Ton problème, Dominique, comme celui de tout « écologiste » est celui de prétendre « défendre la nature », et/ou, dans ton cas notamment « défendre le vivant ».
La question est : contre quoi ? Tu penses avoir « identifié » un ennemi, qui est tantôt ce que tu baptises « techno-capitalisme », et souvent, plus « radicalement », en apparence, la « civilisation ».
Comme tout « écologiste » tu prétends donc remettre en cause le rapport entre l’humain et la nature.
Et tu finis par résumer le tout par une suite d’onomatopées :
« Clic clic clic clic clic
et aussi
Boum boum boum boum boum
Bip bip bip
Couic ! »
Ce que tu oublies simplement, comme quasiment tous les « écologistes » qui prétendent remettre en cause la relation « homme-nature », c’est tout simplement et précisément le principe de sélection qui a amené l’humain sur la planète Terre, tout comme il a vraisemblablement amené d’autres espèces plus ou moins « évoluées » sur d’autres planètes, sur d’autres galaxies, éventuellement.
Et ce « principe de sélection » commence, en quelque sorte, partout dans l’univers, et tel qu’encore encore aujourd’hui sur Terre, par une autre « onomatopée » :
« Big Bang » !!!
Toute l’énergie que nous dissipons, « consommons » et/ou « gaspillons » a été initialement « distribuée » dès cet instant, selon le principe de « conservation » de l’énergie que nous avons tous « appris » au collège dès nos premiers cours de physique, et « oublié » aussitôt après en entendant parler partout de « consommation d’énergie »….
L’énergie étant une constante, on ne peut donc en aucune façon la « consommer ». La vie, sur Terre comme ailleurs, consomme donc zéro énergie : elle se contente de dissiper celle qu’elle a réussi à « stocker », dans son organisme, et à échelle sociale « humaine », dans la société.
Le premier principe étant celui de la conservation de l’énergie initiale totale, le second, en très symboliquement résumé, est celui de sa dissipation dans l’univers, à mesure de son expansion. Une dissipation assez rapidement « inégale », « anisotropique », pour faire chic, dès +380 000 « ans » après le dit « Big Bang », selon notre « échelle du temps », c’est-à-dire un « clin d’œil », à l’échelle de l’histoire de l’univers. (*)
« Anisotropie » et « dissipation » qui se « développent », au sens de l’évolution de l’univers et donc aussi, du « vivant », selon le second principe, celui qui définit l’entropie.
L’entropie, c’est donc à la fois la vie et la mort : le « vivant », comme toutes les autres structures se formant dans l’univers, ne stocke de la matière et de l’énergie que pour « mieux » la dissiper, in fine, ce qui est le guide, tropisme essentiel, de la sélection « darwinienne » également :
L’humain arrive au sommet de la « pyramide du vivant » simplement parce qu’il est de loin le plus efficace en matière de stockage et surtout, donc, de dissipation d’énergie.
La « civilisation », avec malheureusement tous ses « défauts » est le moyen par lequel l’humain suit le tropisme pour lequel il a simplement et tout à fait naturellement été « sélectionné » : dissiper de l’énergie…
Comme tout phénomène « cosmique », l’humain n’existe, à son échelle locale, que comme l’un des facteurs de l’entropie générale.
Le phénomène humain n’est en quelque sorte que l’un des passagers plus ou moins furtifs, selon les cas, du mouvement général de l’entropie, tout comme les étoiles, les galaxies, etc…
Il ne peut donc, tout au plus, qu’« aménager » son passage, en utilisant son « libre arbitre » qui n’est, au départ, que l’un des facteurs de sa « sélection naturelle », lui permettant d’ « inventer » des stratégies et des techniques ad-hoc.
Au lieu de mettre sa conscience et son libre-arbitre au service de son « instinct entropique » précisément tout à fait naturel de stockeur-dissipateur d’énergie, il pourrait donc, par un « sursaut » réellement « révolutionnaire » le mettre au service d’un « aménagement » relatif de son environnement qui lui permette en quelque sorte de « ralentir » son impact entropique, en vue de prolonger son existence en tant qu’espèce, et pourquoi pas, au passage, celle de quelques autres, mais en faisant cela il ne « défendra » en rien du tout la nature : au contraire, il mettra simplement un frein très provisoire, à l’échelle du cosmos, à son évolution naturelle locale entropique, dans son petit racoin de l’univers.
Une sorte de « contre-courant » local, en somme, comme il s’en produit parfois près des berges d’un fleuve, mais qui ne contredira évidemment en rien le sens général du courant.
Un point qui nous mettra, je le suppose, d’accord pour une fois : pour l’instant, le courant général de l’entropie est fort bien suivi, sinon carrément « accéléré », du côté de Gaza, par exemple, par la société humaine actuelle !
Luniterre
(*https://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2013/09/lanisotropie-du-fond-diffus-cosmologique.html
En doc PDF :
https://ekladata.com/_S64h2PwoFdcn8h3bnMV0Oa3joA/Anisotropie-du-Fond-Diffus-Cosmologique.pdf )
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