Une première personne faisant des allers-retours dans le hall a été aperçue à minuit et demi. Ce comportement a paru suspect aux yeux des quelque 70 membres du collectif étudiant Pro-Palestine qui se préparaient à aller dormir.
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Quelques minutes plus tard, aux étages supérieurs, ce sont deux femmes et un homme qui ont été aperçus en train d'enlever des drapeaux palestiniens. Les étudiants les ont interpellés. Le ton est monté et des insultes à caractère raciste auraient fusé en direction des étudiants, selon le collectif.
La sécurité, alors avertie, est intervenue et a sorti les individus. Selon le collectif, près de 25 drapeaux ont été arrachés.
Des collaborateurs de l'université impliqués
Une enquête sera menée par l'UNIGE, mais il semble déjà que les trois intrus appartiennent à la communauté universitaire, et disposent donc de badges nécessaires pour accéder aux locaux. Selon les informations de la RTS, il s'agirait de personnes âgées entre 25 et 34 ans et l'une d'elles est une ancienne candidate au Grand conseil genevois pour les Vert'libéraux. La formation politique a réagi en indiquant que "cette action n'a rien à voir avec notre parti" et ajoute "condamner fermement toute forme de discrimination et de racisme".
La sécurité a été renforcée dans l'établissement jeudi matin. Des agents de Securitas en civil ont notamment été dépêchés sur place.
L'université condamne
L'université déplore les événements de cette nuit, qu'elle qualifie d'inadmissibles. Pour elle, il s'agit d'un acte isolé qui entache un processus large, sur des questions qu'elle juge légitimes. D'ailleurs des discussions sont en cours avec la coordination étudiante pour la Palestine-UNIGE (CEP-UNIGE) sur leurs revendications et l'avenir de leur mobilisation.
Des représentants de celle-ci doivent participer jeudi à un conseil scientifique qui doit discuter, entre autres, des liens entre l'UNIGE et ses homologues israéliennes.
Les étudiants pro-palestiniens, qui ont investi mardi le hall d'UniMail, réclament notamment la suspension des accords de collaboration passés entre l'UNIGE et les universités et instituts de recherche israéliens.
Fin de l'occupation nocturne demandée
La participation du collectif pro-palestinien à ce comité implique que l'occupation de nuit à UniMail doit cesser jeudi soir. Seule une présence durant les heures d'ouverture du bâtiment serait autorisée.
La CEP-UNIGE a indiqué mercredi qu'elle attendait les résultats de la première réunion du comité scientifique avant d'envisager mettre fin à son occupation nocturne.