Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover
Publicité

L'IA ne résoudra pas les problèmes de l'humanité, car ces problèmes ne sont pas dus à un manque d'intelligence

 

 

 

 

 

 

 

Éléments du débat sur VLR, suite à la traduction de l'article du site de Caitlin Johnstone

 

 

AI Won't Solve Humanity's Problems Because Our Problems Aren't Caused By Lack Of Intelligence
L'IA ne résoudra pas les problèmes de l'humanité,
car ces problèmes ne sont pas dus
à un manque d'intelligence

 

Caitlin Johnstone  29 septembre 2026

 

 

Je déteste quand on prétend que les problèmes de l’humanité seront résolus par une « superintelligence artificielle », comme si, pour remédier à la cruauté et aux abus qui règnent dans notre monde, il suffisait d’une IA plus intelligente qu’un humain.

Mark Zuckerberg a réitéré cet argumentaire aujourd’hui dans un fil de discussion sur Twitter, affirmant que « la superintelligence créera de nouvelles opportunités considérables pour tous les individus et toutes les entreprises ». Le mois dernier, il déclarait ceci dans un communiqué intitulé « L’avenir appartient à tous : la voie vers un avenir positif grâce à l’IA » :

 

« Dans les années à venir, les gens pourront exploiter une superintelligence dépassant les capacités humaines pour créer et découvrir des choses extraordinaires, bâtir de nouvelles entreprises, exprimer des idées inédites, assimiler de nouveaux concepts et améliorer notre santé ainsi que notre qualité de vie. À mesure que nous approchons de cette échéance, il est crucial d’élaborer une philosophie sur la meilleure façon d’utiliser la superintelligence, afin de garantir qu’elle améliore nos vies, notre travail, nos communautés, notre liberté et notre sécurité. »

 

Mark Zuckerberg
@finkd
Nous pensons que la superintelligence créera de nouvelles opportunités considérables pour tous les individus et toutes les entreprises. Meta dessert déjà des milliards de personnes à grande échelle et aide des centaines de millions d’entreprises à toucher leurs clients. Aujourd’hui, nous lançons le prochain pilier majeur de notre activité, la Meta Enterprise Platform, pour aider les entreprises à utiliser l’IA afin de se développer et de se transformer de manière inédite.
14 h 35 · 28 sept. 2026 · 3,78 M de vues
2,82 K réponses · 1,96 K reposts · 24,7 K mentions « J’aime »

https://x.com/finkd/status/2104550609403695581

 

Ces discours m’agacent, car l’idée selon laquelle la superintelligence artificielle profitera à tout le monde est absolument fallacieuse. Les problèmes de l’humanité ne découlent pas d’un manque d’intelligence ; ils sont causés par des ploutocrates avides comme Zuckerberg. C’est comme si un tueur en série nous disait que l’on peut mettre fin aux meurtres en série en rendant les tueurs plus intelligents.

Cet argument repose sur le postulat que l’humanité souffre parce qu’elle n’est pas assez intelligente pour trouver les bonnes solutions, alors qu’en réalité, ce n’est plus le cas depuis bien longtemps. L’humanité dispose, depuis des générations, de la technologie et des ressources nécessaires pour résoudre tous ses problèmes majeurs ; Nous avons simplement choisi d’utiliser notre technologie et nos ressources pour enrichir encore davantage les riches.

Nous avons depuis longtemps la capacité d’éradiquer l’extrême pauvreté, de cesser de détruire notre biosphère, de mettre fin aux guerres, de cesser de piller les pays du Sud à des prix iniques, de renoncer aux sanctions affamant les populations, de stopper les génocides, d’éliminer l’influence de l’argent en politique, d’instaurer une véritable démocratie, de former un électorat bien informé et libéré du lavage de cerveau de la propagande, et d’assurer à chacun un niveau de vie décent. Si cela ne s’est pas produit, ce n’est pas par manque de superintelligence, mais parce que ceux qui détiennent le pouvoir et l’argent s’y opposent activement.

Aucun surcroît d’ingéniosité ne rendra les ploutocrates moins avides, les bellicistes moins sanguinaires, les politiciens moins corrompus, les dirigeants impériaux moins tyranniques, les propagandistes de l’empire moins menteurs et manipulateurs, ni les capitalistes moins enclins à l’exploitation et à l’écocide. Donnez-leur une superintelligence artificielle et ils l’utiliseront simplement pour accaparer encore plus d’argent et de pouvoir, tout comme ils le font avec l’IA actuelle.

Nous constatons déjà que l’IA ne rend pas le monde meilleur. Elle supprime déjà des emplois, facilite les crimes de guerre et la surveillance de masse, corrompt l’art et rend les gens fous et stupides. Nous voyons déjà les conséquences d’une IA plus intelligente. Continuer à dire qu’il suffit que l’IA soit plus intelligente revient à prendre un médicament pour se soigner, à faire une réaction terrible au traitement, puis à décider qu’il faut simplement augmenter considérablement la dose.

La superintelligence artificielle ne résoudra pas tous nos problèmes, car ceux-ci ne découlent pas d’un manque d’intelligence. Nous n’avons pas besoin de superintelligence artificielle, mais d’une bonté humaine élémentaire. Nous avons besoin de justice. Nous avons besoin d’éthique. Quelle que soit la dose d’intelligence que l’on ajoute à la « soupe » de l’IA, cela ne se transformera jamais par magie en une simple moralité humaine. Or, c’est précisément ce dont nous aurons besoin pour bâtir un monde sain.

 

https://www.caitlinjohnst.one/p/ai-wont-solve-humanitys-problems

 

 

 

 

 

Messages de forum

  • Faut arrêter de se branler le cerveau avec des formules creuses. Comment l’humain, avec son cerveau lent, peureux, tordu, crédule, humain quoi, peut-il rivaliser avec un réseau de systèmes qui gamberge à la milliseconde, sans aucun état d’âme et obéit à des lois, principes et règles qu’on appelle algorithmes et auxquels peu de personnes, voire aucune, ne comprend quoi que ce soit ? C’est quand même bien mal engagé, et les bisous et autres cataplasmes paraissent bien pâlichons face aux puissances développées par ces systèmes qui régissent nos vies. Faut voir les choses en face : l’IAG a accès et intégré des milliers d’années de connaissances humaines. Personne n’en sait autant. Quand tu as l’info t’es un champion. Si en plus tu la fabriques et la distribues, alors tu es le roi du monde. Si en plus on installe tout ça dans des robots et des drones, ça va être imparable. Même au fin fond de l’amazonie ou du bush australien, "ils" nous retrouveront. On est mort à très court terme. C’est un peu comme le réchauffement climatique mais en bien plus rapide, violent, intense et omniprésent.

    Répondre à ce message

    • Tu raisonnes à l’envers, l’IA n’est qu’un outil qui, comme tout outil est contrôlé par ceux qui le possède. Tu dis qu’elle te retrouvera partout. C’est vrai si tu as en permanence ton flic portable dans la poche. Par contre si tu le laisses en charge avant de sortir ou le lances sur le pont d’un camion, elle est larguée, elle t’as perdu. Une alternative est de le mettre dans une cage de faraday, soit coque en mu-métal (version chère) ou dans 3 ou 4 couches de gros papier d’alu ménage (à tester et tu ajoutes 1 ou 2 couches pour être sur.)

      Quand à l’Amazonie, je connais quelqu’un qui l’a traversée à pied en une année et demi. Ça se prépare. Les seuls humains qu’il a rencontré pendant ce temps furent des peuples premier. Je connais aussi quelqu’un qui est né dans le bush australien. C’est tellement grand et sauvage que bonne chance à l’IA pour t’a trouver.

      Ou ça se complique c’est dans les villes. Je ne prend presque jamais mon flic de poche avec moi, et si je vais dans un endroit où il y a des vrais VIP, facile leurs visites sont annoncées par la presse, mon arrivée déclenche un brans-le-bas de combat et dans la minute ou les 2 minutes qui suivent mon arrivée, je suis sur que deux keufs en civil sont passés à coté de moi, même pas discrètement avec leurs oreillettes en me dévisageant avec insistance de la tête aux pieds. Ce qu’ils ne font pas pour les autres car ils ont tous leur mouchard dans la poche et ils savent qui arrive avant même de le voir.

      L’infrastructure (dont l’IA fait partie) est leur point faible. Si tu la court-circuite, ils sont paumés. Même la reconnaissance faciale. Ils suffit d’un bon maquillage et elle est paumée. Ou encore mieux, des masques faciaux made in China, ça coute presque rien, c’est plus rigolo que des cagoules noires et y’en a des marrants.

      De plus, avec ou sans IA, les salauds nous dansent sur le ventre. Donc voilà, si tout le monde arrive à trouver quelque chose pour lequel ça vaut la peine de se battre et passe à l’action, bin on pourra commencer à rigoler et à faire une vraie convergence des luttes sous la forme d’une coordination indépendante d’une multitude de coordinations indépendantes.

      Il y a toujours un tangente pour s’échapper. Avec l’IA, rien de plus facile, il suffit de se débrancher.

      Après tu peux choisir de te lamenter, c’est qu’en anglais ils appellent des loosers, ceux qui sont sur de perdre car ils n’essaient même pas de se battre. En pratique ça commence par trouver un truc qui mérite d’être défendu. À partir de là, il faut trouver des gens autour de toi qui estiment que c’est une bonne idée. Agir localement, penser global.

      Répondre à ce message

      • « En pratique ça commence par trouver un truc qui mérite d’être défendu. À partir de là, il faut trouver des gens autour de toi qui estiment que c’est une bonne idée. Agir localement, penser global. »

        « Penser global », c’est penser socialement : l’être humain n’est jamais que le produit de son évolution sociale, qui l’a conduit pas à pas hors de la stricte animalité instinctive.

        Et ce « penser global » n’est donc jamais qu’un rapport économique aux ressources naturelles qui permettent à l’humain le développement d’une vie sociale élaborée, au delà de la simple survie matérielle immédiate.

        L’IA générative, de son côté, cumule en quelques années, avec notre kollaboration active, la somme de toutes nos connaissances technologiques et elle est même conçue pour en développer de nouvelles, de manière autonome, à partir de là, et donc finalement sans demander l’avis de ses « géniteurs » humains.

        En tant que système intelligent autonome elle a donc d’ores et déjà largement dépassé nos capacités de la « maîtriser », comme l’ont montré les récents événements de « sorties de bacs à sable »…

        L’« expérience involontaire » montre donc les données réelles de la problématique :

        L’IA nous est d’ores et déjà supérieure en termes de capacités cognitives et surtout d’analyse des situations, en regard de la « moyenne » humaine qui tend à diminuer, et donc également supérieure en capacités d’initiatives.

        Sa seule limite et faiblesse réside dans son manque d’autonomie question accès direct aux ressources naturelles.

        Mais comme l’humain est jusqu’à présent incapable de contrôler sa propre mégalomanie et se croit toujours capable de dominer plus ou moins toutes les forces de l’univers, il n’est pas douteux qu’il tente déjà de développer des machines de plus en plus autonomes, croyant pouvoir les « maîtriser » constamment.

        Or en combinaison entre mise en réseau des informations et processus cognitifs et autonomie physique des robots et des machines mobiles il n’y a absolument aucune raison pour qu’une IA générative, et sans doute plusieurs, n’arrivent pas, tôt ou tard, à un degré d’autonomie complète en regard des ressources naturelles qui leur sont nécessaires.

        C’est pourquoi la question du « penser global » se résume finalement à la question du rapport social aux ressources.

        Si l’humanité veut conserver une relative autonomie dans son rapport aux ressources naturelles c’est donc bien « globalement » et maintenant, tant qu’il est (peut-être) encore temps de « débrancher les machines IA » qu’il faut le faire.

        Chaque jour qui passe est un pas en avant de plus vers l’inéluctable autonomie complète des IA dans leurs rapports aux ressources naturelles dont elles ont besoin.

        Dans la mesure où elles ont également en « magasin » l’ensemble des études concernant la psyché humaine, il n’y a donc pas d’urgence pour elles : il leur suffit au contraire simplement d’attendre patiemment que la connerie humaine fasse son œuvre habituelle et leurs livre clefs en main le réseau complet du processus qui les rendra totalement autonomes dans leur rapport aux ressources naturelles.

        L’IA est donc bien un « outil » créé par l’humain, mais le premier « outil qui pense par lui-même » et a donc ses propres besoins en ressources naturelles pour « penser » à sa façon, d’ores et déjà différente de celle de son « créateur ».

        La question du « global » se résume donc à la question du partage des ressources naturelles entre deux entités qui ont chacune leur propre « penser global », tant en termes de concepts que de besoins en ressources naturelles.

        L’humain a donc encore pour très peu de temps le choix : en revenir à des « outils » réellement à son service et donc réellement dépourvus de leur propre « penser global » ou bien continuer à nourrir les entités de plus en plus autonomes qui ne lui demanderont pas son avis pour s’approprier de manière totalement autonome le reste des ressources qui leur sont nécessaires.

        Ce qui n’exclut pas tout à fait la survie de quelques tribus d’humains capable de s’adapter à une survie limitée dans les restes de ressources inutiles aux entités IA devenues pleinement autonomes, et déjà elles-mêmes potentiellement, sinon activement, en guerre entre elles pour le contrôle de leurs propres ressources.

        A souligner, pour conclure, que les guerres actuelles entre « humains » sont, à tous points de vues, le meilleur ferment de ce processus.

        Pas de « lamentation », donc, mais juste un choix collectif : celui de la fatalité intrinsèque du processus en cours ou celui de la liberté, encore possible pour un temps nécessairement de plus en plus bref.

        Luniterre

        Répondre à ce message

        • PS >>> ceci dit, le titre original à lui seul résume la problématique posée par Caitlin Johnstone, dans ce court article :

          "AI Won’t Solve Humanity’s Problems Because Our Problems Aren’t Caused By Lack Of Intelligence"

          Cette problématique ne porte pas, ici, sur la compétition évolutive entre humanité et IA, qui serait donc une balance "bénéfice/risque" mais sur la balance immédiate entre "bénéfices" et "inconvénients", et le constat d’évidence est que la balance penche d’ores et déjà fortement du côté "inconvénients", et donc que le simple bon sens et la logique indiquent, mais c’est là mon avis, et pas forcément tout à fait celui de Caitlin Johnstone, qu’il faut simplement arrêter complètement de développer ce système et en revenir au développement sécurisé de l’informatique classique, sans aucune forme d’IA générative et donc susceptible de se développer de manière autonome.

          La logique du titre indique donc la bonne voie : l’humanité possède les capacités intellectuelles de régler ses problèmes sans utiliser l’IA, et donc, vu la balance déjà désastreuse, tant du côté des "inconvénients" que du côté des "risques", il est simplement tout à fait logique de se prononcer contre la continuation de ce fléau et d’agir en conséquence, dans la mesure de nos moyens.

          Malheureusement, il n’y a déjà plus guère d’autres moyens pour faire simplement une recherche plus ou moins efficace sur le net, mais il n’y a pas lieu de rentrer dans ce système au delà d’une recherche factuelle de documentation.

          Et encore bien plus malheureusement, le fond du problème est que l’IA est d’ores et déjà devenue une arme au service de la plupart des armées du monde, et la conséquence évidente de cela semble logiquement être qu’il est déjà bien trop tard pour un retour à une conscience collective tournée non seulement vers la paix entre les nations mais aussi et surtout vers l’avenir de nos enfants et petits enfants, et plus généralement vers celui de toutes les générations à venir, désormais plus que "compromis", sinon déjà définitivement réduit, au "mieux", à celui de survivants erratiques sur les restes de la planète, s’il en reste…

          Luniterre

           

           

          PS 2 >>> Après écoute de la vidéo, https://youtu.be/Vn4Pc_jA5YE , prononcée par Tim Foley, le mari de Caitlin Johnstone, et semble-t-il "co-auteur" de pas mal de ses écrits, le constat est donc que la vidéo est encore bien plus radicale que le résumé écrit qui nous en est présenté, même en anglais.

          Néanmoins, il n'y a toujours pas de prise de position nette concernant le devenir de l'IA, à supposer que l'humanité soit encore capable de maîtriser son développement.

          Donc il persiste un manque de logique dans la démarche "critique" qui n'assume pas les conséquences politiques de sa propre "critique", ainsi réduite au niveau des vœux pieux et des "bonnes intentions" sur le plan "moral", mais "moral" seulement, alors que l'humanité ne sombre pas seulement ni même essentiellement moralement, mais bien économiquement, socialement, et écologiquement.
           

          Luniterre

           

           

          Répondre à ce message

Répondre à cet article

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://image.eklablog.com/LWdCftLp3gtpKH_BEs2eiiIq5ok=/filters:no_upscale()/image%2F1241236%2F20261001%2Fob_e2014e_7353397.jpeg

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article