès les années 70, comme souligné par cette analyse comme par bien d’autres.
Le sens de cette évolution vers le banco-centralisme nous est pourtant désormais assez clairement donné par une analyse attentive des deux crises de 2007-2008 et 2020-2021.
Les guerres actuelles, à défaut d’alternative, et précisément pour « réactionnaires » qu’elles soient, n’étant qu’un sursaut malgré tout « rebelle » de l’ancien monde, qui pense avoir encore un espace de survie possible, et qui l’a encore réellement, du reste, à l’échelle du continent euro-asiatique et même du sud global, s’il parvient à une forme de solidarité économique efficace.
Pour l’instant c’est là que se trouve un frein à la banco-centralisation généralisée du système, mais un frein seulement, et non pas une « alternative » durable au sens réel du terme, qui reste à inventer.
Un pis-aller, néanmoins, qui nous ouvre encore un espace de survie, et dont nous pouvons faire également un espace de réflexion pour une réorganisation positive du monde, si nous sommes encore capables de saisir l’évolution, actuellement de plus en plus tragique, de ce XXIème siècle.
Luniterre
Luniterre 22 mars 13:38
PS : Pour aller plus loin sur le sujet de la mutation banco-centraliste du système de domination de classe, quelques articles en lien :
France Finances, ça Balance… Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/france-finances-ca-balance.mal-deficit-public-vs-dividendes-cac-40.html
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Aux origines historiques « japonaises » du banco-centralisme >>>
Richard Werner, « père spirituel » du Quantitative Easing et « apprenti sorcier » du banco-centralisme
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
https://cieldefrance.eklablog.com/richard-werner-pere-spirituel-du-quantitative-easing-et-apprenti-sorci-a215699895
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Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921
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Source de la republication actuelle:
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/03/du-capital-a-la-peine-capitale-critique-de-la-critique-d-un-e-pion-ne-de-la-mondialisation-banco-centraliste.html
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