Par Antoine Potier
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Les gogos de la gogauche bienpensante qui se croient « revenus » en 1936 pensent avoir « remporté une victoire sur le fascisme » : une « victoire » d’opérette dans un prétendu « remake » qui n’est qu’une bouffonnerie appuyée sur la démagogie et le communautarisme, soit la même démarche que celle des supposés « fascistes » qu’ils prétendent combattre…
L’imagerie médiatique d’une prétendue « menace fasciste » a suffisamment bien fonctionné pour barrer la route à l’un des trois « blocs », mais le rapport avec l'idéologie "fasciste" et/ou "antifasciste" là dedans n'est que de la poudre aux yeux pour masquer cette réalité pourtant évidente que l’on a affaire à trois « blocs » de Kollaboration de classe atlantistes et banco-centralistes…
L’hégémonie dans la soumission de ces trois blocs aux forces économiques banco-centralistes est la véritable nouvelle "peste brune" contre laquelle il est désormais réellement nécessaire d'unir les travailleurs et tout le peuple de France, sans distinction de type ethnique ou communautaire.
Pour reprendre notre indépendance économique, et politique, par voie de conséquences, il faut donc une volonté énergique de s’en donner les moyens.
Maîtriser notre économie, c’est d’abord et avant tout maîtriser les mouvements de fonds qui la concernent, et en premier lieu, le crédit bancaire. Indépendamment du signe, euro ou autre, le crédit bancaire reste la principale source de création monétaire sur notre territoire. Le maîtriser à l’échelle nationale, c’est déjà arracher notre économie des griffes de l’UE et de la Banque Centrale Européenne, ainsi que de son « antenne » abusivement dite Banque de France, qui n’appartient plus que pour la forme à l’Etat républicain français.
A la Libération, après la lutte contre le fascisme (le vrai… !), et également face aux tentatives de mainmise US (AMGOT) sur notre économie, le Général De Gaulle avait donc entrepris de réformer notre système bancaire et de créer le Conseil National du Crédit afin de piloter la politique économique de reconstruction de la France, et en premier lieu, le crédit, et donc la création monétaire qui lui était nécessaire, en fonction des besoins réels de la société, suite aux ravages de la guerre.
Moins spectaculaires, à priori, que ceux de la guerre, les ravages économique de la macronie n’en sont pas moins à l’origine de la situation ubuesque dans laquelle se trouve le pays au lendemain des législatives décidées par M. Macron pour tenter de dissimuler l’étendue de son échec à tous points de vue, sauf de celui de l’intérêt des banco-centralistes…
Face à cet échec et à cette destruction économique du pays aucun des trois blocs, et notamment pas le macronien, évidemment, ne présente la moindre solution crédible pour en sortir et le relever, tout en lui redonnant, au passage, mais c’est en fait la condition sine qua non, son indépendance vis-à-vis des forces atlantistes et banco-centralistes mondialisées.
Avec le départ du Général De Gaulle en 1946, la IVème République était entrée pour une douzaine d’années dans le « régime des partis », c'est-à-dire de l’instabilité permanente et de la soumission à l’atlantisme, déjà.
Le CNC, lui, s’est peu à peu perdu dans les sables de la bureaucratie. Néanmoins ses débuts ont efficacement contribué à la reconstruction du pays. En 1951 Pierre BESSE tentait donc d’en tirer en quelque sorte un premier bilan, n’hésitant pas à pointer également ses faiblesses.
Avec le recul du temps on comprend bien, également, qu’un tel organisme, pour réellement fonctionner durablement et efficacement a besoin à la fois d’une représentativité démocratique et de pouvoirs constitutionnels, face auxquels, précisément, le prétendu « droit européen » de la BCE et de l’UE ne peut rien opposer que la complaisance et la lâcheté de ses gauleiters et des kollabos du système, qu'ils soient de gauche, de droite ou du centre (...sans oublier les "extrêmes"!)
En reprenant le contrôle de la vie économique de la France un nouveau CNC lui redonnera son indépendance, et y compris de sa politique monétaire, tout à fait indépendamment du signe, à réadapter éventuellement uniquement en fonction des nécessités et non pas d’une obsession de type « gadget frexiteur».
Tout le reste n’est que retour aux jeux politiques obscènes de la IVème République et ne peut que contribuer à enfoncer encore un peu plus le pays dans l’abîme où il glisse déjà inexorablement depuis des décennies, et à une vitesse accélérée depuis la macronie, et demain possiblement carrément avec le « turbo » de la « Nouvelle Faillite Programmée » fallacieusement auto-estampillée « populaire ».
Luniterre
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LE CONSEIL NATIONAL DU CREDIT
par Pierre BESSE, in Revue économique, n°5, 1951
Sous un titre orgueilleux et bref - Direction du Crédit - la loi du décembre 1945 relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et organisation du crédit créait en son article 12 un Conseil National du Crédit et dans son article 13 énumérait les missions qui lui étaient confiées
Pour mesurer ce qu'on attendait de cette assemblée nouvelle, pour comprendre ce qu'elle pu apporter au fonctionnement de nos institutions financières et ce qu'elle a pu réaliser il n'est pas inutile sans doute de rappeler tout abord les circonstances qui ont entouré sa création.
Une littérature immense depuis un demi-siècle a tenté d'analyser et de décrire les répercussions économiques des phénomènes monétaires. Elle a souligné l'influence de la distribution du crédit sur les mouvements d'expansion et de contraction, sur la prospérité et la crise des affaires, sur le chômage et le plein emploi. Elle a contribué à répandre l'idée par ailleurs contestable que le crédit pouvait tout, que les banquiers pouvaient eux aussi, pour reprendre un mot célèbre faire des miracles.
S'il n'est pas nécessaire d'insister longuement sur des critiques qui concernent le passé, il faut bien noter que dans l'ensemble l'opinion politique, en 1945, se montrait parfois injustement sévère pour l'action de appareil bancaire et monétaire français au cours des quinze années antérieures et dans le grand mouvement des idées qui a remué notre pays souterrainement d'abord puis au grand jour de la Libération, la politique future du crédit a donné lieu à des débats passionnés; A l'époque la nécessité de reconstruire, de moderniser, d'équiper notre pays imposait à tous les esprits. L'idée un Plan commençait à faire son chemin et la France était un peu prise par le "vertige du socialisme": les miracles attendus devaient être disciplinés, coordonnés, les moyens de les réaliser définis en termes rationnels et mis en oeuvre selon une action cohérente: en un mot il fallait substituer à l'empirisme intéressé et précautionneux des banquiers l'ampleur et l'audace d'une politique de crédit digne de ce nom, c'est-à-dire qui échapperait action exclusive des financiers et serait élaborée et appliquée par les représentants de tout ce que le pays compte de "forces actives".
La loi du 2décembre 1945 a nationalisé la Banque de France et les quatre plus grandes banques françaises: par cette décision le capital de chacun des établissements intéressés a été transféré à l'Etat et les anciens actionnaires et leurs représentants, écartés en tant que tels, de la gestion de cette fraction considérable de notre appareil bancaire. Une fois prise cette décision de principe le problème s'est tout naturellement posé de savoir comment serait géré l'appareil de crédit, partiellement mais large ment nationalisé. Cette question comportait elle-même deux aspects: le premier était celui de la gestion propre de chacun des établissements nationalisés, le second était celui de la définition de la politique générale à suivre par l'ensemble de l'organisation bancaire nationalisée ou non.
Le premier problème trouve sa solution dans la loi même du 2 décembre: on n'y insistera point. Disons seulement que celle-ci a maintenu l'autonomie administrative de chacun des établissements nationalisés, qu'elle en a soigneusement soustrait la gestion quotidienne à toute influence étatique, en la confiant à un Conseil d'administration constitué par les représentants des diverses catégories économiques intéressées par la politique de nos grands établissements bancaires.
Le second problème touche plus directement à l'existence du Conseil National du Crédit [...].
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L'article complet de 1951 de Pierre BESSE, en doc PDF:
Télécharger « CNC-BESSE-1951.pdf »
https://ekladata.com/kdlh7A_RmOHBbQo4yJ2o85RyRBo/CNC-BESSE-1951.pdf
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Documents:
[NDLR: avec la "mutation" d'Eklablog vers Overblog, une grande partie de la doc jointe a disparu, n'étant plus "intégrable" dans le nouveau format, particulièrement restrictif!]
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[Vidéo INA sur le départ de De Gaulle en 1946]
Par Eve Bonnivard
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Janvier 1946, De Gaulle s'en va...
Le contexte historique:
https://enseignants.lumni.fr/export/player/00000000011
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/afe85001290/de-gaulle-s-en-va
Contexte historique
Par Eve Bonnivard
Dès le lendemain des élections, le chef du gouvernement et les partis se disputent la conduite de la politique. De Gaulle n'est pas disposé à céder devant les exigences des partis qui ne le ménagent pas non plus. "Tout se relâche", dit-il. Un vif incident éclate lors du vote des crédits militaires que la SFIO, soutenue par les communistes, souhaite revoir à la baisse. Pour de Gaulle, c'en est trop. Jugeant que le "régime des partis" refait surface, il démissionne.
Son départ ne suscite pas d'émotion particulière dans l'opinion. Installé à Marly, il se pose en recours, certain de voir surgir bientôt des émissaires suppliants. Mais le consensus unitaire qui le portait s'est estompé avec la fin de la guerre. Il a fait rétablir le suffrage universel, mais les partis qui le recueillent peuvent se passer de son autorité. "Son seul bien, le plus précieux, mais qui n'a pas suffi à bâtir un gaullisme, est désormais une légitimité plébiscitée sur les Champs-Elysées le 26 août 1944", note Jean-Pierre Rioux [La France de la IVe République, Vol 1, Seuil,1980], en écho aux propos du Général : "Ma popularité était comme un capital qui solderait les déboires".
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L'Histoire et sa parodie…
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EN RÉPONSE À « Alain » :
Les trois blocs reposant sur les mêmes fondamentaux banco-centralistes et donc totalitaires, au sens du spectacle intégré que présente ce système au XXIe siècle, et donc même si de façon très différente du totalitarisme du XXe siècle, il n’y en a pas un plus « fasciste » que les autres et nous faire croire le contraire c’est nous prendre pour des cons, mais le fait est donc que c’est bien ce qui se passe…
Racisme et communautarisme font partie des différentes facettes du spectacle intégré, selon les acteurs, et ils ne sont pas l’apanage d’un bloc plus que de l’autre. La division fait partie et du spectacle et du système.
Accessoirement si quelques clowns déguisés en fascistes du siècle précédent ont contribué au spectacle il semble bien que ce soit en vue du résultat global à obtenir, qui excluait l’arrivée du RN au pouvoir, en dépit de sa « majorité » de voix relative, maintenue au second tour :
RN = 32,05% ; Ciottistes = 5% ( dits « UXD extrême-droite » >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/Union…)
Soit un électorat de 37,05%
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NFP = 25,68%
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Macronistes = 23,14%
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https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/legislatives2024/ensemble_geographique/index.html
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Le jeu des désistements a donc permis de faire coïncider l’assemblée avec les accords peu ou prou concoctés d’avance entre les blocs en vue d’un nouveau gouvernement de « centre-gauche » plus à même de continuer exactement la même politique, voire en pire, éventuellement après une brève période de démagogie pseudo-revendicative repayée au double ou au triple ensuite en « retour de bâton » comme sous Mitterrand (l’inventeur des « nouveaux pauvres »…) et Jospin ( l’ultra-« Privatiseur »).
Luniterre
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Source de l'article et de la compilation:
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+Voir à la suite,
Documentation historique complémentaire:
[Après l'inévitable spot des pubs mensongères qui nous sont désormais imposées par le nouvel éditeur Webedia-Overblog, qui a pris le contrôle de l'ancien Eklablog]
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La Loi n° 45-15 du 2 décembre 1945
relative à la nationalisation
de la Banque de France et des grandes banques
et à l'organisation du crédit
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Documentation historique complémentaire:
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La Loi n° 45-15 du 2 décembre 1945
relative à la nationalisation
de la Banque de France et des grandes banques
et à l'organisation du crédit :
Loi n° 45-15 du 2 décembre 1945 relative à la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques et à l'organisation du crédit
Dernière mise à jour des données de ce texte : 25 juillet 1984
Titre V : Direction du crédit. (abrogé)
Création Loi 45-15 1945-12-02 JORF 3 décembre 1945 rectificatif JORF 14 décembre 1945
Abrogé par Loi 84-46 1984-01-24 art. 94 I JORF 25 janvier 1984 en vigueur le 25 juillet 1984
Il est créé un conseil national du crédit placé sous la présidence du ministre de l'économie et des finances, qui peut déléguer ses pouvoirs au gouverneur de la Banque de France, vice-président de droit.
Le conseil national du crédit est composé, indépendamment du président et du vice-président, de quarante-cinq membres, savoir :
Treize nommés par le ministre de l'économie et des finances :
Deux sur proposition de la confédération générale de l'agriculture.
Un sur proposition des coopératives agricoles.
Un sur proposition des coopératives de consommation.
Un sur proposition du groupement des coopératives de production. Un sur proposition du conseil national du patronat français.
Un sur proposition de la confédération générale des petites et moyennes entreprises.
Un sur proposition de l'assemblée permanente des chambres de métiers.
Trois, dont un industriel et un membre appartenant à une chambre de commerce et d'industrie maritime, sur proposition de l'assemblée permanente des chambres de commerce et d'industrie.
Un sur proposition de la conférence générale des caisses d'épargne de France.
Un sur proposition de la confédération nationale du crédit mutuel. Neuf sur proposition des grandes organisations ouvrières les plus représentatives, dont quatre représentants des intérêts généraux de ces organisations nommés par le ministre de l'économie et des finances et cinq représentants des cadres et employés de banque nommés par le ministre du travail, de l'emploi et de la population. Huit représentants des administrations publiques, dont un représentant du ministre de l'économie et des finances, un représentant du ministre chargé de l'industrie, un représentant du ministre chargé des transports, un représentant du ministre de l'agriculture, un représentant du ministre de l'équipement et du logement, un représentant du ministre chargé des départements et territoires d'outre-mer, le commissaire général du plan d'équipement et de la productivité ou son représentant et le directeur des services financiers du ministère des postes et télécommunications. Huit membres nommés par le ministre de l'économie et des finances à raison de leur compétence financière ou bancaire, dont trois représentants des banques nationalisées, deux représentants des banques non nationalisées présentés par l'association professionnelle des banques, un représentant des établissements financiers présenté par l'association professionnelle des entreprises et établissements financiers, un représentant des organismes de financement du commerce extérieur et le syndic de la Compagnie des agents de change de Paris.
Sept membres exerçant ou ayant exercé des fonctions de direction dans un établissement public ou semi-public de crédit, savoir : le directeur général de la caisse des dépôts et consignations, le gouverneur du Crédit foncier de France, le président-directeur général du Crédit national, le directeur général de la caisse nationale de Crédit agricole, le directeur général de la caisse centrale de coopération économique, le président du crédit populaire de France et une personnalité choisie par le ministre de l'économie et des finances.
Le conseil national du crédit constitue dans son sein cinq comités : celui des dépôts, celui du crédit à court terme, celui du crédit à moyen terme, celui du commerce extérieur et celui des banques et établissements financiers.
Le directeur du Trésor assiste à toutes les séances du conseil national du crédit et des comités constitués dans son sein.
Pour l'examen des affaires intéressant respectivement les départements d'outre-mer ou les territoires d'outre-mer, le ministre qui en est chargé pourra désigner des représentants distincts n'ayant chacun voix délibérative que pour les affaires de sa compétence.
Pour l'examen des affaires intéressant la principauté de Monaco, le conseil national du crédit et les comités constitués dans son sein s'adjoignent avec voix délibérative un membre ou un suppléant de celui-ci désignés par le gouvernement monégasque.
Versions
Création Loi 45-15 1945-12-02 JORF 3 décembre 1945 rectificatif JORF 14 décembre 1945
Abrogé par Loi 84-46 1984-01-24 art. 94 I JORF 25 janvier 1984 en vigueur le 25 juillet 1984
Le conseil national du crédit recommande au ministre de l'économie et des finances toutes mesures ayant pour objet de développer les dépôts en banque ou dans les caisses d'épargne, de diminuer la thésaurisation des espèces, de développer l'usage de la monnaie scripturale, de collecter dans l'intérêt général toutes les disponibilités du public.
Il participe à l'élaboration de tous projets ayant pour objet la concentration bancaire et la réduction des frais généraux du commerce de banque par l'amélioration de l'organisation et des méthodes. Il propose un taux pour les rémunérations des banques privées et nationalisées.
Il propose au ministre de l'économie et des finances la part des disponibilités à réserver aux besoins du Trésor, aux émissions destinées au territoire français, aux territoires d'outre-mer et à l'étranger.
Il propose toutes mesures utiles pour assurer la garantie des dépôts bancaires et la sécurité des placements.
Il est consulté sur les interventions financières de l'Etat directes ou indirectes, telles que les participations, subventions, avantages fiscaux, garanties de bonne fin, lettres d'agrément.
Il recherche pour les interventions financières de l'Etat les moyens et la technique qui doivent être employés suivant la nature des opérations envisagées.
Il est consulté par le ministre de l'économie et des finances sur la politique générale du crédit en vue notamment du financement de la reconstruction et du plan de modernisation économique de la nation, des plans d'importation et d'exportation.
Il reçoit à cet effet du ministre de l'économie et des finances et des organismes chargés de préparer le plan de modernisation économique de la nation toutes informations nécessaires pour lui permettre d'établir les plans d'investissement correspondants ainsi que les priorités à réserver aux émissions et placements à long terme effectués par appel aux souscriptions publiques. Il contrôle le fonctionnement des organismes de statistique et de renseignement en matière de crédit.
Il donne son avis sur toutes directives qui concernent la distribution du crédit et sur toutes questions qui lui sont soumises par le ministre de l'économie et des finances.
Il peut proposer au ministre de l'économie et des finances la création de conseils généraux du crédit dont la composition et les attributions sont fixées par arrêté.
Il étudie la nationalisation des banques qui, par le développement de leurs dépôts ou de leurs affaires ou l'extension du réseau de leurs agences sur l'ensemble du territoire, prennent les mêmes caractères que les banques nationalisées par la présente loi. Il invite le gouvernement à proposer au parlement la nationalisation d'autres établissements de banque que ceux visés à l'article 6 de la présente loi.
Il exerce par l'intermédiaire de la Banque de France toutes les attributions antérieurement confiées au comité permanent d'organisation bancaire qui est dissous à la date de la promulgation de la présente loi.
Le conseil national du crédit reçoit de tous les départements ministériels, de la commission de contrôle des banques et de la Banque de France tous les documents qui sont nécessaires à l'accomplissement de sa mission.
Il se réunit obligatoirement une fois par mois sur convocation de son président ou de son vice-président. Il adresse au ministre de l'économie et des finances au cours du premier trimestre de chaque année, un rapport sur la situation du crédit et sur tous les problèmes qui s'y rattachent.
Versions Liens relatifs
Création Loi 45-15 1945-12-02 JORF 3 décembre 1945 rectificatif JORF 14 décembre 1945
Abrogé par Loi 84-46 1984-01-24 art. 94 I JORF 25 janvier 1984 en vigueur le 25 juillet 1984
Un décret du ministre de l'économie et des finances fixe dans le délai de trois mois et sur proposition du conseil national du crédit les règles fondamentales de fonctionnement des établissements nationalisés.
Un deuxième décret pris dans les mêmes formes fixe les règles fondamentales de fonctionnement des établissements du secteur libre. Ces deux décrets ci-dessus devront notamment prévoir :
Les règles d'établissement et de publicité des bilans des établissements de crédit ;
Les règles applicables en matière d'opérations bancaires ;
Les règles de composition des portefeuilles bancaires ;
Les obligations des établissements de crédit en matière d'émission et de conversion de fonds publics ;
Les incompatibilités résultant de l'exercice de la profession bancaire tant en ce qui concerne les membres des organismes de direction prévus que le personnel des établissements de crédit.
Versions
Création Loi 45-15 1945-12-02 JORF 3 décembre 1945 rectificatif JORF 14 décembre 1945
Abrogé par Loi 84-46 1984-01-24 art. 94 I JORF 25 janvier 1984 en vigueur le 25 juillet 1984
La commission de contrôle des banques est composée de la façon suivante :
Le gouverneur de la Banque de France, président, le président de la section des finances du Conseil d'Etat, le directeur du Trésor au ministère de l'économie et des finances, ou leur suppléant nommé par arrêté du ministre de l'économie et des finances ;
Un représentant des banques ou son suppléant, nommés par arrêté du ministre de l'économie et des finances sur présentation de l'association professionnelle des banques ;
Un représentant du personnel des banques ou son suppléant, nommés par arrêté du ministre de l'économie et des finances sur présentation des organisations syndicales les plus représentatives. Les sanctions prononcées par la commission de contrôle ne sont valables que si les intéressés ou leurs représentants ont été convoqués et si quatre membres titulaires ou suppléants au moins de la commission étaient présents. Lorsqu'ils sont appelés à comparaître devant la commission de contrôle, les intéressés peuvent se faire représenter ou assister par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation ou par un avocat régulièrement inscrit à un barreau ou par un membre soit de l'association professionnelle des banques, soit de l'association professionnelle dont ils relèvent ou par un dirigeant d'une société membre de ces associations.
Les autres règles de procédure sont déterminées par un arrêté du ministre de l'économie et des finances.
Elle exerce tous les pouvoirs d'investigation, de contrôle et de discipline définis par les actes dits lois des 13 et 14 juin 1941. Ses pouvoirs s'étendent aux établissements financiers.
Lorsque l'administration, la gérance ou la direction d'une banque ou d'un établissement financier ne peuvent plus, quel que soit le motif de cette carence, être exercées par les personnes régulièrement habilitées à cette fin, la commission ou, sous réserve de ratification par elle, son président peut désigner à cette banque ou à cet établissement financier un administrateur provisoire, auquel sont transférés les pouvoirs nécessaires à l'administration, la gérance ou la direction.
Toutes les décisions de la commission de contrôle sont notifiées au conseil national du crédit.
Pour l'examen des affaires intéressant la principauté de Monaco, la commission de contrôle des banques s'adjoint, avec voix délibérative, un membre ou un suppléant de celui-ci désignés par le gouvernement monégasque.
Versions Liens relatifs
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Source de l'article et de la compilation:
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Quelques études et articles récents et plus anciens pour comprendre la mutation banco-centraliste de l'économie au XXIème siècle :
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France Finances, ça Balance… Mal !
Déficit Public Vs Dividendes CAC 40
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L’évidence que met sous nos yeux le schéma symbolique de la balance, c’est la part de la valeur d’amortissement du capital fixe qui est assumée par la dette sur le plateau le plus "lourd" de la balance, d’un côté, et qui permet donc, de l’autre côté, sur le plateau de la finance, les « superprofits » autrement impossibles.
Un tour de « passe-passe » qui serait impossible sans les politiques monétaires ad hoc des Banques Centrales, et en UE, donc, de la BCE.
Exit le capitalisme « classique », bonjour le banco-centralisme !
Un système qui tient à la fois de la pyramide de Ponzi et de la dystopie orwellienne. Mais une pyramide de Ponzi constamment « consolidée » par les politiques monétaires « créatives » des Banques Centrales et une dystopie qui ne peut précisément se rendre « durable » que par un contrôle de plus en plus totalitaire de la vie quotidienne et de la « pensée » des citoyens.
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NOUVEAU!
Un diamant trouvé sur la plage - Chronique économique estivale

« Je me promène au bord de la mer. Un heureux hasard me fait mettre la main sur un superbe diamant. Me voilà en possession d’une grande valeur. Pourquoi ? Est-ce que je vais répandre un grand bien dans l’humanité ? Serait-ce que je me sois livré à un long et rude travail ? Ni l’un ni l’autre. Pourquoi donc ce diamant a-t-il tant de valeur ? C’est sans doute que celui à qui je le cède estime que je lui rends un grand service, d’autant plus grand que beaucoup de gens riches le recherchent et que moi seul puis le rendre. Les motifs de son jugement sont controversables, soit. Ils naissent de la vanité, de l’orgueil, soit encore. Mais ce jugement existe dans la tête d’un homme disposé à agir en conséquence, et cela suffit. »
Frédéric Bastiat - Harmonies économiques - 1850
Que sa possession soit le fruit d’un improbable hasard sur le sable de la plage ou le fruit d’un travail acharné pour l’extraire des entrailles de la terre, la valeur d’un diamant ne réside jamais que dans l’apparence sociale de richesse qu’il pose.
La simple apparence est l’utilité sociale du diamant comme nourrir est l’utilité sociale du pain. Que la possession de l’un ou de l’autre aient nécessité plus ou moins de travail est un présupposé qui questionne donc la valeur du travail. Mais quoi qu'il en soit, gagnés avec ou sans travail, nourrir reste l’effet social du pain comme l’apparence reste l’effet social du diamant, et c'est bien cet effet social qui en fait la valeur immédiate.
La question de savoir si le travail humain a une valeur ou non dépend donc uniquement de son utilité sociale. C’est la valeur particulière de l’énergie du travailleur. Le travail est d’abord et avant tout une énergie, et c’est sous cette forme fondamentale qu’il a une utilité sociale ou non, une valeur ou non.
La quantité d’énergie dépensée par un ouvrier au cours d’une opération de production est mesurable par le temps de travail moyen consacré à cette opération, par exemple le temps nécessaire à tourner tel ou tel épaulement d’une pièce avec telle ou telle machine plus ou moins perfectionnée techniquement.
Il y a une quantité de travail fournie par la machine, une autre par l’ouvrier, et donc un rapport entre les deux : capital fixe/capital variable. La somme des deux énergies est la base du capital industriel productif tel qu’il a révolutionné le monde au XIXème siècle.
Un diamant trouvé sur la plage - Chronique économique estivale
Voir également:
Sur AgoraVox "Un diamant trouvé sur la plage - Chronique économique estivale" - Le débat
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"Droit européen" : la laisse de l'endettement banco-centralisé - Maintenant en Allemagne aussi...
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Banco-centralisme : définition et mise au point
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/04/banco-centralisme-definition-et-mise-au-point.html
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Le "macronisme" est-il une nouvelle forme de "capitalisme" ou une autre forme d'exploitation ?
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Existe-t-il de « l’argent magique », et si oui, au profit de qui ???
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Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle ! (VF - AgoraVox)
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Sur l'histoire et la formation des fondamentaux du banco-centralisme, et sur une alternative éventuelle :
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Un article un peu plus ancien, mais où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et au danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Richard Werner, "père spirituel" du Quantitative Easing et "apprenti sorcier" du banco-centralisme
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Pour l’ébauche d’une solution…
Pour un retour à quelques fondamentaux du Gaullisme,
réadaptés en pratique à l’évolution économique du XXIesiècle :
Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.
C’est pourquoi nous avons proposé, sur Ciel de France, de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle :
Les leçons de l’Histoire…
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Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?
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Pour une approche plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921
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