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De l'or à l'électron, une brève histoire d'argent...

 

 

 

 

 

 

 

Dl'or à l'électron, une brève histoire d'argent...

Le temps, c'est de l'argent, selon le dicton populaire bien connu... Il ne saurait pour autant être question, sauf sur le mode de la plaisanterie, évidemment, de justifier autrement l'allusion du titre de ce très bref article à l'œuvre de Stephen Hawking. Il s'agit par contre effectivement de répondre au plus court, dans un post de blog, au questionnement d'un lecteur sur VLR qui a du mal à s'y retrouver dans les notions économiques les plus élémentaires, suite à une polémique qui s'est renouvelée, sur ce média, à propos de la désormais quasi « légendaire » Loi Pompidou-Rothschild, supposée avoir mis fin au financement de l'Etat par la Banque de France et avoir ainsi démarré la période d'endettement de plus en plus incontrôlable dans laquelle notre pays est en train de sombrer. Alors qu'un peu de recherche montre que s'il y a bien une « concordance des temps » entre les deux phénomènes, il n'y a pas forcément un lien de cause à effet, le financement de l'Etat par la BdF ayant déjà été réduit à peau de chagrin depuis longtemps à cette époque, sans pour autant avoir cessé totalement à la suite de cette loi, et ayant même continué jusqu'au traité de Maastricht en 1993, dans des proportions sensiblement constantes, c'est à dire faibles, mais pas négligeables, ce qui aurait pu, par exemple, éviter de recourir au tristement (pour les finances publiques) fameux « emprunt Giscard », qui aurait pu rentrer dans l'enveloppe encore existante du « financement BdF », si la volonté politique eut été là.

Luniterre


 

Le post de Dominique :

« Si j’ai compris, une banque centrale sert à créer la monnaie qui circule dans un état et ses clients sont les états.

Cela implique que dans un état donné, l’argent en circulation vient de sa banque centrale ou d’une banque centrale de banque centrale comme le FMI et sa Banque Mondiale.

Cela implique que le simple fait pour un état de disposer d’argent dépend d’une banque, ceci indépendamment du fait que cet argent soit à lui sous forme d’actifs dans ses comptes, ou emprunté. Si cette banque est publique, il pourra éventuellement en disposer sans payer d’intérêt sur le seul fait que cet argent existe, tandis que si cette banque est privée, il devra payer des intérêts pour qu’il existe, ce qui implique que si cet argent est emprunté, il devra payer deux fois, la première pour le faire exister, la seconde pour l’emprunter et pouvoir en disposer.

L’économie, c’est comme la politique, ça sert à nous diviser pour que les gros puissent se goinfrer en nous dansant sur le ventre.

"ILS" disent tout sur la DETTE sauf la vérité ! Vidéo 25’57 19 juillet 19:07, par Dominique


 

A l’origine, la monnaie était essentiellement métallique, or, argent, cuivre, et peu commode pour les transactions commerciales importantes. Les premières banques sont apparues pour réaliser des transactions basées sur la confiance, et sans avoir à transporter couramment de grandes quantités de monnaie. Agissant comme des « réservoirs », en quelque sorte.

Par la suite sont apparus les « billets de banque » qui, en fait, évitaient précisément de passer constamment à la banque pour effectuer des transactions.

Mais cela restait toujours mal commode pour les transactions importantes et petit à petit le système en est venu à « dématérialiser » les transactions, y compris pour de toutes petites sommes.

Pour l’essentiel l’argent n’est plus qu’un ensemble de lignes de comptes informatisées qui varient entre elles au gré des échanges eux-mêmes informatisés.

De sorte que même si la Banque Centrale continue d’être responsable de la gestion des « espèces » proprement dites, cela ne représente qu’une fraction infime de l’argent total en circulation. Son rôle de Banque Centrale est donc néanmoins et plus que jamais celui d’une sorte de « réservoir » au croisement de la circulation de toutes les transactions des autres banques, en principe désormais « privées » et responsable de l’activité économique en termes de réalisation de la plupart des transactions.

Les transactions interbancaires sont finalisées par leur passage par la Banque Centrale, même si en partie « déléguées » à des organisme type « chambres de compensation ».

La création monétaire se fait principalement par le moyen du crédit bancaire, et en principe seulement secondairement par les opérations type « quantitative easing » directement pilotées par les Banques Centrales, mais comme elles ont la main sur les taux du crédit, ce sont donc elles qui « pilotent » en permanence la circulation monétaire.

Mais surtout, elles agissent comme prêteur en dernier ressort pour les autres banques, et en fin de compte également envers les Etats, même si « indirectement », à travers, précisément, des opérations type « quantitative easing ».

En pratique, elles contrôlent donc déjà, pour l’essentiel, la circulation monétaire, et ce contrôle deviendra absolu et total, et potentiellement jusqu’au dernier centime, avec la mise en place des « Monnaies Numériques de Banques Centrales », et évidemment, surtout si elles se généralisent, et ce qui pose donc la question de leur hégémonie potentielle sur l’ensemble de la vie économique et sociale, même si cette hégémonie est déjà en partie réalisée, par les biais indirects précités.

De plus, même en dehors du « quantitative easing » la dette des Etats est un type d’actif en circulation parmi d’autres et notamment dans les circuits interbancaires et à tous les niveau importants de transactions financières, et donc de toute façon elle n’échappe jamais complètement au contrôle de la Banque Centrale.

Les Etats qui se posent en force d’autorité chacun sur leur pays restent néanmoins les esclaves de leurs dettes publiques et donc in fine de la Banque Centrale qui peut en « réguler » le taux, éventuellement jusqu’à « strangulation », comme ce fut le cas de la Grèce il y a quelques années.

Paradoxalement la dette est donc désormais la base et la source de la « richesse » de la ploutocratie qui gouverne réellement le monde, sans tambours ni trompettes, mais malheureusement au son des canons, missiles, drones, etc…, néanmoins.

La dette s’est formée du fait de l’évolution des rapports de production, et principalement de la robotisation et de la tertiarisation. Une fois générée de manière quasi irréversible comme conséquence du « progrès » technologique, elle entraîne dans son sillage tout un monde de parasites « financiers » qui n’ont aucun intérêt à la voir se « réduire », même si cela reste possible en fonction d’une gestion éventuellement rationnelle et au service du bien commun.

Pour comprendre la genèse du banco-centralisme à partir du capitalisme « classique » il y a cette étude :

Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

Et si tu veux te concentrer uniquement sur la partie « technique » de l’article, tu peux commencer directement à

Capital, capitalisme, de quoi Marx parlait-il ? 
…et qu’en est-il aujourd’hui ? 

Où l’article reprend la base de la formation du capital industriel et son évolution jusqu’à nos jours.

Ce qui reste tout de même impossible à résumer dans un post, et j’ai déjà assez « brutalement » résumé le rôle des Banques Centrales jusqu’ici…

En tout cas, un truc que tu as très bien compris :

« L’économie, c’est comme la politique, ça sert à nous diviser pour que les gros puissent se goinfrer en nous dansant sur le ventre. »

Luniterre


 

Récent sur le thème :

 

 


 

 


 

 


 

 

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Sur l'origine et l'histoire du Quantitative Easing comme base fondatrice du banco-centralisme:

 

Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d'économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :

 

Richard Werner, "père spirituel"

du Quantitative Easing

et "apprenti sorcier" du banco-centralisme

 

http://cieldefrance.eklablog.com/richard-werner-pere-spirituel-du-quantitative-easing-et-apprenti-sorci-a215699895

 

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