Pragmatique, Dupont-Aignan candidat aux présidentielles 2027: les "assises de la souveraineté" Arras 2026 ont fait office de "primaires souverainistes"
Autodésigné "vainqueur des primaires souverainistes" aux "Assises de la souveraineté" d'Arras car de facto le seul "prétendant" à avoir concrètement une chance de réunir les 500 parrainages, Nicolas Dupont-Aignan semble ainsi mettre un terme à la possibilité de voir formellement se tenir de telles "élections primaires" au sein du courant souverainiste...
Un pragmatisme correspondant à un ensemble de réalités convergentes, outre le simple constat de son avance personnelle dans la récolte des parrainages:
Il n'y a de toute façon pas l'ombre d'un début de processus significatif, actuellement, pour aboutir à de telles "primaires" qui seraient en outre amputées de l'implication d'Asselineau et de son mouvement UPR, qui en refusent le principe, alors même que leurs chances d'obtenir les 500 parrainages sont de toutes façons devenues très faibles depuis l'échec de sa tentative en 2022 et encore plus, quoi qu'il en soit du résultat final, du fait de la procédure renouvelée contre lui pour "harcèlement sexuel".
Au delà de la problématique du débat de fond absolument nécessaire il est donc évident que la seule candidature ayant une chance significative d'aboutir est celle de Nicolas Dupont-Aignan.
C'est actuellement la seule qui ne soit pas en impasse plus ou moins totale, contrairement aux autres, donc.
Concernant le fond, l'évolution de ce candidat passant d'une stratégie de "changer l'UE de l'intérieur" à une sortie de l'UE dans des conditions encore mal définies, mais tout de même avec des clauses de sauvegarde immédiate qui semblent judicieuses, reste donc à préciser en rapport avec le processus "frexit" tel que défini par l'article 50 de la Constitution de l'UE.
Pour notre part, sur Ciel de France, la stratégie de retour à l'indépendance de notre pays s'articule autour des "Quatre Points Cardinaux" référendaires définis comme éléments de base de retour à l'ordre constitutionnel gaullien de notre Vème République et de notre pays. Quatre points qui sont donc différents des priorités définies par N D-A sur son site, et également sous l'appellation "Quatre points cardinaux" dans le script résumé de son discours :
Sortir de l’Union européenne pour rendre à la France son indépendance ;
Instaurer un protectionnisme intelligent pour relocaliser la production et les emplois ;
Rechercher une paix négociée en Ukraine afin de mettre fin à la guerre et de réduire le coût de l’énergie ;
Instaurer une démocratie directe inspirée du modèle suisse pour redonner le pouvoir au peuple.
"Tout au long de cette campagne, je réaffirmerai haut et fort ce que plus aucun candidat n’ose ouvertement défendre :
L’indépendance de la France.
Le protectionnisme économique et social.
La paix de l’Atlantique à l’Oural.
La démocratie directe !
Les 4 points cardinaux de mon projet de libération nationale."
Quatre points à préciser en termes de contenu, mais néanmoins quatre points utiles dans leur motivation indépendantiste et patriotique, et qui font, dans l'urgence qui semble devoir s'accélérer d'ici les présidentielles 2027 une sorte de compromis tactique et pragmatique pour mettre un coup d'arrêt à la catastrophe nationale actuellement déjà malheureusement engagée par la macronie.
Luniterre
PS 1 : pour mémoire, rappel de notre définition des Quatre Points Cardinaux du Retour à l'Indépendance de la France >>>
Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, ce sont la circulation et l’exportation de la dette qui ont pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations.
La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France :
Dans la première moitié du XXème siècle le capital industriel en pleine expansion s’est répandu par la violence armée sur tous les continents en générant deux guerres mondiales, mais qui n’ont pas freiné son essor ni le relatif progrès social allant avec, culminant notamment avec les « 30 Glorieuses » en France. Avec l’élargissement du capital industriel se produisait aussi celui de la classe ouvrière, culminant avec la fin des « 30 Glorieuses ». Ensuite la désindustrialisation a fait son œuvre « impérialiste » en « délocalisant » les principales industries vers les « anciennes colonies » mais dont la main d’œuvre restait facilement exploitable et déplaçable au gré des flux financiers. Pourtant le progrès technique de l’industrie n’avait déjà plus besoin de tant de main d’œuvre ouvrière et ce n’est plus le progrès mais le recul social généralisé qui en est résulté, avec un endettement de plus en plus lourd des Etats pour tenter de compenser la chute de rentabilité des investissements.
C’est définitivement l’expansion de la dette qui a pris le pas, au XXIème siècle, sur l’expansion du capital productif. La masse monétaire en circulation, qui permet encore à l’économie de fonctionner « normalement » en apparence, ne provient plus de l’élargissement du capital productif mais de l’élargissement de la dette. Dans cette nouvelle masse monétaire en circulation c’est essentiellement l’argent de la dette qui s’accumule sur les comptes des « grosses fortunes » que l’on appelle encore « capitalistes » mais qui ne sont plus que purement parasites en réalité.
Le mouvement Maga de Trump était la dernière tentative de restaurer le capital productif aux USA et il a échoué, laissant la plus puissante nation du monde face à l’abîme de sa dette colossale, qu’elle ne peut faire « oublier » qu’en imposant de plus en plus violemment son « narratif » aux autres nations. Ce n’est plus la violence conquérante de l’expansion impérialiste des siècles passés mais la violence d’un prédateur aux abois qui se bat désormais pour sa survie. Face à lui, sa propre créature, qu’il a lui-même financé, à l’origine, dès les années 70, par ses propres « délocalisations » : la Chine. Le capital impérialiste était déjà devenu une hydre à deux têtes à la fin du XXème siècle, la dette de l’une étant le capital de l’autre. Mais à présent la Chine exporte à son tour sa dette sur ses « routes de la soie » emprisonnant sous ce label « attractif » ce qui ne l’était pas encore par l’Occident.
L’expansion mondiale de la dette ne laisse plus aucune liberté aux Etats incapables d’échapper à cette soumission. C’est le cas de notre pays, la France devenue sous la Macronie un sujet parmi d’autres des calculs de la Banque Centrale Européenne, véritable nouveau siège du pouvoir sur le vieux continent, comme l’est la Fed de l’autre côté de l’Atlantique et dont Trump s’efforce pathétiquement de reprendre le contrôle, ce qu’il avait déjà échoué de faire en nommant Powell à sa tête lors de son précédent mandat.
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
_ Indépendance militaire et géostratégique:la force de dissuasion nucléaire doit être remise à jour et au service de l’indépendance de la France de façon potentiellement efficace dans toutes les directions. L’industrie militaire française doit fournir par priorité absolue nos forces armées nationales, en complément et renfort de la dissuasion, et non au service d’intérêts étrangers à la nation.
_ Indépendance diplomatique et économique:les relations extérieures ne doivent pouvoir se faire que sur une base constitutionnelle strictement bilatérale et équitable avec chaque pays et non pas en signant des accords globaux avec des groupements internationaux de quelque nature que ce soit. Ce qui rendra ainsi caducs tous les accords inéquitables signés jusqu’ici par des politiciens traîtres à la nation.
_ Indépendance financière et monétaire:la France rétablira le Conseil National du Crédit à l’échelle nationale et régionale sur une base constitutionnelle démocratique représentative lui donnant pouvoir de contrôle sur le crédit et la circulation monétaire sur le territoire de la République, mettant ainsi un terme aux pouvoirs extraterritoriaux de la Banque Centrale Européenne.
_ Indépendance culturelle et idéologique:un principe constitutionnel complémentaire devra redonner à la laïcité sa véritable légitimité en affirmant que le renoncement explicite à tout principe théocratique doit être une base statutaire de l’existence légale de toute Église ou institution religieuse sur le territoire de la République. Une nécessité pour affirmer clairement l’indépendance de la France à l’égard de toutes les puissances de facto théocratiques et de leurs agents d’influence sur le territoire national.
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France
PS 2 : pour info utile, trois vidéos où N D-A exprime ses idées dans le contexte de son propre mouvement aussi bien que face aux médias "mainstream" qui tentent de décrédibiliser sa parole >>>
Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :
Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :