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"Eurodollars" et "pétrodollars": de la kollaboration à la libération, quel chemin encore possible?

 

 

Dans les années 60 s’est développé le marché des « euro-obligations », qui, comme leur nom ne l’indique pas, n’étaient pas libellées en « euros », encore évidemment inexistants à cet époque, et même à plusieurs décennies près, donc, mais en « eurodollars », dits parfois « dollars offshore » dans la littérature,  mais en quelque sorte « extraterritoriaux », déjà… ( Leur nom provenant des « dollars soviétiques rapatriés » …par l'URSS dans les banques européennes, dont certaines, comme la BCEN, en France, étaient contrôlées par l’URSS, même si gérée par des Français…

 

Les « pétrodollars » fonctionnant au départ selon le même modèle offshore, c’était donc une « bonne occasion », pour les USA, de « reprendre le contrôle » grâce à la kollaboration des pétromonarchies, principalement, et avec une extension du pseudo-« droit extraterritorial » des USA.

 

Recréer un marché des « eurodollars » tel qu’il était entre la fin des années 50 et la fin des accords de Bretton Woods, au début des années 70, ce n’est évidemment plus possible, mais faire le même type d’opération avec l’€uro, non seulement cela reste possible, mais ça l’est de plus en plus, avec la crise, et tant que l’UE n’a pas de réels moyens de rétorsion militaire : des « euro-euros », « eurolibres » en quelque sorte, et logiquement et possiblement des « eurofrancs » si notre pays est politiquement mobilisé pour faire valoir la primauté du droit constitutionnel français sur l’européen.

 

C’est ce qui se produira avec la reconstruction du Conseil National du Crédit sur une base constitutionnelle référendaire, démocratique, donc, et doté de ce fait des pouvoirs de contrôle sur les orientations du crédit et la circulation monétaire dans notre pays.

 

Luniterre

 

Le pétrodollar expliqué simplement

 

Le pétrodollar expliqué simplement : comment un accord de 1974 a donné au dollar son pouvoir mondial pendant 50 ans

 

28 mars 2026  Gabriel Arès

 

 

Le président Richard Nixon et le roi Faisal d’Arabie saoudite à la Maison-Blanche. Source : Nixon Presidential Library, domaine public.

 

Le pétrole est la marchandise la plus échangée au monde. Pourtant, même si tu paies ton essence en dollars canadiens au Québec, en euros en Europe ou en yuans en Chine, le prix du pétrole brut sur le marché international est presque toujours fixé en dollars américains.

Pourquoi ? Parce que, depuis un demi-siècle, le pétrole mondial est majoritairement vendu et acheté en dollars. C’est ce qu’on appelle le système du pétrodollar.

Ce système discret a donné aux États-Unis un avantage économique et géopolitique considérable. Mais comment est-il né ? Tout commence par une crise en 1971 et un accord clé en 1974.

1971 : Le dollar perd son ancrage en or

Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.

Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.

Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le « choc Nixon ». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.

1973-1974 : Le choc pétrolier et l’accord avec l’Arabie saoudite

En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental.

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger négocie avec l’Arabie saoudite.

Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre Kissinger et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement, il crée des commissions conjointes de coopération économique et militaire. Dans les faits, cet accord pose les bases d’un système qui deviendra connu sous le nom de pétrodollar : l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus — les pétrodollars — est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.

Les autres pays de l’OPEP suivent progressivement cette pratique. Le dollar devient la monnaie de référence pour le commerce mondial du pétrole.

Comment fonctionne le recyclage des pétrodollars ?

Le mécanisme est simple, mais puissant.

Tous les pays ont besoin de pétrole. Sur le marché international, le prix du brut est fixé en dollars américains. Pour importer du pétrole, les pays doivent donc se procurer des dollars. Ils paient les exportateurs en dollars. Les pays exportateurs reçoivent ces dollars : ce sont les pétrodollars. Une grande partie est réinvestie dans la dette américaine — les bons du Trésor. On appelle cela le recyclage des pétrodollars.

Exemple concret : La Chine vend des produits aux États-Unis et reçoit des dollars. Elle utilise ensuite ces dollars pour acheter du pétrole saoudien. L’Arabie saoudite place une partie de ces dollars dans les obligations américaines.

Résultat : il existe une demande constante pour le dollar, même si les États-Unis ne produisent pas tout le pétrole du monde.

Le privilège exorbitant des États-Unis

Grâce à ce système, les États-Unis bénéficient de ce que l’économiste Valéry Giscard d’Estaing appelait le « privilège exorbitant ».

Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières.

Ce système a fonctionné remarquablement bien pendant près de 50 ans, car le pétrole restait indispensable.

Et aujourd’hui ?

Le système n’est pas mort, mais il s’érode progressivement. Les BRICS développent des paiements en monnaies locales et la transition énergétique pourrait réduire à long terme la dépendance au pétrole. Pour le Canada et le Québec, ce système a des liens indirects : la valeur du huard et notre économie énergétique restent influencées par les prix du pétrole et la force du dollar.

Ce qu’il faut retenir

  • Le pétrodollar n’est pas une monnaie, mais le dollar reçu en paiement du pétrole sur le marché international.
  • Il naît après le choc Nixon de 1971 — la fin de la convertibilité en or — et se consolide avec l’accord de coopération entre les États-Unis et l’Arabie saoudite en 1974.
  • Le mécanisme clé est le recyclage : les revenus pétroliers sont réinvestis en grande partie dans la dette américaine, ce qui crée une demande permanente pour le dollar.
  • Cela a permis aux États-Unis de financer leurs déficits à bas coût et de maintenir un privilège exorbitant pendant 50 ans.
  • Aujourd’hui, ce système montre des signes d’usure, mais il reste dominant. Son évolution pourrait avoir des impacts importants sur l’économie mondiale et canadienne.

Références

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https://le-pivot.ca/articles/petrodollar-systeme/

https://mai68.org/spip3/spip.php?article6806

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Travail salarié, retraites, "productivité", quels rapports sociaux au XXIe siècle ?

 

 

 

 

 

 

Travail salarié, retraites, "productivité", quels rapports sociaux au XXIe siècle ?

 

 

 

 

 

 

Le problème du financement des retraites, dans le système actuel, a éventuellement un lien direct avec le rapport entre masse salariale et nombre de retraités à faire vivre, mais absolument aucun avec une hypothétique « productivité du travail ». Et même ce rapport est de fait de plus en plus indirect, vu qu’un tiers de la masse du financement des retraites provient de la fiscalité et non plus des cotisations sur le travail salarié stricto sensu. 

Dans leurs rapports sociaux les différentes classes n’ont une certaine autonomie, plus ou moins grande et relative entre elles, qu’en fonction de leur accès plus ou moins direct aux ressources et aux productions sociales, biens et marchandises, quel qu’en soit le processus productif.

Dans une société « moderne » tertiarisée, où le travail humain directement productif cesse d’exister en tant que force sociale potentiellement autonome, la lutte pour l’autonomie sociale, qui n’est donc plus celle du prolétariat industriel productif devenu ultra-minoritaire, se concentre sur le contrôle du cycle de renouvellement du capital fixe, qui est la nouvelle base de l’essentiel de la production sociale, mais qui cesse donc de plus en plus d’être « humaine » en termes de rapports de production, avec la disparition progressive et inéluctable du travail humain directement productif.

D’où le principe de refonder le Conseil National du Crédit sur une base constitutionnelle référendaire et démocratique, avec donc un pouvoir de contrôle sur la gestion du crédit public et privé dans notre pays.

Luniterre

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/04/travail-salarie-retraites-productivite-quels-rapports-sociaux-au-xxie-siecle.html

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Pour comprendre comment on en est arrivés là…
Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :
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Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…

Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :

https://mai68.org/spip3/local/cache-vignettes/L342xH342/WERNER_VLR-ef23a.png

Voir aussi >>>

https://mai68.org/spip3/local/cache-vignettes/L500xH281/D2_beautiful-sparkling-red-diamond-sand-3-3ea4d.png

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Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :

https://mai68.org/spip3/local/cache-vignettes/L461xH346/MARX_200_VLR-3-e4e86.png

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POUR EN SORTIR… :
Les conséquences concrètes à tirer de cette analyse de l’actu et d’autres récentes :

Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?

Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :

-* _ Indépendance militaire et géostratégique
-* _ Indépendance diplomatique et économique
-* _ Indépendance financière et monétaire
-* _ Indépendance culturelle et idéologique
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France
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Pour une analyse plus approfondie qui a contribué à l’élaboration des "Quatre Points" :

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