Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover
Publicité

L’OTAN crée sa propre banque militaire : une nouvelle "béquille" du banco-centralisme

 

 

 

 

 

 

 

     Aujourd'hui sur VLR, cet excellent récapitulatif du « glissement militariste » du banco-centralisme à son stade actuel. Une vue quasi « panoramique » et très utile, sinon même, carrément indispensable, de cette nouvelle situation, en gestation depuis quelques années, déjà.

Pour autant, et comme le démontre « l'actu militaire au quotidien » des différents conflits en cours, il ne faut donc pas y voir forcément les préparatifs de la « der des der » qui consumerait définitivement la civilisation humaine, sinon la planète, (mais qui reste, pour le moins « en danger »...), mais bien plutôt la volonté d'entretenir un « climat de guerre permanente » tout à fait propice à maintenir les populations dans un état de « sidération » fondé sur la « menace permanente », d'une part, et surtout, de l'autre, d'entretenir et de développer une « industrie militaire » autrement sans justification, ce qui permet donc d'entretenir un cycle intensif de renouvellement du capital fixe et de la « création monétaire » qui va avec, sous forme de crédits multiples, avec toutes les opérations financières et spéculatives « collatérales ».

Bref, le « nectar » du banco-centralisme. C'est ce que représentent pour ce système des guerres comme l'Ukraine, l'Iran, tout le Proche et le Moyen-Orient, l'Afrique, etc... Il ne s'agit donc pas, à priori, d'aller à une confrontation généralisée entre deux blocs, mais bien plutôt d'entretenir des foyers locaux assez importants et assez violents pour à la fois « sidérer » les foules par la menace et la peur, d'une part, et de l'autre faire tourner à plein régime des industries autrement devenues superfétatoires, qui ne restent « rentables », faute de « plus-value » réelle à en extraire, qu'à titre de sujets à crédits et à spéculations monétaires : sujets pour « planche à billets » électroniques, et non pas pour une économie réellement « capitaliste » au sens « classique » du terme.


Les « grandes crises » du capitalisme « classique » amenaient les « grandes guerres » d'envergure mondiale, avec un surgissement massif de la militarisation de l'économie, mais qui devait majoritairement être « reconvertie dans le civil », pour rester rentable, une fois le conflit « apaisé » de façon suffisamment durable.

Alors que le banco-centralisme « exige », désormais, pour sa simple survie, un état de « guerre larvée » quasi permanente, car il n'a pour lui que la « dynamique » du cycle de renouvellement du capital fixe, c'est à dire une dynamique d'« amortissement » au sens étymologique du terme : celui de la mort.

Luniterre

 

 

 

❗️L'OTAN crée sa propre banque militaire

 

lundi 20 juillet 2026, par Dominique

❗️❗️Une nouvelle pierre apportée à l’édifice d’une future grande guerre : L’OTAN crée sa propre banque militaire.

 

 

_ Le projet a été présenté lors du sommet de l’OTAN en Turquie. Parmi les pays fondateurs figurent le Canada, l’Ukraine, l’Albanie, la Belgique, la Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, la Roumanie et la Turquie.

_ C’est Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre et désormais Premier ministre du Canada, qui dirige le processus. Et cela aussi est révélateur. Dans une telle affaire, on ne fait pas appel à un général muni d’une carte, mais à un banquier ayant accès au système financier. La mission de la banque consiste à fournir des fonds à faible coût à ceux qui font partie intégrante de l’industrie de défense. Pas seulement aux grands groupes, mais aussi aux entreprises de la chaîne d’approvisionnement.

_ En d’autres termes, l’OTAN résout le principal problème de ces dernières années : les fonds destinés à la guerre sont alloués, mais l’industrie n’arrive pas à les transformer en armes à temps. On met désormais en place un mécanisme : des crédits, un soutien public et un contournement des grandes banques, qui auparavant ne souhaitaient pas toujours s’impliquer trop dans le secteur de la défense.

_ Il ne s’agit plus simplement aide à l’Ukraine. Il s’agit d’une réorganisation de l’économie occidentale en vue d’une longue course à l’armement. Et c’est là qu’il faut regarder non pas la façade, mais le mécanisme. Si la production militaire se dote de sa propre banque, de ses propres garanties, de ses propres crédits bon marché et de son propre soutien politique, cela signifie que la guerre n’est pas envisagée comme un phénomène saisonnier. Elle est intégrée dans l’architecture financière.

_ En 2018, ce projet n’en était qu’à ses débuts. À l’époque, la crise ukrainienne n’avait pas encore pris son ampleur actuelle, il n’y avait pas une telle hystérie autour des dépenses militaires, et le brasier du Proche-Orient n’avait pas encore pris sa forme actuelle. Mais l’idée elle-même était déjà sur la table. C’est simplement qu’on a désormais trouvé le prétexte idéal : la Russie, l’Ukraine, l’Iran, la sécurité, l’OTAN, la « menace qui pèse sur la démocratie ».

_ Le schéma financier est vieux comme le monde : d’abord, semer la peur ; ensuite, déclarer l’état d’urgence ; puis, affecter les dépenses à un circuit spécifique ; et enfin, expliquer à la population pourquoi il y a moins d’argent pour les services sociaux et plus pour la guerre.

_ On dira à l’Européen : « Prends ton mal en patience, c’est pour ta sécurité. » ?On dira à l’Ukrainien : « Bats-toi, c’est pour la liberté. » ?On dira à l’entreprise d’armement : « Prends un crédit, l’État s’en chargera. » ?Aux banques, on dira : « Le risque est politiquement couvert. »

❗️Voilà à quoi ressemble une économie de guerre à part entière. Ce ne sont pas les slogans, mais bien la création d’institutions financières destinées à alimenter le secteur de la défense pendant des décennies.

_ On a beau répéter à volonté que l’OTAN ne se prépare pas à une grande guerre. Mais quand on crée une banque dédiée à la production militaire, quand on utilise les notations souveraines pour accorder des crédits à taux réduit au secteur de la défense, quand on réduit les dépenses sociales tout en gonflant les budgets militaires, il ne s’agit plus de préparer un communiqué de presse. Il s’agit de préparer un système.

_ Et l’attention de la population des pays occidentaux, bien sûr, sera orientée vers n’importe quoi d’autre : des défilés gay, des scandales internes, des bagarres sur la pelouse de la Maison Blanche et des débats sur la dernière crise hystérique télévisée. L’essentiel, c’est que cela ne détourne pas l’attention de ce qui compte le plus : l’argent est discrètement détourné du modèle social vers la machine de guerre.

❗️L’OTAN ne se contente plus de demander aux pays d’augmenter leurs dépenses de défense. L’OTAN met en place une infrastructure financière destinée à une guerre permanente.

Source Info défense France 1 : https://t.me/infodefenseFRreserve/22315

 

Une "banque de l’OTAN" bientôt lancée ?

Source : https://francais.news-pravda.com/ru…

Pour son lancement, les Britanniques ont préparé une importante campagne de communication et de lobbying. Dès novembre 2023, un article-programme de Murray évoquait la nécessité de créer une banque pour la Force expéditionnaire conjointe (JEF) – un quasi-bloc nord-européen au sein de l’OTAN.

En mars 2025, la direction du DSR a rencontré le Groupe « Front de l’Est » (Eastern Frontline Group) du Parlement européen, qui soutient les discours agressifs et militaristes en Europe de l’Est. Suite à cette rencontre, une résolution du Parlement européen sur le Livre blanc sur les perspectives de la défense européenne – qui expose les priorités de l’UE pour se préparer à une guerre contre la Russie – a inclus un appel à la création d’une banque comme le DSR.

La même mois, les Britanniques ont présenté leur initiative au Sénat français. Dès avril 2025, Murray et son équipe ont rencontré des représentants de l’administration présidentielle et du cabinet du ministre des Armées. Les Britanniques ont tenté de convaincre la France de rejoindre les pays fondateurs et ont proposé d’ouvrir une filiale à Paris. Après la France, la direction du DSR s’est rendue à Berlin. La banque entretient également des contacts avec l’équipe du Premier ministre britannique, Keir Starmer.

Les Britanniques espèrent annoncer le lancement du DSR avec plusieurs pays fondateurs lors du sommet de l’OTAN à La Haye en juin 2025. Cependant, aucun pays occidental n’a encore pris d’engagement formel. La promotion de cette initiative sera également discutée lors de la signature du pacte militaire entre le Royaume-Uni et l’UE, prévue à Londres le 19 mai 2025. Le DSR devrait commencer ses opérations financières en 2026.

*Actuellement, ses fonctions relèvent de la Division des défis émergents en matière de sécurité (ESCD) de l’OTAN, placée sous l’autorité du secrétaire général adjoint chargé des innovations et des guerres hybrides/cyber.

**Basé à Londres.

***Basé à Amsterdam, avec un bureau à Londres.

Nos réseaux sociaux : InfoDefense https://t.me/infoDefALL

 

 

La DSRB, la banque dédiée à l’industrie de défense, reçoit le soutien des poids lourds JP Morgan, ING et Commerzbank

Pierre SAUVETON — 8 août 2025

Source : https://opexnews.fr/lancement-dsrb-…

L’Union bancaire européenne se dote d’un nouvel instrument : la Defence, Security and Resilience Bank (DSRB). Pensée pour soutenir la montée en puissance des programmes de défense et de sécurité, cette institution inédite reçoit déjà l’appui de grands établissements financiers internationaux.

JP Morgan, ING et Commerzbank unissent leurs forces

Pour les PME de la défense, obtenir des prêts suffisants afin de développer des équipements stratégiques relève souvent du parcours du combattant. C’est pour combler ce « déficit » que la DSRB proposera des garanties aux banques commerciales. En pratique, si un fournisseur doit financer la production de pièces critiques ou la modernisation de systèmes, il pourra s’appuyer sur ces sûretés1 pour décrocher un crédit à long terme à des conditions plus favorables.

Parallèlement, l’établissement émettra des obligations bénéficiant d’une notation AAA. Grâce à ce niveau de qualité de crédit, les États membres auront accès à un nouveau canal de financement. Plutôt que de recourir uniquement à leurs emprunts souverains, ils pourront lever des fonds en plaçant ces titres auprès d’investisseurs du monde entier, et ainsi réduire le coût global de leurs programmes d’armement.

Plusieurs poids lourds de la finance ont déjà signé. JP Morgan Chase, Commerzbank et ING Group se sont engagés aux côtés de RBC Capital Markets et de la Landesbank Baden-Württemberg. Ces banques mettront leurs compétences en structuration financière, relations investisseurs et gestion des notations au service de la DSRB, sans percevoir de frais. Parmi les figures clés du projet, on retrouve Stuart Peach, ancien président du Comité militaire de l’OTAN, et John Cummins, ex-PDG d’Aviva Capital Partners.

Un modèle « Banque mondiale » dédié à la défense

Rob Murray, qui a dirigé l’innovation à l’OTAN et pilote aujourd’hui le groupe de développement de la banque, souligne l’urgence : « Nous devons accélérer l’arrivée des équipements dans les stocks nationaux pour renforcer notre capacité de dissuasion, tant face à la Russie qu’à la Chine dans la région Indo-Pacifique. »

Lors du sommet de Vilnius en juillet, les pays membres de l’OTAN ont convenu de porter leurs dépenses militaires à 5 % du PIB d’ici à 2035. Cet effort représenterait près de 1900 milliards de dollars supplémentaires à mobiliser sur la période. La DSRB vise à répondre à ce besoin en offrant un outil complémentaire, capable de financer des programmes ambitieux comme le programme Global Combat Air Programme (GCAP).

La feuille de route prévoit la publication, à la rentrée, d’un projet de charte et d’une gouvernance claire. Dès septembre, des groupes de travail rassembleront les banques partenaires pour finaliser la structure du capital, la stratégie de notation et les méthodes de mobilisation des investisseurs. L’objectif est de rendre la DSRB opérationnelle courant 2026, avec un capital initial estimé entre 65 et 70 milliards de dollars.

En conclusion, la DSRB se présente comme un levier novateur destiné à répondre à l’urgence des besoins de financement de la défense européenne. « Nous ne pouvons pas relever les défis sécuritaires d’aujourd’hui avec les outils financiers d’hier », a souligné Mark Pieter de Boer, directeur commercial d’ING, dans un communiqué. En fédérant expertise publique et savoir-faire privé, et en combinant garanties bancaires et émissions obligataires AAA, la DSRB entend offrir un canal fiable et rapide pour soutenir programmes d’armement et modernisation des infrastructures, tout en allégeant la pression sur les budgets publiques.

 

 

Pourquoi la Turquie a-t-elle d’abord gardé ses distances avec la Banque de défense, avant de devenir membre fondateur ?

Défense – La Turquie a décidé de rejoindre en tant que membre fondateur la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience, lancée sous l’impulsion du Canada. Mais le fait qu’Ankara ait affirmé, quelques jours plus tôt, qu’elle n’avait pas encore pris d’engagement définitif, donne à ce choix une portée bien plus large qu’une simple décision d’adhésion. Ce revirement montre que la Turquie cherche, dans un contexte de réarmement accéléré de l’Occident, non seulement à vendre des armes, mais aussi à figurer parmi les pays qui fixent les règles du financement.

❗️Faux sur le Canada, nous verrons dans la suite que ce sont les Démocrates US sous Biden qui ont lancé l’idée de cette banque dans le silence complice des gauches et des droites des deux bords de l’Atlantique.

Lors du sommet de l’OTAN organisé à Ankara, le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé que neuf pays soutenaient la création de la Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience. Outre le Canada, la liste comprenait la Turquie, l’Albanie, la Belgique, la Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, la Roumanie et l’Ukraine. La déclaration commune a également officiellement entériné l’intention de ces pays de créer une nouvelle institution financière multilatérale.

La nouvelle banque de la défense vise à transformer la décision occidentale de se réarmer en capacité de production

La Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience n’est pas conçue comme un établissement financier ordinaire collectant des dépôts à la manière des banques commerciales. L’objectif est de mettre en place une structure multilatérale comparable à la Banque mondiale ou aux banques régionales de développement, mais spécifiquement tournée vers les investissements dans la défense et la sécurité.

L’objectif central de la banque est de permettre aux pays alliés d’accéder à des financements de plus long terme et à moindre coût pour leurs projets de défense. Selon les autorités canadiennes, l’institution devra mobiliser les capitaux privés grâce à des garanties publiques afin d’accroître la production de défense, de renforcer les chaînes d’approvisionnement et de soutenir tout particulièrement les petites et moyennes entreprises qui peinent à accéder au financement.

Dans le modèle envisagé, les apports en capital et les garanties fournis par les États membres permettront à la banque d’emprunter sur les marchés internationaux à des taux plus avantageux. Elle pourra ainsi octroyer des crédits à des conditions favorables aux États, aux entreprises de défense et aux projets conjoints. La capacité de financement visée pourrait atteindre 100 milliards de livres sterling, soit environ 134 milliards de dollars. Ce chiffre ne correspond pas à l’argent que les membres injecteraient directement dans la banque, mais à la capacité financière globale que l’institution chercherait à constituer grâce à une notation de crédit élevée.

❗️Zut alors ! des financements privés dans la guerre et garantis par la puissance publique, par nos impôts quoi. Ça leur suffit pas d’endetter l’Ukraine à mort pour gaver les circuits de corruption du klan Epstein dans une grande boucherie dont ils ont le secret, ils veulent faire pareil avec tous les pays de l’OTAN. Quand à leurs populations, on voit le résultat en Ukraine.

N’étant pas membre de l’Union européenne, Ankara n’a qu’un accès limité à certains mécanismes européens de défense, alors que cette nouvelle structure lui permet de devenir partenaire fondateur.

La Turquie veut participer aux décisions sur le financement de la défense avant que d’autres n’en fixent seules les règles

Source complète : https://www.oznursirene.com/fr/pour…

 

Réarmement, l’OTAN se fait Banque

Source : https://reseauinternational.net/rea…

par Manlio Dinucci. 20 janvier 2021

Le porte-avions Cavour, après avoir été restructuré dans l’arsenal militaire de Tarente pour embarquer les chasseurs F-35B à décollage court et atterrissage vertical, est sur le point d’appareiller vers les États-Unis. L’annonce a été faite par l’attaché naval de l’Ambassade italienne à Washington, précisant qu’à partir de la mi-février le porte-avions sera déployé dans la base de Norfolk en Virginie pour obtenir la qualification qui lui permettra de participer à des « opérations conjointes » avec la marine et le Corps des marines des États-Unis. Ainsi prépare-t-on la participation du navire amiral de la marine italienne à des missions OTAN sous commandement USA dans des théâtres de guerre lointains.

Tout cela a un coût, que ce soit en termes politiques en liant de plus en plus l’Italie à la stratégie de guerre USA/OTAN ou en termes économiques. Le porte-avions Cavour a couté 1,3 milliards d’euros ; les 15 F-35B pour la marine coûtent 1,7 milliards d’euros. S’y ajoutent les dépenses opérationnelles : un jour de navigation du Cavour coûte plus de 200 000 euros et une heure de vol d’un F-35 plus de 40 000 euros. Les autres 15 F-35B achetés par l’Italie vont à l’aéronautique, avec 60 F-35A à capacité nucléaire.

Il y a cependant un problème : en 2019 a été lancé un autre porte-avions, le Trieste, qui devra embarquer un nombre de chasseurs F-35B plus grand que celui du Cavour : ils devront être achetés pour un coût total encore plus haut. Pour se doter de ces armements – et d’autres – l’Italie doit augmenter sa dépense militaire : les 26 milliards d’euros annuels ne suffisent plus, il faut passer à au moins 36 milliards annuels comme l’a établi l’OTAN et rappelé le nouveau président démocrate Joe Biden.

Mais où trouver les sous dans une situation de crise comme celle d’aujourd’hui ?

Et voilà l’idée géniale, accouchée par le Center for American Progress, un des plus influents think tank de Washington lié au Parti démocrate :

que l’OTAN crée sa propre banque pour résoudre le « fossé financier ». Autrement dit, une fois la banque instituée, les pays de l’Alliance qui n’ont pas les fonds pour augmenter la dépense militaire au niveau requis, peuvent les recevoir en prêt par l’OTAN elle-même à travers sa nouvelle institution financière. Aucun problème, donc, pour l’Italie : si elle n’a pas les 10 milliards d’euros à ajouter chaque année à sa dépense militaire, la Banque OTAN les lui prête à un taux d’intérêt non précisé. Mais

l’Italie accumulerait ainsi une nouvelle et croissante dette étrangère avec un organisme contrôlé par les États-Unis, qui détiennent le commandement de l’OTAN.

Dans sa présentation du projet, le think tank souligne qu’immédiatement « l’administration Biden devra rétablir l’engagement de l’Amérique à l’égard de l’OTAN et pousser l’Alliance à se renforcer », en premier lieu pour « défendre l’Europe de l’agression russe ». D’où la nécessité que « l’OTAN institue sa propre banque pour investir dans des capacités militaires fondamentales ». Parmi celles-ci à coup sûr les F-35 de la société étasunienne Lockheed Martin qui, avec les autres colosses de l’industrie de guerre, serait la principale bénéficiaire de la Banque OTAN :

par exemple la banque financerait l’achat d’autres F-35B pour la marine italienne, en payant à Lockheed Martin des milliards de dollars, que nous Italiens devrions rembourser avec les intérêts, toujours en argent public.

Outre celle-ci, il y a d’autres fonctions que la Banque OTAN devrait assurer. « Investir dans des infrastructures à double usage » : des ponts qui permettent en Europe le transit y compris de lourds véhicules blindés d’Ouest en Est et des réseaux 5G à usage aussi militaire. Fournir à des pays et régions « une alternative par rapport à celle de s’adresser à des banques de rivaux de l’OTAN, comme la Chine et la Russie ».

La Banque OTAN aurait, en général, la fonction « d’augmenter la capacité de l’Alliance à affronter les défis financiers du conflit », puisque « tout significatif effort militaire dépend de la capacité économique et financière ».

Le message aux alliés européens est clair : « Le financement de l’Alliance ne peut pas être de la seule responsabilité américaine, ce doit être une responsabilité partagée ». Voilà, dans ses lignes essentielles, le projet de la Banque OTAN qui, avant d’être présenté par le think tank de Washington, a été passé au crible par des politiciens qui iront occuper des charges importantes dans l’administration Biden.

Cette banque de guerre pose le problème de fond : Comme l’argent est le nerf de la guerre, le principal problème du monde d’aujourd’hui se trouve en Occident et tant que les peuples occidentaux resteront impuissant à se lever dans un front et indépendant de l’ensemble du clan politique, il n’y aura aucun d’espoir de changement, sauf pour le pire.

Bien que je sois un prolo et que j’en sois fier, j’ai utilisé le mot peuples par dessein : Je ne tiens en aucune façon à être associé à une gauche dont l’histoire est celle de ses divisions et de ses trahisons, qui a le même programme que la droite, un programme de division des peuples basé sur la peur de l’autre, et qui prouve ainsi et de la pire des façons une fois de plus que dés qu’elle est au pouvoir, elle fait sans vergogne tout ce que la droite a toujours rêvé de faire.

Rendez-vous dans la rue.

 

Répondre à cet article sur VLR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://image.eklablog.com/zeyTQW02TQb8GG7oDELm7GGGFH4=/filters:no_upscale()/image%2F1241236%2F20260720%2Fob_19b55e_telotanbankmil.jpg

 

 

 

 

 

*********************

 

 

 

*****************************

https://image.eklablog.com/zeyTQW02TQb8GG7oDELm7GGGFH4=/filters:no_upscale()/image%2F1241236%2F20260720%2Fob_19b55e_telotanbankmil.jpg

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article