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Le sens retrouvé du combat social en France

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“Le Crime du Garagiste” – Le Casse Banco-centraliste !

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-crime-du-garagiste-le-casse-231389

 

« Great Reset » : le banco-centralisme est-il un « complot pervers » ou simplement la conséquence incontournable d’une évolution systémique ?

http://interfrsituation.eklablog.com/great-reset-le-banco-centralisme-est-il-un-complot-pervers-ou-simpleme-a209547684

 

« Aux âmes damnées (…du banco-centralisme), la valeur n’attend point le nombre des années (…pour disparaître !)…

http://interfrsituation.eklablog.com/aux-ames-damnees-du-banco-centralisme-la-valeur-n-attend-point-le-nomb-a210192128

 

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/merveilleux-monde-d-apres-un-225066

 

Paradoxe et suspense économique en 2021 : le Capital atteindra-t-il, ou non, le Nirvana par la Dette Mondiale ?

http://interfrsituation.eklablog.com/paradoxe-et-suspense-economique-en-2021-le-capital-atteindra-t-il-ou-n-a209197288 

 

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EN RÉPONSE AU CAMARADE DO,

http://mai68.org/spip2/spip.php?article13007#forum10925

ET POUR FAIRE AVANCER LE DÉBAT !!!

 

Bonjour, camarade Do !  

Effectivement, tes remarques ont le mérite de faire avancer le débat en reprécisant la réalité des choses. 

Tout d’abord, il faut en revenir à la définition de base de la notion de classe ouvrière, en ce qu’elle est distincte de la notion de prolétariat en général, mais ne se limite pas non plus aux ouvriers d’usine. Il y a quantité de métiers d’ouvriers, en dehors de l’industrie, et pas seulement dans le bâtiment et l’agriculture. 

Il y a tous les secteurs de l’entretien, que ce soit nettoyage, pour les moins qualifiés, souvent des femmes, et tous les métiers, parfois encore artisanaux, de la réparation, du transport, etc…, qui sont classés comme services, et donc assimilés au secteur tertiaire. Il y a donc logiquement une partie de la population qui appartient à ces deux catégories, classe ouvrière et secteur tertiaire, sans évidemment pour autant que ces catégories ne soient strictement identiques, tout comme prolétariat en général et classe ouvrière, en particulier. 

Ici, l’étude ne porte donc, par définition, que sur la seule catégorie dont elle est l’objet, la classe ouvrière, mais dans toutes ses composantes, néanmoins, et de façon logique. 

C’est ce que représente le graphique, selon son intitulé, et non une représentation "stratigraphique", en quelque sorte, de l’ensemble de la population d’Île de France. 

Ce qui est évidemment intéressant à préciser, c’est l’évolution du rapport de proportions avec le temps, depuis 1968. 

Et particulièrement révélateur de l’évolution générale de la société française. 

Le problème, que tu perçois également, reste la notion de "Région Île de France" elle-même, qui n’existait pas, en tant que "collectivité locale", en 1968. Mais le travail de recoupement des données départementales est possible, vu que le redécoupage était déjà effectif en 1968. D’où l’intérêt de cette étude, et si l’on se rapporte au document complet dont ce graphique fait partie, on peut trouver la réponse à cette question aussi : 

« Sept fois moins d’ouvriers dans l’industrie en 50 ans  

« Au cours des 50 dernières années, le nombre d’ouvriers a diminué de près de moitié dans la région. Cette baisse est essentiellement due aux emplois industriels. En effet, sept fois moins d’ouvriers travaillent dans l’industrie en 2018 qu’en 1968. Seulement 13 % des ouvriers franciliens exercent dans ce secteur en 2018, ils étaient 52 % en 1968. La forte baisse d’effectifs tient notamment au phénomène de désindustrialisation à l’œuvre depuis les années 1970 et particulièrement important dans la région. La proportion des emplois d’ouvriers dans l’industrie est ainsi nettement moindre qu’en province (28 %). Entre 1968 et 2018, le nombre d’emplois d’ouvriers du secteur tertiaire a augmenté de 130 000 dans la région. Avec l’essor des échanges commerciaux et le développement de la sous-traitance, les emplois d’ouvriers se sont développés dans les transports, la logistique, le nettoyage et les services. En 2018, en Île de-France, sur dix ouvriers, sept travaillent dans le tertiaire contre cinq en province. »  

 

Ce doc fourmille donc de données passionnantes pour l’analyste réellement marxiste, c’est-à-dire matérialiste dialectique, qui ne se paye pas de mots, même vaguement « marxiens » et/ou « marxisants », genre mélenchoniens, mais cherche simplement à comprendre l’évolution réelle de la société contemporaine. 

Il aborde donc ici également ce que l’on peut qualifier de dichotomie paradoxale, car, tout étant relatif, la « province » est moins désindustrialisée que l’Île de France, même si, globalement, encore en moins bon état de développement économique et social. 

Malgré cette évolution drastique, je pense toujours qu’un travail politique révolutionnaire en direction du prolétariat industriel est nécessaire et même vital, mais c’est ce que plus personne ne fait, se contentant de parler encore parfois de la classe ouvrière de façon quasi mythique, et sans avoir la moindre idée de son évolution réelle, on le voit bien aujourd’hui. 

Les seules tentatives qui ont été faites restent celles de la GP, après Mai 68, mais sur une base politique pour le moins très confuse et sans perspective durable. En ce sens LO semble faire un peu mieux, dans la durée, mais sur une base essentiellement réformiste, « Programme de Transition » trotskyste oblige. 

Alors que la situation actuelle montre précisément à quel point économie et politique sont liées, et à quel point au-delà de la formulation des revendications immédiates il est possible et même nécessaire d’avancer les revendications politiques qui créeront les conditions indispensables de la réelle satisfaction des revendications sociales, même les plus urgentes. 

Le prolétariat industriel, désormais ultra-minoritaire, peut néanmoins, s’il parvient à se réunifier comme force sociale et politique, devenir en quelque sorte le levain d’une unité prolétarienne et populaire bien plus large, sur la base d’une plate-forme revendicative unitaire, à la fois économique et politique. 

Luniterre 

PS : Dans l’article, effectivement, et pour faire court, je ne suis pas rentré dans un historique détaillé de l’évolution des forces sociales qui restent à la base de la « gauche » française actuelle. En pratique, la « déconnexion » de ces forces d’avec le prolétariat industriel a non seulement « suivi » la désindustrialisation, mais l’a même, dans bien des cas, carrément précédée. 

Pour être précis, il faut donc dire que la dégénérescence de ces forces sociales est allée de pair avec leur déconnexion d’avec le prolétariat industriel. 

 

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