Par Antoine Potier
"Modern Monetary Theory" et banco-centralisme : petite histoire d’une fusion "idéologique", mais pas que...
lundi 17 août 2026, par Luniterre
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Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo YouTube
Quand l’IA de Google devient révolutionnaire (*)
et :
Qui sont les propriétaires des banques centrales ? (**)
C’est un sujet dont on a déjà longuement débattu, en 2020 et dans les mois qui ont suivi la crise "covid", et notamment sur VLR, avec le regretté (…malgré nos quelques "différents" !) camarade Viriato.
Evidemment on pourrait revenir encore longuement sur ce débat, selon lequel précisément ce camarade faisait lui-même ce rapprochement dans sa critique de notre approche, mais du côté "systémique" cet angle d’approche était également celui de Patrick Artus, et même si ses analyses sont nécessairement à géométrie variable en fonction des nécessités du système il est néanmoins souvent celui qui ose préciser certaines "réalités du moment", en fonction…
Une vidéo caractéristique sur le thème, en Août 2021 :
"Théorie monétaire moderne : peut-on s’endetter à l’infini ?"
Pour mémoire du "monde d’avant" où l’inflation paraissait n’être plus qu’un fantôme du passé, voir aussi, de Juillet 2019 :
"Que penser de la « théorie monétaire moderne » ?" [Patrick Artus]
Aujourd’hui, malgré ses efforts intensifs de lèche-botte systémique il commence à admettre cette réalité évidente selon laquelle nous sommes en route tête baissée et droit dans le mur :
"La France peut-elle encore éviter de foncer dans le mur ?"
Pour plus de réalisme, voir Marc Touati :
https://www.youtube.com/@MarcTouatiTV
Egalement, désormais, sur "Publications Agora", une chaîne essentiellement fondée par Philipe Béchade, un des rares critiques assez lucide des politiques monétaires banco-centralistes.
"Faillite de la France : Marc Touati répond à vos questions (Épisode 3)"
Philippe Béchade sur Kevin Warsh, le nouveau boss de la Fed :
"Les taux flambent : le pyromane s’appelle Kevin Warsh"
Luniterre
Tentative intéressante, avec néanmoins quelques « failles » dans le « raisonnement » de la machine, dont une très grosse, sur la fin…
En effet, un système de production entièrement robotisé, ou presque, mais vers lequel on va assez inexorablement, nécessite néanmoins un cycle de renouvellement, sinon encore de développement technologique. L’entretien peut lui-même être automatisé, voire même, les réparations, mais il reste le problème de l’usure, et donc bien celui du renouvellement, à tout le moins…
Et donc un investissement…
De même pour les matières premières, même si l’extraction peut aussi être automatisée, ainsi que le transport, à terme…
Mais le renouvellement, lui, exige, et encore pour longtemps, sauf soumission complète à l’IA, mais qui, à ce stade, se passera non seulement de nos services, mais aussi, de nous servir, une décision d’investissement, d’une manière ou d’une autre, collective ou non…
Évidemment c’est potentiellement un investissement sans autre retour que la valeur d’usage de la production, et qui constitue pour l’essentiel une dette…
En fait c’est déjà pour l’essentiel le cas, même si le circuit de la dette qui permet de « boucler la boucle » passe précisément par la dette publique, mais qui permet donc d’arroser l’économie à travers la dépense publique.
Le problème étant que les entreprises privées qui investissent en capital fixe « robotisé » ne le font que parce qu’il y a assez d’argent en circulation, du fait de la dette, pour leur assurer du profit, et même « confortable »…
Et les « investisseurs privés » spéculent tranquillement sur le fait que la Banque Centrale rouvrira le robinet des liquidités, type « Quantitative Easing » ou autre, en cas de « crise »… Comme nous le rappelle fort justement Charles Sannat, même si on ne partage pas forcément, par ailleurs, toutes ses options idéologiques…
C’est donc bien pourquoi le prétendu « capitalisme » actuel n’est plus qu’une apparence, une sorte de « décor pour la vie quotidienne », mais qui recouvre une infrastructure déjà profondément banco-centraliste.
C’est aussi pourquoi les thèses du « techno-féodalisme », tout comme celle du « capitalisme de plateforme », sont déjà dépassées par la réalité de l’évolution, sauf à considérer que les monopoles technocratiques puissent fonctionner sur leurs propres systèmes monétaires, sans contrôle de la Banque Centrale : ce qui était le projet « Libra » de Mark Zuckerberg, mais qui a dû en « rabattre » quasi complètement, après avoir été brutalement « remis au pas », et financièrement aussi, même s’il avait encore une marge de survie « confortable »…
Bref, pour l’instant les Banques Centrales ont la main, et elles n’ont donc aucun besoin de le proclamer sur les toits, agissant, bien au contraire et précisément, derrière le « décor de théâtre » du pseudo- « capitalisme libéral », dans lequel s’agitent les guignols de notre classe politique, d’un bord idéologique à l’autre, même « extrêmes ».
Le nœud du problème est donc le contrôle du cycle de renouvellement du capital fixe « robotisé », et non pas d’une manière abstraite et générale « le problème de la dette ».
Ramené à sa seule fonction réellement utile, mais par contre, incontournable, le problème de la dette est ramené à ses véritables proportions, qui sont celles du crédit réellement nécessaire et utile en termes d’investissements dans le cycle de renouvellement du capital fixe, et de son élargissement éventuel, en fonction des besoins sociaux réellement urgents.
En éliminant les superprofits spéculatifs et les diverses formes de parasitisme qui grèvent la dépense publique ce cycle peut donc être ramené à des proportions réalistes en fonction du but fixé en termes de développement économique et social.
C’est une fonction qui fut celle du Conseil National du Crédit, à la Libération, et qui peut donc être rétabli dans le cadre d’un retour aux sources de la Ve République, sur une base référendaire et constitutionnelle appropriée, court-circuitant ainsi le pouvoir de la BCE et des institutions de l’UE sur l’économie de notre pays : un « frexit de l’intérieur », non négociable, car rétablissant simplement la primauté réelle d’une constitution nationale et démocratique sur toute forme de pseudo- « pouvoir » extraterritorial.
En contrôlant également, à travers le crédit, la circulation monétaire sur notre territoire, le nouveau CNC réglera donc également, et tout aussi constitutionnellement, la question du signe monétaire, les euros circulant sur notre territoire se trouvant de ce fait « nationalisés », sous le contrôle du CNC.
Ce qui rétablira l’indépendance nationale de la France tout en évitant le piège mortel de la dévaluation, dans le contexte économique actuel.
Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France
Luniterre
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Ce qui n’est pas correctement exposé, dans cet « épisode », c’est la hiérarchie de fonctionnement, aussi bien « réglementaire », en termes de statuts et de fonctions on ne peut plus réglementairement définies, que de fonctionnement réel sur le terrain, y compris en termes de pouvoir de décision, entre les Banques Centrales et les banques d’affaires et/ou de dépôts courants.
Non, les Banques Centrales ne sont pas « en réalité totalement dépendantes des signaux des marchés financiers. » >>> en pratique quasi quotidienne c’est même carrément l’inverse et ici, par exemple, c’est un banquier central qui nous l’explique :
C’était en 2014, et la réponse à la question pour les marches qui restaient à gravir se trouve donc, entre autres endroits, ici >>>
Bref, plutôt que de se fier aux approximations et aux erreurs, ici grossières, de l’IA, le mieux reste tout de même de se documenter par soi-même directement aux sources encore disponibles sur le net, même si ce n’est pas facile, et même si l’IA Google, par exemple, fournit parfois des sources utiles, à condition de lui reposer plusieurs fois la même question sous différentes formes et angles d’approche « sémantique ».
Autre point >>> Prétendre que la MMT serait une théorie « révolutionnaire » est une autre aberration qui nécessiterait un commentaire plus poussé, mais c’est à chacun de faire sa recherche, et le fait est qu’elle est en grande partie à la base des théories monétaires banco-centralistes en matière de « Quantitative Easing », par exemple, et donc bien évidemment, au croisement de la sollicitude de Mélenchon à l’égard de la BCE et de ses prétentions à l’égard du keynésianisme, dont elle dérive en partie, ou même en totalité, selon certains de ses promoteurs.
Bref, encore une autre voie de l’esclavage moderne à l’égard de la bureaucratie, au mieux, et de la faillite, sinon, encore plus probablement, surtout si « gérée » par Mélenchon et sa clique !
Mais bon, les chances qu’il arrive au pouvoir sont si faibles qu’il peut se permettre de pérorer à sa guise, sans crainte des conséquences de ses c…
Les promesses démagogiques n’engagent que ceux qui les écoutent, et bien évidemment, surtout à être à nouveau gravement déçus, comme à l’époque de « Tonton », au cas où…, mais encore bien plus gravement, du fait de la situation déjà catastrophique dans laquelle se trouve notre pays.
Luniterre
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2014 - Andrew Haldane, le spleen du banquier central à mi-chemin sur les marches du pouvoir
Sur AgoraVox >>>
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/2014-andrew-haldane-le-spleen-du-270989
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Kollabo-Kapo : Mélenchon2027, un élixir de pure démagogie !
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Mélenchon, le "Laval" du banco-centralisme en France !
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/07/melenchon-le-laval-du-banco-centralisme-en-france.html
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Branko Milanovic, encore un pseudo-"marxiste" au secours "idéologique" du banco-centralisme
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De l’or à l’électron, une brève histoire d’argent…
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/07/de-l-or-a-l-electron-une-breve-histoire-d-argent.html
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"BLAST", un média kollabo de plus au service du banco-centralisme
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L’OTAN crée sa propre banque militaire : une nouvelle "béquille" du banco-centralisme
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Internet fermé à la libre expression
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/08/internet-ferme-a-la-libre-expression.html
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2017-2026 : la France ruinée sous le joug de "Pygmalion" 1er
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14 juillet 2026, avec Macron, pour « oublier » sa dette, la France « En Marche », vers l’abattoir !
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Sur l’origine et l’histoire du Quantitative Easing comme base fondatrice du banco-centralisme :
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Richard Werner, "père spirituel" du Quantitative Easing
et "apprenti sorcier" du banco-centralisme
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Pour aller plus loin sur le thème >>>
Les légendes urbaines ont la vie dure, surtout quand elles servent de relais idéologiques. Le passage au banco-centralisme n’est pas le fait d’un "complot" de quelques banquiers et de quelques bureaucrates, mais bien l’effet de l’évolution des rapports de production robotiques. Escamoter cette évolution ou en diminuer le rôle déterminant, cela peut malheureusement servir de "rempart" au système, empêchant beaucoup de gens ainsi conditionnés de pousser plus loin la recherche vers les causes réelles de l’évolution systémique qui engendre la dette dans les économies "modernes" :
Sur l’analyse historique de cette évolution systémique :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921
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Source de l'article et de la compilation:
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